ICOM

Recherche avancée                    
 

Qu'est ce que l'ICOM

Organes de direction
  Conseil exécutif
  Assemblée générale
  Comité consultatif
  Groupes de travail


Comités

Adhérer à l'ICOM

Activités

Ressources












 
  CONTACT US
  SITE MAP
  DISCUSSION LIST
 


 

Rapport de la présidente sur la 64e session du Comité consultatif de l'ICOM

Si je devais caractériser les points essentiels soulevés durant la réunion du Comité consultatif cette année, je dirais qu'ils ont été largement dominés par les questions financières (statut et transparence de la présentation) avec, en filigrane : la situation des bureaux de l'ICOM et ses conséquences sur les programmes et les projets spéciaux ; la teneur intellectuelle des réunions du Comité consultatif ; les résultats d'ICOM 2007; une amélioration et un renforcement de la communication, tant avec le Secrétariat qu'entre les membres ; la révision des documents officiels de l'ICOM, notamment le Code de déontologie et les Statuts (leur restructuration, leur portée, leur contenu et leur interprétation) ; la restructuration des réunions du Comité consultatif, afin de les rendre moins formelles et plus propice aux débats et aux échanges.

Les membres se sont montrés très favorables : à la " Liste rouge d'urgence des Antiquités irakiennes en péril " rapidement rédigée par l'ICOM, aux rapports des présidents des divers comités et groupes de travail ; à l'activité des organisations régionales et aux progrès de la préparation pour ICOM 2004.

C'est avec une immense satisfaction que je rapporte les résultats de la 64e session du Comité consultatif.

QUESTIONS GÉNÉRALES

Le Comité consultatif a salué la présence et la participation active de 13 nouveaux membres, dont quatre assistaient pour la première fois à la cette réunion. La session d'orientation visant à familiariser les nouveaux venus avec les méthodes de travail de l'ICOM s'est, une fois encore, révélée extrêmement utile pour briser la glace. La présidente du Comité consultatif tient à remercier tous les membres et le personnel du Secrétariat de leur disponibilité et de leur bonne volonté à participer à cet accueil.

Les membres ont rendu hommage aux collègues récemment disparus depuis la dernière session.

Les membres ont décidé d'ajouter le statut des locaux de l'ICOM à l'ordre du jour du Comité consultatif, nonobstant les rapports attendus de la part du président et du secrétaire général de l'ICOM.

Le compte rendu du Conseil exécutif a été examiné. S'agissant de la 101e session, le montant réel des fonds reçus pour le projet MusEnic a fait l'objet de précisions. Le représentant du Comité national d'Israël a demandé des précisions quant aux dispositions prises lors de la 102e session à l'égard des membres étudiants au sein des comités internationaux. La représentante d'ICOM-Arabe s'est inquiétée du statut actuel d'AFRICOM par rapport à l'ICOM, et surtout du fait que cette situation affecte la capacité des membres à adhérer aux deux organisations. Le secrétaire général de l'ICOM et Elisabet Olofsson ont fournis tous deux des explications, faisant en particulier remarquer que les choses progressaient lentement et que qu'AFRICOM n'a pas encore revendiqué d'affiliation à l'ICOM ; cela reste une question délicate.

RAPPORT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

Le rapport détaillé de Manus Brinkman sur les activités et les programmes de l'ICOM a reçu un accueil favorable, notamment quant au travail accompli à ce jour : sur la Liste rouge consacrée à l'Irak, sur l'augmentation du nombre de membres, sur le travail avec les partenariats (avec les comités internationaux et les organisations régionales) visant à réaliser les programmes de l'ICOM dans les diverses régions. Le secrétaire général a évoqué la difficile situation du personnel, contraint de travailler dans deux lieux différents, et les conséquences de cette séparation sur le travail.

INTERVENTION DU PRÉSIDENT

Jacques Perot, a rendu compte de l'excellence des relations entretenues avec la Fédération mondiale des Amis de musées (FMAM), ce qu'il a constaté lors d'une récente réunion à Buenos Aires (Argentine). Ayant assisté à d'autres réunions aussi intéressantes, il a félicité les divers présidents des organisations régionales, comités internationaux et comités nationaux de l'ICOM pour leur excellent travail.

