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La Documentation du Patrimoine Culturel
  Importance de la documentation
  Besoin de normes de documentation
  Fiche d’indexation minimale
  Fiche d’indexation minimale normes
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Introduction
Dès ses débuts, les auteurs du projet ont reconnu la nécessité de collaborer avec les organisations représentant six communautés clés:
  • Les organisations du patrimoine culturel (musées, inventaires nationaux et organisations d’archéologie)
  • Les forces de police
  • Les agences de douanes
  • Le commerce de l’art
  • Les experts en objets d’art et en objets anciens
  • Les compagnies d’assurances
Les besoins en information de ces organisations sont variables, mais elles demandent toutes une documentation qui rende possible l’identification d’objets individuels. Amener ces communautés à accepter un consensus sur les catégories d’informations nécessaires à l’identification des objets s’avéra la condition absolument essentielle au succès de l’initiative.

La première étape sur la voie de l’établissement d’un consensus sur les informations de base fut de désigner et de comparer les éléments d’information requis par chaque communauté, afin de clarifier les buts dans lesquels ces renseignements sont recueillis, et de déterminer la manière dont ils sont utilisés et partagés. Ces éléments furent déterminés sur la base de recherches et d’entrevues, et surtout, de grandes enquêtes internationales. La première d’entre elles fut conduite par le Getty Information Institute entre juillet et décembre 1994, avec l’adhésion du Conseil de l’Europe, du Conseil International des Musées et de l’Unesco. Les enquêteurs obtinrent les réponses d’organisations de 43 pays, au nombre desquelles se trouvaient d’importants musées et galeries, de nombreux centres de documentation sur le patrimoine, Interpol et des agences nationales de forces de police. L’enquête prenait aussi en compte les normes existantes dans le monde des musées ainsi que les initiatives visant à la création de normes, comme celles du Conseil International des Musées, de la Museum Documentation Association de Grande-Bretagne, et du Réseau Canadien d’Information sur le Patrimoine.

Les résultats de cette enquête préliminaire — publiés en juillet 1995 sous le titre de: Protecting Cultural Objects Through International Documentation Standards: A Preliminary Survey — ont effectivement démontré l’existence d’un accord général sur un grand nombre de catégories d’informations qui pourraient figurer dans la norme proposée. Encouragés par ces résultats, les auteurs du projet élargirent le champ de leurs recherches et entreprirent d’analyser les besoins en information d’autres communautés clés, c’est-à-dire les négociants en art; les antiquaires; les experts en biens personnels; les compagnies d’assurances spécialisées dans le marché de l’art; et les agences de douanes. La réception de plus de 1000 réponses de la part d’organisations de 84 pays et dépendances fit de cette sorte d’enquête la plus vaste qui fût jamais effectuée.

Les conclusions tirées des réponses à l’enquête fournirent la matière d’une série de tables rondes d’experts venus des communautés concernées. La première rencontre, rassemblant des spécialistes en conservation, eut lieu à Washington, D.C., en août 1994. C’était la première rencontre d’un groupe de travail international de spécialistes en conservation, organisée conjointement par le Getty Information Institute et le Getty Conservation Institute. Une recommandation capitale avancée par ce groupe fut que la norme devrait inclure une catégorie appelée Eléments Distinctifs, dont le but consisterait à enregistrer l’information relative aux caractéristiques physiques d’un objet qui puissent aider à l’identifier, telles que dégâts matériels, réparations ou défauts de fabrication.10 La table ronde de Washington fut suivie d’une réunion d’experts en documentation muséale, tenue à Edimbourg en novembre 1995. La norme recommandée par ces experts a subi peu de changements à la suite d’enquêtes et de recommandations ultérieures. Cette réunion posa un jalon d’importance pour le projet en démontrant la possibilité d’établir un consensus de professionnels au sein d’une communauté clé. La troisième rencontre, une réunion de spécialistes en assurances d’objets d’art, se tint à la compagnie Lloyd’s de Londres en mars 1996. La quatrième, au Musée Winterthur du Delaware, rassembla des organisations représentant des galeries et des experts en œuvres d’art et antiquités. La dernière rencontre eut lieu à Prague en novembre 1996; elle rassemblait des envoyés des forces de police et d’organisations commerciales qui exploitent des bases de données informatisées sur les vols d’objets d’art. Elle était organisée en partenariat entre l’Unesco et le Ministère de la Culture de la République tchèque.


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