Introduction I Sommaire I Exemple précédent I Exemple suivant

OBJETS PRECOLOMBIENS
Bois - Ustensiles rituels


 

Plateau à hallucinogènes

Origine I Caractéristiques I Urgence de la situation I Législation I Bibliographie

Cliquez sur la photo pour l'agrandir

Cliquez sur la photo pour l'agrandir

Cliquez sur la photo pour l'agrandir

Cliquez sur la photo pour l'agrandir

Plateau à hallucinogènes,
bois, hauteur : 17,3 cm
Accessoires : cuillère et tubes d'inhalation, bois, hauteur : 10-20 cm Plateau à hallucinogènes, bois, hauteur : 18,8 cm Plateau à hallucinogènes,
bois, hauteur : 13,4 cm
  © Museo Arqueológico
Padre Le Paige
© Museo Arqueológico
Padre Le Paige
© Museo Arqueológico
Padre Le Paige
© Museo Arqueológico
Padre Le Paige

--Origine  
 

Argentine, Chili et Pérou.

--Caractéristiques  
 

Les plateaux à hallucinogènes sont des ustensiles rituels provenant pour la plupart du nord du Chili (régions d'Arica, de Calama et de San Pedro de Atacama). On en trouve aussi au sud du Pérou, sur le versant oriental des Andes (province de La Rioja, Argentine) et au sud du Chili (jusqu'à Coquimbo).
A ce jour, près de 300 plateaux ont été découverts. Ils datent de 500 av. J.C. à 1000 apr. J.C. (Arica, Chili) et de 250 à 1050 apr. J.C. (San Pedro, Chili). Ils connurent leur apogée pendant la période Tiwanaku (500-900 apr. J.C.).
Ces plateaux servaient à inhaler des substance hallucinogènes. Il s'agit de petits plateaux rectangulaires comprenant une cavité centrale et un ou plusieurs appendices. Ils mesurent de 10 à 30 cm de long. Ils sont faits en " algarrobo " ou " chañar ", des bois autochtones du nord du Chili. Dans la région d'Arica on trouve aussi des exemplaires en bois, en os ou en coquillage, ayant les mêmes formes et les mêmes décors que les plateaux en bois.
Les exemplaires en bois sont sculptés en bas-relief, sur plusieurs niveaux ou en ronde-bosse. Des décorations géométriques (zigzags, lignes, demi-cercles, triangles, motifs échelonnés) sont incisées. L'ornement principal (figures humaines, animales, têtes ou formes abstraites) se trouve sur l'anse. Les figures humaines sont représentées de face ou de profil, agenouillées ou allongées, ailées ou pas, avec ou sans coiffe. Le personnage le plus fréquent est le Sacrificateur qui tient une tête décapitée par les cheveux. Parmi les motifs animaux, les représentations les plus communes sont les félins, les camélidés, les oiseaux (dont le condor) et les serpents.
Les pièces ont parfois des incrustations d'or, de coquillage ou de pierre semi-précieuse (malachite, turquoise, azurite).
Les plateaux à hallucinogènes sont accompagnés d'accessoires : tubes d'inhalation, spatules, mortiers, pilons et petites boîtes et tubes en os avec des décorations en grand feu.

 

--Urgence de la situation  
 

Au Chili, les plateaux à hallucinogènes ont été découverts au cours de fouilles scientifiques. Issus de cérémoniels propres aux cultures précolombiennes, ils fournissent un témoignage essentiel sur les coutumes et les rites traditionnels. Ils constituent de ce fait une partie importante du patrimoine archéologique andin.
La situation est d'autant plus critique que leur facture et leur iconographie en font des pièces très recherchées par les collectionneurs. Leurs dimensions réduites facilitent leur transport clandestin.
Tous les sites contenant ce type de matériel sont susceptibles d'être pillés et saccagés. Les pièces archéologiques étant des biens irremplaçables et non renouvelables, il est urgent de parer à cette menace.

 

--Législation protégeant ces objets  
 

Voir Argentine, Chili et Pérou

--Bibliographie  
 
  • Benavente, Massone & Thomas. "El Complejo del Rapé: un diseño de investigación". In : Revista Chilena de Humanidades, No 6, Facultad de Filosofía, Humanidades y Educación, Universidad de Chile, 1984.
  • Tesoros de San Pedro de Atacama. 2da edición. Santiago, Catálogo Museo Chileno de Arte Precolombino, 1988.

Top

 

 

Introduction I Legislation I Remerciements I Bibliographie générale I Exemple précédent I Exemple suivant
Page d'accueil Liste Rouge I Site Web ICOM

janvier 2004