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OBJETS PRECOLOMBIENS
Métaux - Pendentifs


 

Pendentifs aigle

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Pendentif, or,
7.8 x 5.7 cm
Pendentif, or,
7 x 8.6 cm
Pendentif, or,
4.9 x 4.7 cm
  © Museo Nacional de Costa Rica © Dirección Nacional del Patrimonio Histórico © Museo Nacional de Costa Rica

--Origine  
 

Costa Rica et Panama.

--Caractéristiques  
 

Ces pendentifs en forme d'oiseau aux ailes déployées sont appelés " águilas " (aigles) ou " aguilillas " (aiglons). Ils sont originaires de la région du Gran Chiriquí (sud du Costa Rica et nord de Panama), riche en gisements d'or. On en trouve aussi dans des proportions moindres dans d'autres régions du Costa Rica.
Produits de 400 à 1550 apr. J.C., ils se trouvent essentiellement dans des sites funéraires.
Ils sont en or ou en tumbaga, alliage d'or et de cuivre qui est parfois oxydé (taches vertes) ou endommagé. Ils ont été fabriqués selon les techniques de la cire perdue et du martelage, et décorés en fausse filigrane (elle n'est pas réalisée par des fils d'or entrelacés et soudés mais dans le moule), par des points et des lignes en repoussé. Ils mesurent de 2 à 15 cm de haut et pèsent de 0,5 à 250 g en fonction de leurs dimensions et de la matière première utilisée.
Les aigles ont le corps légèrement bombé, les ailes déployées, de petites serres et une grande queue triangulaire, formée de feuilles plates. Leur tête, surmontée d'une crête, présente un bec courbé. La complexité des détails varie d'un exemplaire à l'autre.
Il existe une large gamme de pendentifs du même matériel et de petites dimensions : certains, anthropomorphes, sont munis d'une tête ou d'un masque de crocodile, ou sont représentés nus avec des boucles d'oreille en spirale ; d'autres sont zoomorphes (grenouilles, insectes ou félins avec une longue queue dressée) ; enfin, on trouve aussi des feuilles circulaires en or, des grelots et des perles de collier.

 

--Urgence de la situation  
 

Ces masques sont rarement découverts au cours de fouilles archéologiques. La plupart de ceux qui font partie de collections muséales sont issus d'activités illicites et ont été achetés des années 1950 aux années 1970.
Les objets en or sont très recherchés, tant par le matériel même que par leur représentativité. D'où le danger que courent les sites funéraires du sud du Costa Rica et de Panama.
On les trouve intégrés dans des colliers modernes ou en tant que pendentifs. Parfois les copies réalisées sont si ressemblantes qu'on peut les confondre avec les objets originaux.
En février 2003, la plus grande partie de la collection d'orfèvrerie du Museo Antropológico Reina Torres de Araúz (ville de Panama) a été dérobée. Les pièces, datant de 400 à 1500 apr. J.C., proviennent de toutes les régions de l'isthme de Panama. Certains objets ont été récupérés en mai 2003, mais d'autres sont encore portés disparus, dont le pendentif en forme d'aigle, montré en illustration.

 

--Législation protégeant ces objets  
 

Voir Costa Rica et Panama

--Bibliographie  
 
  • Calvo Mora, Marlin; Bonilla, Leidy & Sánchez, Julio. Gold, Jade, Forest: Costa Rica. University of Washington Press, 1995.
  • Corrales, Francisco. Surgimiento y desarrollo de la sociedad compleja en la Costa Rica Precolombina. In: Exhibición Oro y Jade: Emblemas de poder en Costa Rica. Bogotá, 1999.
  • Fernández, Patricia. Metalurgia del Oro en la América Prehispánica. In: El Libro de la Minería del Oro en Iberoamérica. Andalucía, Gráficas Monterreina S.A., 2001.

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janvier 2004