S'agissant des travaux menés par le Comité pour la déontologie, notamment la réécriture du Code de déontologie, le président a annoncé que le Conseil exécutif a décidé de prolonger d'une année (jusqu'à la Conférence générale de Séoul) le mandat de l'actuel comité. D'autre part, Jacques Perot a rendu compte des progrès réalisés pour la révision des statuts de l'ICOM. Gary Edson servira d'interlocuteur pour toutes les questions liées à la définition des musées.

Le président a évoqué également le rôle actif joué par l'ICOM dans la lutte contre le trafic illicite, en particulier la rapidité de l'Organisation à réagir sur la situation en Irak, notamment en envoyant un message de solidarité aux collègues irakiens. A propos du trafic illicite, il lui semble vital que l'ICOM entretienne et renforce le dialogue avec l'UNESCO, notamment parce que le Conseil exécutif pourrait jouer un rôle efficace en ce qui concerne la destruction des musées irakiens et le pillage de leurs collections. Jacques Perot a profité de la circonstance pour encourager tous les États membres de l'UNESCO à signer la Convention de La Haye. Par ailleurs, le président de l'ICOM, à fait part de son souhait de créer rapidement un Comité national de l'ICOM en Irak.

Le président rendu compte des efforts actuellement déployés pour remédier aux pénibles conditions de travail du Secrétariat, précisant que le Conseil exécutif s'est engagé à trouver une solution au problème d'ici à juin-juillet 2004 ; le Conseil exécutif examinera attentivement les dépenses qu'occasionneraient pour l'ICOM l'achat de ses propres locaux ou un éventuel transfert hors de France. Il a bon espoir de trouver une solution avec le concours de la Ville de Paris.

Le Conseil exécutif, fidèle à ses promesses, a décidé de financer un certain nombre de projets des Comités et, en particulier, la publication d'un Cahiers d'étude.

Jacques Perot a remercié le Secrétariat pour son excellent travail et son dévouement, tout spécialement dans les difficiles conditions d'exiguïté et d'inconfort des bureaux.

INTERVENTION DU REPRÉSENTANT DE L'UNESCO

Isabelle Vinson, représentante de l'UNESCO, a compris la situation difficile de l'ICOM quant à ses bureaux et assuré le secrétariat de son soutien personnel. Elle a présenté un rapport très détaillé sur les activités de l'UNESCO concernant l'Irak, soulignant l'importance de l'ICOM à cet égard du fait de sa prééminence dans les questions de déontologie. Elle a évoqué aussi la situation de Museum International, véritable voix pour communiquer les progrès réalisés en matière de politiques muséales, rappelant les efforts déployés pour publier le magazine en plusieurs langues.

D'autre part, sensible aux problèmes liés aux bureaux, elle a offert, en manière de soutien, de doubler la contribution de l'UNESCO pour l'achat d'exemplaires du magazine Museum destinés aux membres institutionnels. Les membres ont approuvé cette initiative à l'unanimité.

RAPPORT DE LA TRÉSORIÈRE : - BILAN 2002 CERTIFIÉ ET BUDGET 2003.

Camilia Gonzáles Gou, trésorière, a présenté le bilan financier au 31 décembre 2002, globalement positif au vu des progrès réalisés par l'Organisation, sauf en ce qui concerne Musedoma ; selon elle, il faudra davantage de temps et de patience pour que les musées comprennent l'importance de leur adhésion à ce nom de domaine. L'autre aspect négatif est le coût élevé de la location des bureaux situés à la Tour Montparnasse.

Par ailleurs, c'est avec satisfaction que la trésorière a rapporté l'excellent résultat de la vente des actions BNP - elle se permet de parler en ces termes étant donné les vifs débats que cela a suscité. Reste que ces actions ont procuré un certain confort en permettant à l'ICOM de clore l'année sur un bilan positif.

