Communiqué de presse - ICOM

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Liste Rouge de l'ICOM
Objets NOK et SOKOTO : Reconnaissance de propriété pour le Nigeria

5 mars 2002


L'ICOM se félicite de la décision de l'État français, de reconnaître la propriété de trois ouvres Nok et Sokoto à la république fédérale du Nigeria.

Acquises en 1999, par la France pour le futur musée du Quai Branly, ces pièces font partie des 8 catégories d'objets archéologiques inscrites sur la Liste Rouge de l'ICOM. Comme tels ils sont considérés comme étant parmi les biens culturels les plus touchés par le pillage et le vol. Protégés par les législations de leurs pays, ces objets sont interdits d'exportation et ne doivent en aucun cas être vendus ou achetés.

L'ICOM salue également l'attitude généreuse du Nigeria qui a accepté, en échange de cette reconnaissance de propriété, la mise en dépôt de ces 3 objets, pour une durée, particulièrement longue, de 25 ans (renouvelable), dans les lieux d'exposition permanents du musée du quai Branly.

Aussi, l'ICOM recommande que le statut particulier de ces objets, ainsi que les conditions de leur découverte puissent être clairement indiqués au public.

L'ICOM rappelle que le pillage des pièces archéologiques en Afrique constitue une atteinte irréparable à l'histoire de ce continent et à celle de l'humanité. Il est donc important que les musées soient les premiers acteurs de la lutte contre le trafic illicite des biens culturels en adoptant des règles scrupuleuses en matière d'acquisitions d'objets et cela dans le respect du Code de déontologie des professionnels des musées.

Restitution au Burkina Faso

L'ICOM se réjouit également de la restitution au Burkina Faso, le 16 décembre dernier, d'une statuette en pierre qui se trouvait dans une collection privée en Allemagne. Volée en 1991, cette pièce avait été publiée en 1994 dans l'ouvrage de l'ICOM Cent objets disparus. Pillage en Afrique. Ces types de statuettes sont également inscrits sur la Liste Rouge de l'ICOM sous la catégorie, "Statues en Pierre du Nord du Burkina Faso".

L'ICOM déplore toutefois que la propriété de cet objet n'ait pas été reconnue à la communauté d'où elle provient, ni même au Burkina Faso.

Ces restitutions sont très encourageantes, pourtant beaucoup d'autres objets de la Liste Rouge circulent toujours sur le marché de l'art international et l'Afrique n'est pas le seul continent victime de ces trafics. Vols dans les églises en France et en Italie, démantèlement des temples et monuments en Asie, fouilles clandestines des tombes en Amérique latine, aucun pays n'est épargné par le pillage des biens culturels.

Il est donc urgent que l'action de l'ICOM et de ses partenaires soit relayée efficacement et que les États adoptent les outils juridiques internationaux, tels que la convention de l'UNESCO de 1970 et la convention Unidroit de 1995, pour endiguer le trafic illicite des biens culturels et préserver le patrimoine fragile de l'humanité.

Contact: Valérie Jullien - Tél. +33 (0) 1.47 34 05 00 - Fax. + 33 (0) 1.43.06.78.62



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