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OBJETS PRECOLOMBIENS
Métaux - Masques


 

Masques Tumaco-Tolita

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Masque Tumaco-Tolita, or,
17 x 16.8 cm
Masque Tumaco-Tolita, or Masque Tumaco-Tolita, or,
43.5 x 49 cm
  © Museo Antropológico del Banco Central © Museo Antropológico del Banco Central © Museo Antropológico del Banco Central

--Origine  
 

Colombie et Equateur.

--Caractéristiques  
 

La culture appelée " La Tolita " (Equateur), " Tumaco " (Colombie) ou " Tumaco-Tolita " désigne un ensemble de vestiges précolombiens découverts dans la région allant de l'embouchure du fleuve San Juan, en Colombie, à la baie de San Mateo, à l'extrême nord-ouest de l'Equateur. Elle se caractérise par la qualité de son orfèvrerie, plus particulièrement les masques en or, datant de 600 av. J.C. à 200 apr. J.C.
Leur provenance exacte est inconnue car ils n'ont été jusqu'à présent jamais découverts dans le cadre de fouilles archéologiques. On sait cependant qu'ils étaient enterrés dans les sépultures de dignitaires, recouvertes d'un monticule de terre artificielle (appelé " tola ").
Les masques sont en or et en tumbaga, (un alliage d'or et de cuivre de couleur dorée). Leurs dimensions varient mais ils mesurent en moyenne 17,5 cm de haut et 13,6 cm de large.
Ils sont composés d'une ou de plusieurs feuilles fines, martelées ou repoussées. Les plus répandus ont la forme d'un visage humain arrondi, au bord supérieur coupé horizontalement avec, parfois, les yeux et la bouche ajourés. Les traits sont simples et les détails varient d'un masque à l'autre. Les éléments les plus caractéristiques sont les yeux en amande, le nez large et la bouche fine et horizontale. Les yeux sont repoussés sur la feuille ou formés de feuilles indépendantes unies au masque par des fils de fer. Les masques portent parfois des anneaux d'oreille et de nez. De petites feuilles superposées ou suspendues servent souvent à représenter les traits ou des ornements.
On trouve aussi des masques plus petits, dénués de fentes et servant de pectoraux, en forme d'animaux, surtout des félins aux grands crocs. Les traits ont été repoussés sur les feuilles ; d'étroites bandes découpées imitent les rayons du soleil ou les moustaches des félins.

 

--Urgence de la situation  
 

La valeur de ces masques tient surtout à la méticulosité et à l'originalité de leur facture. Ils témoignent du développement de l'orfèvrerie dans une société très hiérarchisée et attachant une grande importance aux cérémonies et à la religion.
Le pillage des " tolas " ou monticules archéologiques est pratiqué depuis des siècles ; aujourd'hui les trafiquants d'objets archéologiques ont succédé aux chercheurs d'or. A tel point qu'il ne reste à l'heure actuelle que 16 des 40 " tolas " de l'île de La Tolita.
Les musées équatoriens ne disposent que de 20 masques ; les masques en or sont donc devenus des objets rares et très prisés.
Le Museo Carlos Zevallos Menéndez, situé dans la Casa de la Cultura Núclea del Guayas (Guayaquil, Ecuador) a été cambriolé à deux reprises, en 1979 et en 1987-88. Ce deuxième pillage a été particulièrement accablant puisqu'un incendie, provoqué afin de couvrir les cambrioleurs, a détruit de nombreuses pièces, dont des masques en or. A ce jour, aucune pièce volée n'a été récupérée.

 

--Législation protégeant ces objets  
 

Voir Colombie et Equateur

--Bibliographie  
 
  • Actualización del conocimiento Arqueológico en la Costa Ecuatoriana, Museo del Banco del Pacifico, 1994.
  • Bouchard, Jean Francois & Usselmann, Pierre. Trois millénaires de civilisation entre Colombie et Equateur : La région de Tumaco La Tolita. Paris, CNRS Editions, 2003.

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janvier 2004