Des précisions ont été demandées quant au soutien financier de la Réunion des Musées nationaux et sur les Projets spéciaux. D'autres questions, plus importantes, ont été soulevées sur :

    • le manque de données comparatives pour les années antérieures, point déjà évoqué lors de précédentes réunions ;
    • les écarts de résultat relevés sur le budget 2003, avec comparatif du budget et du bilan 2002-2002 (2003/SEC.04) ;
    • l'amortissement de tous les actifs ;
    • le statut/type des investissements de l'ICOM ;
    • et, surtout, le manque de comptes certifiés.

     

L'équipe comptable de l'ICOM a aidé à clarifier bon nombre de ces points. Toutefois, certains membres ont souhaité un supplément d'informations ; par exemple :

  • une copie des relevés certifiés ;
  • des informations détaillées sur les projets spéciaux ;
  • la liste des titres de placements.

Le Comité consultatif a rappelé qu'il ne peut satisfaire à ses obligations constitutionnelles avec un simple bilan financier ; pour pouvoir donner son approbation en toute connaissance de cause, il a besoin de voir les comptes certifiés.

Enfin, à la présentation des comptes certifiés, le Comité consultatif a décidé d'approuver les comptes sur proposition d'INTERCOM appuyée par l'ICTOP. Les informations fournies étant satisfaisantes, le Comité consultatif a indiqué son approbation par un vote à main levée.Certains points restent à éclaircir mais la vérification pourra se faire lors de la réunion du Comité des Finances et des ressources.

La présentation du budget 2003, enrichi de données comparatives sur deux années, a révèlé des tendances significatives, notamment la nécessité de surveiller la hausse annuelle des dépenses (environ 100 000 euros par an) ; cette augmentation s'accompagne d'une forte réduction des fonds disponibles pour les activités de programme, pour les projets spéciaux et pour le magazine Museum International - les premières consistent en activités financées/parrainées ne pouvant être garanties, les dernières se trouvent réduites en raison de l'augmentation des dépenses (passées de 90 000 à 100 000 euros) occasionnées par le transfert des bureaux à la Tour Montparnasse (le magazine Museum a été complètement supprimé du budget), ce qui offre un tableau peu encourageant. Les membres se sont inquiétés de ce qu'aucune donnée comparative (en dehors des chiffres de référence) n'aient été fournie pour le budget des programmes et pour les dépenses réelles sur les deux précédentes années.

Les membres ont décidé d'approuver ce budget 2003, avec des réserves. Ils encouragent le Conseil exécutif à :

    • réexaminer les décisions antérieures concernant les activités de programme, les projets spéciaux et Museum International. Isabelle Vinson, reconnaissant les difficultés que rencontre l'ICOM en raison de la perte de ses bureaux à l'UNESCO, a proposé de doubler sa subvention à hauteur de 22 000 euros ;
    • trouver des fonds pour le déménagement de l'ICOM ;
    • restaurer le financement des programmes pour, dans la mesure du possible, le consacrer au transfert ou à la location des bureaux - au moyen d'éventuelles économies disponibles, mais aussi grâce aux fonds supplémentaires attendus de la Direction des Musées de France et de la Réunion des Musées nationaux.

En outre, les membres ont souhaité aussi avoir confirmation que les programmes et les projets spéciaux ne souffriront plus, à l'avenir, de telles réductions budgétaires. Ils ont demandé aussi à ce que ces informations fassent désormais l'objet d'une présentation PowerPoint pour une meilleure visualisation. Dans l'ensemble, ils ont approuvé également la suggestion faite par la Trésorière de se réunir avec les trésoriers des comités internationaux.

Enfin, les membres ont souhaité que la nomination d'un commissaire aux comptes figure désormais à l'ordre du jour de la réunion du Comité consultatif. Toutefois, après confirmation par le service comptable et par le Secrétariat, il est noté que, conformément au droit français, le commissaire actuel a été nommé pour six ans à compter de 2001 et que, par conséquent, il devra être renommé en 2006. Cette nouvelle nomination devra être approuvée à Séoul en 2004.

Les membres ont décidé d'observer cette procédure officielle afin de satisfaire aux obligations légales. Toutefois, il semble, que cette incohérence soit à prendre en compte dans la réécriture des statuts.

