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Cahiers d'études / Study Series

 

Studies Series / Cahiers d'étude
ICOM's International Committee for Museum Security (ICMS) /
Le Comité international de l'ICOM pour la sécurité dans les musées (ICMS)


Evolution des équipements, techniques de sûreté

Serge Leroux
Ingénieur, Chef du bureau technique
Direction des musées de France

Summary in english

Cette présentation a pour but de proposer un rapide inventaire des moyens techniques et de leur évolution, mis au service de l'amélioration de la sécurité dans les musées. Il convient tout d'abord, de rappeler que les moyens techniques et technologiques ne sont qu'un chainon du dispositif de sécurité, qui doit être apprécie dans sa globalité, et dont les éléments essentiels demeurent les moyens organisationnels et les moyens humains mis en place dans le musée.

Les centrales d'alarme

Il est recommande de différencier la gestion des alarmes incendie et vol de la gestion technique centralisée pouvant être installée dans le bâtiment. Aujourd'hui, les centrales d'alarme utilisent largement la technologie des microprocesseurs, avec transmission des informations par adressage et câble bus. Les installations de câblage sont facilites, ce qui est particulièrement intéressant dans des bâtiments historiques ou existants. Il est aussi plus aise d'étendre les équipements ou de les faire évoluer.

Pour les musées de taille moyenne, il existe des centrales de gestion simples, d'une capacité modulable de vingt jusqu'a cinq cents points - ou adresses - qui peuvent être repartis en plusieurs groupes de fonctionnement. C'est cette capacité en groupes qui est importante pour le musée, permettant de différencier: salles d'expositions, zones de réserves, détections perimetriques, volumétriques ou ponctuelles... Une capacité de 8 ou 16 (voire 52) groupes est souvent nécessaire pour optimiser le fonctionnement de l'équipement d'alarme. Ces centrales peuvent être commandées par plusieurs claviers, et des utilisateurs differents peuvent ainsi y avoir simultanément accès. A partir d'une certaine taille, il est possible de relier la ou les centrales sur un équipement de micro-ordinateur type PC avec un logiciel d'aide à la décision pour l'opérateur. Des plans avec l'emplacement des alarmes et des consignes peuvent apparaître sur l'écran, remplaçant les anciens tableaux synoptiques.

Les détecteurs volumétriques et détecteurs de bris de vitres

Ces matériels se sont miniaturises et perfectionnes pour diminuer les risques de perturbation et de déclenchements intempestifs. En ce qui concerne les détecteurs volumétriques, on utilise aujourd'hui principalement des détecteurs a infrarouges passifs, à hyper fréquence ou à double technologie, qui doivent être choisis parmi les matériels de haut de gamme, a miroir et dispositifs anti-masquage. Les zones de couverture peuvent être de type volumétrique classique, avec une ouverture angulaire de 70° a 110°, jusqu'à 25 m de portee, ou de type "rideau" formant un barrage linéaire immatériel ou encore de type à longue portee, pour un couloir, par exemple, jusqu'a 50 m.

- Détecteurs a technologie hyper- fréquence
Ils sont toujours utilises. Actif, ils utilisent l'effet doppler et sont recommandes en association avec le détecteur à infrarouges passifs dans les espaces présentant ou conservant des oeuvres d'art.

- Détecteurs bi-volumétriques
Ils combinent dans un seuil détecteur les technologies des infrarouges et des hyperfréquences (ou des ultrasons). Cette association permet de réduire les effets d'éventuelles perturbations.

- Détecteurs de bris de vitres:
Ils remplacent les anciens détecteurs de chocs a masselotte. Ils doivent être adaptes au type de vitrage a protéger. Ils sont sensibles, non pas à un choc, mais à un bris réel et peuvent être installes en détecteurs perimetriques (pour les portes et les fenêtres) ou pour protéger les vitrines.

La vidéo-surveillance

Techniquement, les équipements de vidéosurveillance ont beaucoup évolue durant ces dernières années et on peut maintenant bénéficier de la miniaturisation des cameras, d'une baisse importante du prix des matériels, d'une plus grande fiabilité et des progrès dans les modes de transmission des images : L'enregistrement et la numérisation.

