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Cahiers d'études / Study Series

 

Studies Series / Cahiers d'étude
Le Comité international de l'ICOM pour les musées régionaux (ICR) /
ICOM's International Committee for Regional Museums (ICR)

Editorial

Margriet Lestraden
Présidente du Comité international de l'ICOM pour les musées régionaux (1992-1998)

Dans cette publication, notre but n'est pas de débattre de la définition d'une région. La plupart des gens la connaissent dès lors qu'ils la voient. Bien souvent, la région est petite, mais certaines régions sont plus grandes que certains pays. Et dès lors, la définition du " musée régional caractéristique " peut prêter à confusion. Généralement, nous considérons qu'une région est plus petite qu'un pays et plus grande qu'une localité, et qu'elle possède sa propre personnalité. Les musées régionaux tentent d'expliquer et de développer cette personnalité.

Dans la plupart des cas, nos musées traitent de la vie quotidienne. Leur histoire est celle des gens et de leurs relations avec l'environnement naturel, la religion, la langue, la vie de famille, l'agriculture, l'industrie et la vie sociale. Ainsi, grand nombre de musées de plein air-et d'écomusées comptent parmi les musées régionaux. Ils évoquent la vie en soi, par l'interprétation des objets et par une information qui est souvent familière aux visiteurs.

Ceci n'est pas sans dangers. Nous devons faire attention aux idées reçues et aux interprétations libres. Nous devons sans cesse approfondir et mettre en doute nos propres interprétations. Notre appréhension des choses est en perpétuelle évolution et, de par sa nature même, le sujet et la méthodologie peuvent varier considérablement d'une région à l'autre. Ainsi, il est évident qu'un musée régional à Anchorage aura une approche totalement différente - et unique - de celle d'un musée régional à Montevideo, Kinshasa, Novgorod ou Osaka.

Malgré les différences et les difficultés, les musées régionaux forment le groupe de musées le plus nombreux dumonde. Pourquoi ? Certainement parce qu'ils naissent tous d'un intérêt profond pour l'être humain qui les rapproche dans le monde entier. En dépit de l'isolement professionnel de nombreux membres, en dépit du manque de moyens et de la faiblesse relative des ressources humaines, on peut estimer qu'il y a plus de 16 000 musées régionaux sur la planète.

Les musées régionaux concernent directement les gens et sont faits pour eux. Leurs centres d'intérêts sont très accessibles au public. Ils savent et doivent renforcer les racines d'une population et donner à celle-ci la force de se développer. Ils sont à même de lancer des passerelles entre le passé et le futur, permettant de comprendre et de respecter ce qui a précédé. Comme partout dans le monde muséal, l'immobilisme constitue le plus grand acte de trahison. Les musées régionaux efficaces sont en perpétuel mouvement. Ils s'interrogent sur la façon de servir notre société : comment interpréter le passé dans les limites de notre compréhension actuelle ? Comment dépasser les politiques, les manques de moyens financiers ? Comment sauvegarder le meilleur du passé ? Comment savoir s'il faut ou non rappeler ce qui déplaisant et terrible ? Comment développer une identité saine ? Comment... ? Comment... ? Comment... ?

A plusieurs reprises, des musées, tant psychologiquement que physiquement éloignés les uns des autres, nous ont demandé des informations, des publications ou une assistance. Le Comité international des musées régionaux n'a pas les moyens financiers de répondre à toutes ces demandes. C'est pourquoi nous sommes très reconnaissants envers l'ICOM de l'opportunité offerte par ces Cahiers d'étude d'élargir les contacts entre musées et professionnels. Puisse cette publication contribuer à l'épanouissement des musées régionaux, dont l'objectif est de célébrer leur diversité et leur fraternité, et d'affirmer que celui qui se sent bien chez lui n'est jamais très loin des autres.

Editorial

Margriet Lestraden
Chairperson of ICOM's International Committee for Regional Museums (1992-1998)

In this publication we do not want to argue about the definition of a region. Most people know a region when they see one. Regions are very often small, but some are larger than some countries. And so the definition of a "typical regional museum" can shift and change. But generally a region, in our terms, is smaller than its country and has a personality of its own. Regional museums focus on explaining and developing that personality.

In most cases our museums deal with life as a whole. Their story is of people and their relationship with the natural environment, religion, language, domestic life, agriculture, industry, social life and relationships. Hence many open-air museums and eco museums are regional museums as well. They give a picture of life itself, through the interpretation of information and objects which are often familiar to visitors, and which visitors feel an affinity with.

There are dangers in this. We have to be cautious about prevailing assumptions and loose thought. We continuously have to research and be critical of our own interpretations. Insight changes all the time. And, by their very nature, subject and methodology can vary considerably from one region to another. It is surely obvious that a regional museum in Anchorage will be confronted with a unique and completely different story from that of the regional museums in Montevideo, Kinshasa, Novgorod or Osaka.

But despite the differences and the difficulties, there are more regional museums than any other type of museum. Why is this? It is surely because a common thread of human interest produces them all over the world. Despite the professional solitude of many of our members, despite a shortage of resources and comparatively few staff, we estimate that there may be over 16,000 regional museums worldwide.

Regional museums are very directly about people and for people. Their interests are very accessible to the public. They can and should strengthen the roots of their people, providing the necessary strength for growth. They can form a bridge between past and future, providing understanding and respect for what has gone before. Like the rest of the museum world, the greatest betrayal is to remain static. Good regional museums are in motion. They are asking themselves difficult questions, such as how to serve our society. How to interpret the past within the boundaries of our modern mindframe; how to survive politics, lack of money; how to safeguard the best from the past; how to recognise the value of remembering the unpleasant and the terrible; how to grow a healthy identity; how ... the list is endless.

We have often received requests for information, publications and assistance from museums who feel either psychologically or physically remote. The International Committee for Regional Museums has no financial means with which to answer all these requests. We are therefore very grateful to ICOM for the opportunity given by this Study Series to reach many more museums and colleagues. May this issue contribute to the health of regional museums, whose purpose is to celebrate both differences and fellowship, and to affirm that nobody is remote if they are at home.

© ICOM/ICR 1999


 

 



 
 
   
Updated: 20 June 2005