Par ailleurs, les membres ont estimé que la question des bureaux de l'ICOM était importante et qu'elle devait être ajoutée à l'ordre du jour des réunions du Comité consultatif. Des informations détaillées seront fournies par le Secrétaire Général sur les actions menées pour trouver des locaux provisoires (sur un an) et sur les coûts encourus. De son côté, le président de l'ICOM a apporté des précisions sur les efforts qu'il a déployé pour trouver dans les environs de Paris des locaux répondant aux besoins de l'ICOM, ainsi que sur l'état des négociations amorcées avec la Ville de Paris.

Le Comité consultatif a décidé de souscrire aux actions de négociation menées par le président et recommande qu'en cas d'échec, tout soit mis en ouvre pour trouver un immeuble (même à usage commercial ou industriel) pouvant être acquis à des conditions intéressantes (y compris moyennant un prêt hypothécaire), ce qui pourrait constituer un investissement avantageux pour l'avenir de l'Organisation et pour sa croissance.

LE PLAN STRATÉGIQUE 2001-2007

Le rapport formel a déjà été présenté comme document de travail de la réunion. Il n'a donné lieu à aucun commentaire, cette activité ayant été débattue lors des réunions séparées des comités nationaux et internationaux.

RAPPORT DU PRÉSIDENT DU COMITÉ POUR LA DÉONTOLOGIE

Geoffrey Lewis a rendu compte des récents travaux du Comité pour la déontologie. Il a présenté la nouvelle version restructurée du Code de déontologie de l'ICOM. Le document a été divisé selon les principales fonctions muséales, ce qui le rend plus agréable à lire et plus conforme à la présentation des documents fondamentaux de la profession muséale. Chaque section se divise en deux grandes parties : l'une énonçant les principes, l'autre précisant les directives à suivre selon ces principes. Il indique le calendrier que le comité espère suivre pour arriver à soumettre un document final à Séoul.

Geoffrey Lewis a rappelé que le comité s'emploie à produire simultanément les versions anglaise et française du Code de déontologie restructuré. Sur le plan juridique, c'est la version anglaise qui fera autorité à des fins d'interprétation.

Le document actuel demande à être débattu par le Conseil exécutif et le Comité consultatif. Les commentaires recueillis seront intégrés et soumis à l'approbation des membres. En fait, Geoffrey Lewis souhaiterait recevoir des commentaires dans les mois à venir (d'ici à la fin octobre au plus tard). Après avoir indiqué les ajouts et changements apportés au texte, il a donné les raisons qui les ont motivés.

Constatant un regain d'activité pour traduire le Code de déontologie dans d'autres langues, Geoffrey Lewis a encouragé les pays auteurs de cette initiative à coopérer avec d'autres comités nationaux du même groupe linguistique. La traduction du Code est à encourager, en particulier à des fins éducatives et promotionnelles.

Le texte a reçu un accueil enthousiaste parmi les membres, plusieurs points ont fait l'objet de vifs débats et d'une demande de précision ; notamment :

  • l'article 6.2 et le problème de la restitution ; il ne s'agit pas là d'une question purement juridique mais aussi déontologique, à inclure dans la prochaine version ;
  • l'inclusion du premier protocole de la Convention de La Haye, question pertinente pour l'article 6.2 ;
  • l'ajout d'un glossaire pour définir les termes techniques et de références bibliographiques ;
  • la nécessité d'inclure une référence au document source lors de la traduction du texte ;
  • la nécessité d'évoquer le problème de la démocratisation des musées dans le respect du public et de l'origine des collections.

Le Comité n'a pas fait l'unanimité quant à sa décision de désigner une seule version linguistique comme texte faisant autorité (même du seul point de vue juridique), étant donné que le Code de déontologie a été adopté en trois versions linguistiques en 1986.