Pour les petits musées, disposant de très peu de personnel, un équipement simple de vidéosurveillance peut être un outil à la fois dissuasif et d'amélioration de la sécurité : par exemple, un ensemble de 4 ou 8 cameras reliées à une (ou deux) unité de quadravision vers un (ou deux) moniteur de taille moyenne et un magnétoscope. L'apport des équipements de vidéosurveillance est également sensible dans les espaces d'exposition comme aide à la surveillance. Si les collections sont présentées en vitrines, ou hors de portee du public, ils doivent être complètes par des dispositifs de protection mécanique contre les tentatives d'enlèvement ou d'agression.

En outre, il est nécessaire dans ce cas de prévoir une rotation du personnel opérant devant les écrans (toutes les heures par exemple) avec celui charge de la surveillance dans les salles. II faut prévoir aussi des moyens de communication auditifs (transmission radio par émetteurs récepteurs, sonorisation par microphones et haut-parleurs). L'idéal est d'utiliser la vidéosurveillance de façon active, et non plus passive, en faisant apparaître les images en cas d'incident, en ayant pris soin de "stocker" les images numérisées. Ce principe est toutefois difficile a appliquer dans les espaces ouverts au public.

L'emploi des systèmes d'analyse d'images - ou vidéo sensor - est possible. Une étude préalable est nécessaire afin de définir les équipements. Elle doit prendre en compte l'architecture des locaux, la muséographie, les moyens en personnel, les objectifs a atteindre et les contraintes spécifiques. La surveillance-video doit rester un outil technique, dont il est nécessaire de connaître les possibilités et les perfectionnements, mais qu'il convient de maîtriser au profit de la sécurité.

Dans les grands établissements, la vidéosurveillance offre un intérêt limité comme aide à la surveillance des zones d'exposition fréquentées par le public. Par contre, elle est intéressante pour contrôler d'autres zones (accès aux réserves, circulations, abords....), ainsi que pour surveiller les circulations hors présence du public, et confirmer les informations reçues des dispositifs d'alarme. Si pendant la nuit un musée est clos sans surveillance humaine interne, la vidéosurveillance peut être utilisée, moyennant certaines précautions, les images étant transmises pour la levee de doute dans un centre opérationnel de tele-surveillance qui peut appartenir à 1'institution museale, à la collectivité publique ou bien être prive. En France, l'utilisation de la vidéosurveillance est maintenant réglementée et soumise à une autorisation, particulièrement en ce qui concerne 1'enregistrement des images.

Systèmes d'alarme ponctuelle utilises pour les oeuvres en présence du public

Ces systèmes ont pour but d'aider la surveillance humaine en donnant une information d'alarme, en cas d'enlèvement, de toucher, ou d'approche d'un tableau ou d'une oeuvre, même s'ils sont presentes hors vitrine. Ces dispositifs peuvent, s'ils sont bien adaptes et controles, apporter une aide sensible a la surveillance humaine. Toutefois, cette alarme doit être impérativement relayée par une alerte et une intervention. Ces dispositifs se développent mais ils ne dispensent pas d'assurer une protection mécanique dissuasive des oeuvres (en particulier celles de petite ou moyenne dimension) avec des moyens conventionnels tels que des barrières de mise à distance, la mise sous vitre ou vitrine, le regroupement sur des panneaux de plus grande dimension, un accrochage renforce par pattage.

De nombreux dispositifs sont proposes aujourd'hui, ils peuvent être classes en fonction des critères techniques suivants:

  • type de détection: approche, toucher, agression, enlèvement ou décrochage, contrôle à la sortie, fixation du capteur: celui-ci doit être discret et ne causer aucune altération a 1'oeuvre;
  • type d'alarme: ponctuelle, dans la salle, centralisée, sonore, lumineuse, message enregistre ou affichage;
  • transmission: système autonome, transmission filaire, radio, ou infrarouge;
  • alimentation: par le secteur électrique, par une centrale d'alarme ou par pile.

