Liste Rouge d’urgence
des antiquités irakiennes en péril



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La patrimoine culturel irakien a gravement souffert du fait de la guerre. De nombreux objets volés dans les musées et pillés sur les sites archéologiques sont susceptibles de réapparaître sur le marché par le biais du trafic illicite.
Le musée d’Irak à Bagdad n’est pas le seul musée à avoir subi des dommages, mais étant l’institution muséale la plus importante d’Irak, il s’est vu pillé et dépossédé d’une grande partie de ses collections. Le musée d’Irak est un musée archéologique national où sont entreposés tous les biens culturels provenant des fouilles effectuées sur l’ensemble du territoire irakien. Il contient des centaines de milliers d’objets témoins de 10 000 ans de civilisation et d’un grand nombre de cultures et de styles différents. La majeure partie des collections date des années comprises entre 8000 av. J.-C. et 1800 apr. J.-C. et est constituée d’objets fabriqués en argile, pierre, terre cuite, métal, os, ivoire, textile, papier, verre et bois.



Objectif de ce document

Ce document est destiné à aider les officiers des douanes, de police, les négociants en œuvres d’art et les collectionneurs, à repérer les objets provenant d’Irak.

Cette liste rouge donne une description des objets les plus prisés sur le marché illégal des antiquités, afin qu’ils puissent être identifiés et saisis. Ces objets sont protégés par des législations ; il est interdit de les exporter et ne doivent, sous aucun prétexte, être importés ou mis en vente. Un appel est lancé à tous les musées, salles des ventes, marchands d’œuvres d’art et collectionneurs, afin qu’ils n’acquièrent aucun de ces objets.

Ce document établit la liste des catégories générales d’objets particulièrement en péril et susceptibles d’être volés en Irak, mais elle ne prétend, en aucun cas, être exhaustive. Du fait de la grande diversité des objets, styles et époques représentés, toutes les antiquités provenant d’Irak doivent faire l’objet d’une vigilance toute particulière.

Cette Liste Rouge a été établie par un groupe de 12 experts internationaux lors d’une réunion organisée au siège d’Interpol à Lyon (France), le 7 mai 2003.



  
La Liste Rouge comprend
les catégories d’objets suivantes
(listées selon leur ordre de fréquence d’apparition sur le marché des antiquités )
  1. Tablettes d’argile crue ou cuite ou de pierre, à écriture cunéiforme.
  2. Cônes et tout autre objet portant de l’écriture cunéiforme.
  3. Sceaux-cylindres de pierres fines, coquille, fritte, etc.
  4. Cachets de pierres fines, coquille,
    etc, et leur empreintes.
  5. Ivoire et os : plaques et statuettes.
  6. Sculpture en ronde bosse et en bas-relief.
  7. Vases/récipients.
  8. Bijoux, gemmes gravées et ornements personnels.
  9. Manuscrits, calligraphie, livres et documents d’archives.
  10. Fragments architecturaux et mobiliers.
  11. Monnaies.


Signes indicatifs suspects




  Tout objet portant des inscriptions et numéros de référence (en anglais ou arabe) ou des traces de références à l’encre. Les numéros d’inventaire du Musée d’Irak suivent habituellement la mention “IM” ( abréviation pour «Iraq Museum» ).



  Tout objet portant de l’écriture cunéiforme ( «en forme de coin/clou» ). Les signes sont une combinaison de traits horizontaux, verticaux ou obliques à tête triangulaire, imprimés ou incisés en creux. Ils dérivent de signes plus anciens qui se présentent comme des images schématiques ( «pictogrammes» ). L’écriture cunéiforme est inscrite essentiellement sur des objets en argile crue et cuite ou en pierre ; mais également sur métal, céramique ou ivoire.




  Tout objet portant de l’écriture araméenne (écriture alphabétique essentiellement gravée ou à l’encre).


Avec le financement :


U.S. Department of State
Bureau of Educational and Cultural Affairs