Geoffrey Lewis a pris en compte des cas portés à l'attention du Comité. Les questions ont porté sur les points suivants :

  • Le parrainage et la coopération avec le secteur commercial - il s'agit de questions organisationnelles, mais qui soulignent la nécessité d'une rédaction rigoureuse des contrats.
  • La vente d'ouvres artistiques originales dans les galeries : malgré un avis défavorable à ces ventes - qui risqueraient de confirmer l'importance de la galerie concernée et d'accroître la valeur de ses ventes et de ses avantages fiscaux -, une solution est suggérée : organiser la vente dans la boutique du musée.
  • Une importante galerie d'art qui a récemment exposé des sculptures Nok et d'Ife - une proposition est faite pour écrire à l'institution afin de s'enquérir de la légalité de l'importation des objets.
  • La preuve d'une complicité entre des responsables gouvernementaux et des négociants d'art dans la vente d'objets interdits à l'exportation du pays ; le Comité examine actuellement l'affaire.
  • Une déclaration faite sur un site Web du ministère russe de la Culture, indiquant que les objets de provenance douteuse non réclamés dans un délai de 18 mois resteront en possession de l'institution ; il s'agit là d'un point juridique qui, de l'avis du Comité, ne résisterait pas à un examen international rigoureux.

Le Président du Comité pour la déontologie a ensuite fait une déclaration de position sur deux cas rapportés l'an dernier.

  • Malgré un accord passé pour rendre un objet à un musée africain, la restitution n'a pas eu lieu ; dans de telles circonstances, le rôle de l'ICOM est de faciliter les choses.
  • La vente de spécimens scientifiques ; le Comité espère recevoir des conseils du Comité des Sciences naturelles sur les pratiques les plus courantes en la matière.

LISTE DES CANDIDATURES POUR LE CONSEIL EXÉCUTIF 2004/2007

Gunther Dembski, responsable des élections en remplacement de la présidente, elle-même candidate, a présenté la liste des 28 candidats à l'élection du Conseil exécutif 2004-2007. Les membres du Comité consultatif ont approuvé la liste par un vote à main levée et l'ont transmise au Conseil exécutif, qui doit la soumettre à l'Assemblée générale pour les élections de 2004.

LA LISTE ROUGE DE L'ICOM POUR L'IRAK

Les membres se sont réjouis d'avoir reçu la Liste rouge de l'ICOM préparée avec autant de célérité par le Secrétariat. La plupart y voient une action d'envergure et l'accomplissement le plus visible de l'Organisation. Les membres ont réservé à cette initiative, présentée par Valerie Julien et par Carla Bonomi, un accueil chaleureux.

En outre, le Comité consultatif a pris note du rapport présenté par le représentant du Comité national jordanien, Assem N. Barghouti, le félicitant de ses excellentes initiatives qui prouvent combien la Jordanie s'est montrée proactive pour lutter contre le trafic illicite du patrimoine culturel irakien entre ses frontières.

SESSION SPÉCIALE

Les membres ont été heureux d'accueillir trois orateurs sur le thème des musées universels : Peter-Klaus Schuster (Allemagne), Guido Gryseels ( Belgique) et George Abungu (Kenya), qui, en réponse à la déclaration faite par 18 musées sur le sujet, ont présenté des points de vue interprétatifs extrêmement différents.

Ces présentations ont suscitées de vifs débats parmi les membres - dont plusieurs évoquent l'apparente ignorance du Code de déontologie de l'ICOM en la circonstance - et un réel intérêt pour la poursuite des discussions.

Les membres se sont montrés dans l'ensemble très favorables à la tenue d'une Session spéciale et confiants dans sa pérennité, d'autant qu'ils déplorent le ton par trop administratif et pas assez intellectuel des réunions du Comité consultatif.

RAPPORTS DES GROUPES ET COMITÉS

Le Comité consultatif a reçu des présidents des divers comités, groupes de travail et comités permanents un certain nombre de rapports, dont plusieurs sont présentés deux fois à l'occasion des réunions séparées et en session plénière.

Toutefois, si les membres se sont montrés satisfaits d'être tenus informés et impliqués dans les travaux de l'Organisation, il ressort des rapports émanant des réunions séparées que, globalement, ils espèrent davantage de changements dans la structure du Comité consultatif.

