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OBJETS COLONIAUX
Peinture - Peinture à l'huile


 

Tableaux des écoles mexicaine et guatémaltèque

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L'Ascension du Seigneur, Alonso López de Herrera,
huile sur bois, 2,4 x 1,6 m
Noces, anonyme,
huile sur bois
L'Immaculée Conception,
anonyme, huile sur bois,
  © CONACULTA-INAH-MEX.
Reproduction autorisée par l'Instituto
Nacional de Antropología e Historia
© CONACULTA-INAH-MEX. Reproduction autorisée par l'Instituto Nacional de Antropología e Historia © CONACULTA-INAH-MEX.
Reproduction autorisée par l'Instituto
Nacional de Antropología e Historia

--Origine  
 

Guatemala et Mexique.

--Caractéristiques  
 

Les peintures à l'huile religieuses des écoles guatémaltèque et mexicaine datent de la période de la vice-royauté ou coloniale (du XVIe au XVIIIe siècle). Ces objets de culte se trouvent dans les églises et les monastères du Mexique et du Guatemala.
Certains tableaux sont anonymes mais un grand nombre ont été signés par des artistes espagnols, métis et indigènes de grande renommée. Au XVIe siècle, les Espagnols Simón Pereyns et Andrés de la Concha, dirigèrent des ateliers importants afin de satisfaire la demande locale. A la fin du XVIIe siècle, les peintres de deuxième génération (dont Baltazar Echave Orio) ou de troisième génération (Luis Juárez, Alonso López de Herrera, Echave Ibía) créèrent un style original influencé par le maniérisme. Au XVIIIe siècle, les artistes les plus réputés, d'inspiration baroque, furent Miguel Cabrera, José Ignacio de la Cerda, Nicolás Enríquez, Miguel de Herrera, José de Ibarra, Andrés de Islas, Andrés José López, Juan Rodríguez Juárez et Cristóbal de Villalpando.
Ces œuvres sont peintes sur un support en bois ou en toile (lin), recouvert d'un mélange à base de carbonate de calcium, pigmenté de rouge ou d'ocre (que l'on peut voir dans les parties détériorées). Une fois les peintures aux couleurs vives appliquées, le tout était protégé d'une couche de vernis.
Les dimensions vont de 5 cm à 2 ou 4 m de haut. Les plus petits sont les tableaux peints sur bois ou sur bronze et les plus grands ceux peints sur toile. Les cadres sont parfois élaborés.
Les tableaux sont d'inspiration religieuse : vie des saints, images de martyrs, scènes de la Passion, portraits de personnages importants de l'église catholique et de fondateurs d'ordres religieux. La Vierge Marie portant l'enfant Jésus dans ses bras est l'une des iconographies les plus courantes.

 

--Urgence de la situation  
 

Ces tableaux, en particulier ceux des grands maîtres, se caractérisent par leur qualité et leur valeur esthétique. De plus, ils témoignent de l'intégration de la religion, de la pensée et des courants esthétiques de l'Europe occidentale dans la vice-royauté de La Nouvelle Espagne. Ils ont un style et une composition propres ; en effet, ils s'inspiraient de gravures européennes et non pas directement des tableaux ou des grands maîtres occidentaux.
De nombreux tableaux se trouvent encore de nos jours dans les églises catholiques, où ils font partie de l'ensemble architectural et sont utilisés à des fins religieuses. Leur vol nuit gravement au patrimoine national et à la communauté. En outre, les tableaux sont parfois endommagés ; les pilleurs les détachent de leur châssis et les enroulent ou les plient pour les transporter plus facilement.

 

--Législation protégeant ces objets  
 

Voir Guatemala et Mexique

--Bibliographie  
 
  • Gutiérrez, Ramón (coord.). Pintura, escultura y artes útiles de Iberoamérica, 1500-1825. Madrid, Ediciones Cátedra, S.A, 1995.
  • Sebastián, Santiago. El Barroco Iberoamericano: Mensaje Iconográfico. Madrid, Ed. Encuentro, 1990.

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janvier 2004