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Le pillage des pièces archéologiques et la destruction des sites sur le sol africain constituent une atteinte irréparable à l'histoire de l'Afrique, et par là à l'histoire de l'humanité, en supprimant à jamais la possibilité d'en reconstituer des pans entiers. Les moyens de comprendre ces objets disparaissent effectivement dès lors qu'ils sont sortis de leur contexte archéologique et séparés de l'ensemble auxquels ils appartenaient. Seules des fouilles archéologiques menées par des professionnels peuvent permettre de leur restituer une identité, de les dater et de les localiser. Aussi longtemps que la demande du marché de l'art international continuera, des objets seront pillés pour être proposés à la vente.

En réponse à l'urgence de la situation, une liste des catégories d'objets archéologiques africains particulièrement victimes du pillage a été établie lors de l'Atelier sur la protection du patrimoine culturel africain qui s'est tenu à Amsterdam du 22 au 24 octobre 1997. Organisé par l'ICOM (Conseil international des musées) dans le cadre de son programme AFRICOM, il a rassemblé des professionnels des musées africains, européens et nord-américains afin de mettre en place une politique commune pour lutter contre le trafic illicite des objets culturels africains et favoriser les accords régionaux et internationaux.

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La Liste Rouge comprend les catégories d'objets archéologiques suivantes :

 

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Ces objets sont parmi les biens culturels les plus touchés par le pillage et le vol. Protégés par les législations de leur pays, ils sont interdits d'exportation et ne doivent en aucun cas être proposés à la vente.
Un appel est donc lancé aux musées, salles des ventes, marchands et collectionneurs afin qu'ils n'achètent plus ces objets.

Cette liste contient les objets particulièrement en danger, mais elle n'est en aucun cas exhaustive. Devant toute pièce archéologique en vente se pose la question de la légalité de son exportation.

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L'ICOM et la Protection du patrimoine

L'ICOM est une organisation internationale, à but non lucratif, vouée à la promotion et au développement des musées et de la profession muséale. Fondé en 1946, l'ICOM qui compte actuellement plus de 15 000 membres, constitue un réseau mondial de communication pour les professionnels de musée de toutes disciplines et de toutes spécialités. Il bénéficie de relations formelles d'association avec l'UNESCO en tant qu'organisation non gouvernementale (ONG) et jouit d'un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies. Son Secrétariat et son Centre d'information, situés à Paris, à la maison de l'UNESCO, assurent le fonctionnement quotidien de l'organisation et la coordination de ses activités et de ses programmes.

 

La lutte contre le trafic illicite des biens culturels est un objectif prioritaire pour l'ICOM. Les musées doivent être les premiers acteurs de cette lutte en adoptant des règles scrupuleuses en matière d'acquisition d'objets et cela dans le respect du Code de déontologie de l'ICOM.

 

En Afrique, dans le cadre d'AFRICOM, programme de l'ICOM pour l'Afrique, plusieurs actions concrètes ont été menées pour endiguer vols et pillages. Des ateliers régionaux ont été organisés afin de renforcer la coopération entre les services du patrimoine, de la police et des douanes. La publication du Manuel de normes. Documentation des collections africaines a apporté l'outil indispensable pour le perfectionnement des inventaires et la protection des collections de musée. La diffusion d'informations sur les biens volés avec Cent objets disparus. Pillage en Afrique a permis la sensibilisation des professionnels et du grand public et a abouti à des restitutions d'objets. En octobre 1997, une nouvelle étape a été franchie à Amsterdam avec la mobilisation des professionnels africains, européens et nord-américains en faveur de la protection du patrimoine africain. Dans la mise en place d'une politique commune pour lutter contre le trafic des objets culturels africains, des recommandations en matière de recherche, de collaboration Nord/Sud, de formation et de sensibilisation ont été formulées et la Liste Rouge des objets archéologiques particulièrement en danger a été établie.

 

Depuis octobre 1999, AFRICOM est devenu le Conseil international des musées africains, une organisation autonome et panafricaine dont le siège se trouve à Nairobi (Kenya).

 

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