RÉUNIONS SÉPARÉES

Comités nationaux. Ian Galloway (Australie), désigné comme rapporteur, a fait part des principaux résultats de la réunion des comités nationaux ; il ressort que :

    • les discussions entre comités nationaux et organisations régionales sont dominées par les questions de communication (notamment, vidéo-conférences, possibilités de publication et modèle d'échange d'informations décentralisé) ;
    • les recommandations 18, 19 et 20 concernant respectivement la rationalisation et le renforcement du rôle des organisations régionales, ainsi que la révision des modèles de règlements pour les comités nationaux, présentent un intérêt manifeste ;
    • Les membres ont étudié la recommandation 10 concernant le " Centre d'information "

Autre préoccupation dominante : une meilleure utilisation du temps lors des réunions annuelles, tout particulièrement en ce qui concerne les points suivants :

    • L'élaboration du contenu des réunions des comités nationaux ; plusieurs thèmes sont évoqués pour de futures discussions avec le concours du secrétaire général.
    • La formation d'un sous-comité pour faire progresser les travaux et pour déterminer les questions à débattre en 2004.
    • L'identification par ce sous-comité d'un certain nombre de recommandations à examiner à l'occasion des 65e et 66e sessions du Comité consultatif.

Comités internationaux. Diane Pardue (ICAMT) a été désignée comme rapporteur. Francois Tremblay (ICEE) est choisi comme vice-président, dans l'éventualité probable où le président ne pourrait pas assister à la prochaine réunion en 2004.

A la suite de leur réunion et au vu des informations fournies sur le programme, les membres du Comité international ont décidé de recommander les points suivants :

    • Il sera nécessaire de constituer et de financer le répertoire en ligne des membres, car cet outil de travail est essentiel pour gérer et servir les membres.
    • Le Secrétariat devrait gérer les membres non votants ainsi qu'un liste de distribution centralisée.
    • Le formulaire d'adhésion devra être plus détaillé afin de mentionner ces points : droit d'appel au cas où une adhésion serait refusée par un comité national ; droit de tout membre de l'ICOM à adhérer à n'importe quel comité international, même sans aucun service ;l'adhésion des étudiants.
    • Lors de la réunion des Comité internationaux, les propositions faites par le Groupe de travail sur les comités internationaux et sur les Organisations affiliées ont été approuvées.
    • S'agissant de la question de la gestion financière, il conviendra d'examiner la possibilité d'utiliser Internet pour les comptes bancaires des Comités internationaux ; l'ICOMOM fournira des informations sur la façon de procéder.
    • Le Secrétariat devra remettre à jour le planning en couleur du plan stratégique et de le communiquer aux membres.
    • Le débat sur la diversité culturelle devra progresser et ne pas se cantonner aux seules initiatives du Groupe de travail.
    • Le résumé des réunions du Conseil exécutif et du Comité consultatif devra être publié dans les Nouvelles de l'ICOM.
    • Malgré le niveau satisfaisant des préparatifs d'ICOM 2004, il convient encore d'actualiser la liste des contacts et de fournir les équipements nécessaires à la tenue des réunions des Comités internationaux.

Les membres ont applaudi la qualité de la session spéciale et ont recommandé, eux aussi, un ordre du jour moins administratif pour les réunions du Comité consultatif et davantage de débats autour de thèmes spécifiques.

Les membres des deux réunions se sont montrés très reconnaissants des informations et conseils fournis par Eloisa Zell sur les adhésions.

CONFÉRENCE GÉNÉRALE DE L'ICOM 2004

Les membres ont été satisfaits d'avoir reçu les informations actualisées sur la préparation de la Conférence générale à Séoul. Ils ont salué la liste des personnes- qui seront chargées de l'organisation des réunions des Comités internationaux et de les informer sur les arrangements pris. Certains points restent encore à préciser : visas, prix des hôtels, frais de déplacement, frais d'inscription, interprétation, lieux et équipements des stands d'information et équipements mis à disposition pour les réunions des organisations régionales.

CANDIDATURES POUR L'ICOM 2007

Les membres du Comité consultatif ont été heureux de recevoir de la part de l'Autriche et du Danemark-Suède des propositions inventives, audacieuses et quelque peu " romantiques " pour accueillir l'ICOM 2007. A l'issue des présentations détaillées (l'an dernier) et de l'examen de l'analyse comparative des deux candidatures, le Comité consultatif a précisé son choix par un vote à bulletins secrets. Résultats : sur 74 votes exprimés, l'Autriche a reçu 46 voix et le Danemark/Suède 28.