Les systèmes qui apparaissent les plus satisfaisants sont ceux qui:

  • permettent de détecter l'approche d'un objet en deux ou trois dimensions, par le contrôle de faibles rayonnements electro- magnetiques, à partir d'une antenne matérialisée par une cimaise, le dos d'une oeuvre ou un socle;
  • tendent un rideau invisible devant les objets à protéger (détecteur à infrarouge passif ou barrière active ou rideau laser);
  • "piegent" individuellement des oeuvres de petite dimension avec un capteur (souvent piezo électrique), une alimentation par pile et un émetteur radio, rassembles dans un boîtier miniaturise. Les récepteurs - ou balises - sont ensuite raccordes à une unité de gestion centralisée;
  • permettent de détecter le passage d'un objet protége d'une zone à une autre ou à la sortie. Des évolutions sont attendues dans ce domaine et on peut espérer une miniaturisation des équipements et peut-être la possibilité de protéger des collections avec des "puces" actives. En attendant, il est conseille, avant de choisir un type d'équipement, d'effectuer des essais préalables et de vérifier que les matériels répondent bien aux objectifs à atteindre, qu'ils sont fiables et non fraudables.

Protection mécanique

Malgré 1'evolution des équipements électroniques, les moyens mécaniques de protection - tant au niveau du bâtiment qu'au niveau des objets presentes - demeurent primordiaux. Les perfectionnements techniques en matière de protection mécanique sont malheureusement moins rapides que ceux des équipements électroniques. On peut toutefois citer les évolutions suivantes qui intéressent le monde des musées:

- Vitrages de sécurité:
II existe de nouvelles qualités de vitrages feuilletes, avec des films plastiques intercalaires renforces, qui permettent d'obtenir une très bonne résistance aux tentatives d'effraction, tant pour les vitrages extérieurs que pour les vitrines. Par exemple, certains vitrages feuilletes de 10 mm (avec film de butyral de polyvinyle renforce) offrent de meilleures garanties que les anciens vitrages feuilletes de 20 mm. Leur emploi est possible aussi bien en vitrage extérieur que pour des vitrines.

- Serrures et contrôle d'accès:
II ne faut pas opposer ces deux systèmes qui ont chacun leur place dans un dispositif de protection. Des contrôles d'accès par badges peuvent être installes dans les grands établissements sur certaines portes d'accès du personnel ou sur les portes "sensibles" telles que la zone d'accès aux réserves ou aux ateliers de restauration. On choisira de préférence des lecteurs de badges de type "proximité". Mais pour la majorité des portes, 1'equipement avec des serrures traditionnelles de haut de gamme reste recommande. II existe une certaine normalisation au niveau de la géométrie des cylindres et des serrures. II convient de sélectionner des cylindres de haute précision, à profils multiples, dont les clés ne seront pas reproductibles. Certains fournisseurs proposent des systèmes combines de clé mécanique et électronique qui permettent d'associer les possibilités des deux systèmes et en particulier 1'enregistrement des passages, 1'interdiction d'une clé ou l'établissement de plages horaires. L'organigramme doit être établi avec une parfaite connaissance du fonctionnement du musée et une étude précise des besoins. II est nécessaire ensuite de mettre au point des consignes strictes de remise et de gestion des clés de 1'etablissement.

Ce descriptif n'a eu pour ambition que de décrire certaines tendances constatées dans 1'evolution du matériel et des techniques trouvant des applications dans le domaine des musées. Malgré la diversité des situations, des collections, des contraintes techniques ou économiques, on peut distinguer les constantes suivantes:

  • les études préalables sont indispensables;
  • les équipements doivent prendre place au sein d'une organisation générale de sécurité, avec des consignes d'exploitation et une formation adaptée du personnel;
  • il est nécessaire de prévoir 1'entretien ultérieur des équipements installés.
Summary

Techniques and equipment for security systems in museums are developing rapidly. A description follows of the general rules and considerations for these techniques, which can be used by museums of different sizes. For example, in the case of central alarm stations, there are very small ones, as well as huge stations for big museums. All these alarms can be managed today by a normal PC, which even less-specialised staff members can use. There are different systems of detection, such as volumetric detectors and others that signal broken glass, which are mostly used in showcases, and closed-circuit television (CCTV), which can only act as an additional but very useful device for guarding a museum, especially when it is linked to a tape recording. Special alarm systems are used for objects that are presented to the public, and react when objects are touched or moved. However, all electronic alarm systems should be combined with good alarm organisation. Mechanical protection is a very important form of security in museums, though it is not developing as fast as electronic protection. But we now have important new products, especially where security glass, doors, locks, and access controls are concerned.

© ICOM/ICMS 1997

 
 
   
Updated: 20 June 2005