La présidente du Comité consultatif a donc eu le plaisir de recommander l'acceptation de la candidature de l'Autriche pour accueillir l'ICOM 2007.

SITUATIONS D'URGENCE

Le rapport de Manus Brinkman sur le Comité international du Bouclier bleu et sur les activités de l'ICOM à cet égard a également suscité un vif intérêt. Il apparaît qu'un accord a été passé avec le fonds Prince Claus pour créer et gérer un fonds d'urgence pour le patrimoine - le Bouclier bleu siègera au conseil.

Manus Brinkman a rappelé qu'il restait encore un travail considérable à faire en ce qui concerne l'Afghanistan, le Timor oriental et plusieurs États africains, et que les urgences ne se limitaient pas aux dégâts causés par la guerre mais qu'elles sont également liées à des catastrophes naturelles.

Les représentants de la République tchèque ont présenté une vidéo sur la catastrophe résultant des inondations d'août 2002, et sur les efforts de redressement déployés. Les membres sont informés que le plus difficile défi restant à relever est la récupération des archives rares et inestimables encore entreposées dans une salle réfrigérée. Des équipements de conservation spéciaux sont actuellement mis en place. Ce travail devrait au moins durer jusqu'en 2008.

Le Comité consultatif a appris que les collections du Musée national de Bagdad (notamment le trésor de Nimrud) étaient entreposées dans les coffres de la Banque nationale. Ces assurances ont été accueillies avec un grand soulagement [ICTOP].

ORGANISATIONS RÉGIONALES

Le Comité consultatif a entendu les représentants de l'ICOM-EUROPE, l'ICOM-ARABE et de l'ICOM-ASPAC, présenter des rapports succincts sur les activités menées durant l'année par ces Organisations régionales. Profitant de la circonstance, cette dernière Organisation a rendu également compte des initiatives lancées par le Groupe de travail sur le multiculturalisme pour aider l'ICOM à élaborer des déclarations de principe relatives aux questions de diversité culturelle, en réponse à la nouvelle initiative de l'UNESCO sur l'Alliance mondiale pour la diversité culturelle. Le président de l'ASPAC a fait part de propositions concrètes concernant un symposium international sur le musée global. De son côté, Yani Herreman a apporté des informations sur les initiatives prises à ce jour par l'ICOM-LAC.

Dans l'ensemble, les membres ont réservé un accueil très favorable aux initiatives des Organisations régionales. Celles-ci ont rendu compte de la proposition de développement d'activités inter-régionales dans l'avenir.

JOURNÉE INTERNATIONALE DES MUSÉES - 2005

Après une suggestion de la présidente du Comité consultatif, les membres ont approuvé le principe de proposer au Conseil exécutif, les trois thèmes majeurs suivants :

    • Crimes contre la culture
    • Diversité culturelle et tolérance
    • Rapprochement des cultures

Mais la procédure qui existe pour identifier ces thèmes ne donne pas satisfaction aux membres du Comité consultatif car ils ne disposent pas d'assez de temps pour débattre des concepts avant de faire un choix plus définitif.

Les membres ont estimé qu'il faudrait rechercher de nouvelles procédures pour explorer et appréhender ces thèmes qui seront interprétés par les musées pour le public.

Plusieurs méthodes ont été suggérées, notamment que le Conseil exécutif propose une variété de thèmes à discuter et à examiner par un groupe de volontaires au sein du Comité consultatif, qui pourrait ensuite élargir la discussion pour aboutir à des décisions fondées sur cette analyse.

REMERCIEMENTS

Dans l'ensemble, les membres ont été très satisfaits du travail entrepris par le Secrétariat, notamment dans le secteur de la communication, des membres, des programmes et des finances, mais ils restent très inquiets sur le statut du centre d'information et sur la nécessité d'en revoir la structure, le système et la gestion.

 
 
   
Updated: 28 June 2005