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La Documentation du Patrimoine Culturel
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Fiche d’indexation minimale normes
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Introduction
La Fiche d’Indexation Minimale pour les Sites Archéologiques

La fiche d’indexation minimale pour les sites archéologiques résulte de la collaboration entre le Comité pour la Documentation (CIDOC) du Conseil International des Musées (ICOM) et du groupe de documentation en archéologie du Conseil de l’Europe. C’est une conférence internationale tenue à Copenhague en 19919 et réunissant des représentants d’enregistrements archéologiques de plusieurs nations qui est à l’origine de la norme. Les participants se rendirent compte qu’il existait déjà beaucoup de similarités dans les façons d’aborder les enregistrements nationaux, mais reconnurent le besoin d’une collaboration plus étroite dans un certain nombre de domaines, dont celui des normes de documentation. La décision de mettre au point une fiche d’indexation minimale pour les sites archéologiques fut prise par le CIDOC réuni à Québec en 1992, et le groupe de travail des sites archéologiques fut mis en charge du projet. Les buts du groupe sont les suivants:
  • Faciliter la communication entre les institutions nationales et internationales responsables de l’enregistrement et de la protection du patrimoine archéologique;

  • Porter assistance aux pays qui commencent à systématiser l’enregistrement et la protection de leur patrimoine archéologique;

  • Faciliter les recherches utilisant la fiche d’indexation minimale lorsque ces travaux ont un aspect international.
Peu de temps après la formation du groupe de travail, le Plan Européen pour l’Archéologie fut lancé sous l’égide du Comité pour le Patrimoine Culturel du Conseil de l’Europe. La mise en vigueur du Plan, en avril 1993, faisait suite à la signature à Valletta, Malte (Conseil de l’Europe, 1992) de la Convention européenne révisée pour la protection du patrimoine archéologique, en janvier 1992, et était en accord avec la résolution 1 de la troisième Conférence des ministres responsables du patrimoine culturel. L’un des quatre principaux éléments du Plan Européen pour l’Archéologie consistait en un programme axé sur les techniques et normes de réalisation d’inventaires et de documentation en matière de patrimoine archéologique. L’une des dispositions les plus importantes de ce programme était l’élaboration d’une fiche minimale pour l’enregistrement des sites archéologiques, dans la lignée de celles établies par le Conseil de l’Europe pour la fiche d’indexation minimale des monuments historiques et des édifices du patrimoine architectural. Lorsque le groupe de travail du Conseil réalisa que le groupe de travail du CIDOC était en train de préparer une norme de données archéologiques sur le modèle de la fiche d’indexation minimale, le groupe du Conseil décida alors que la façon d’agir la plus pragmatique était d’adopter la norme du CIDOC comme base de sa propre fiche minimale, sous réserve de quelques aménagements rendus nécessaires par la couverture plus restreinte du Conseil de l’Europe.

Lors de l’élaboration de la norme, le groupe de travail se rendit compte qu’il était important d’atteindre un vaste public et d’y intéresser les archéologues d’autant de pays que possible. Parti d’un petit comité représentant le Canada, le Danemark, la France, la Roumanie et le Royaume-Uni, le nombre de membres s’agrandit des représentants de l’Albanie, du Brésil, d’Israël, du Kenya, de Madagascar, de Pologne, de la Fédération Russe et des Etats-Unis. Il y a également des membres par correspondance en Allemagne, à la Jamaïque, en Lettonie, aux Pays-Bas, en Norvège, en Afrique du Sud et en Zambie. Le groupe décida tout de suite de travailler en collaboration avec d’autres institutions intéressées, et entra donc en liaison avec un certain nombre d’organisations comme le Conseil de l’Europe, l’ICOMOS, le Getty Information Institute, ainsi que d’autres groupes de travail du CIDOC. Une enquête fut ouverte pour déterminer le contenu de la norme. Un total de 35 pays donnèrent 109 réponses venant d’organisations représentant 177 inventaires.

La fiche d’indexation minimale internationale pour les sites archéologiques du patrimoine archéologique est restée très proche de la fiche d’indexation minimale des monuments historiques et des édifices du patrimoine architectural afin que les pays désireux d’introduire dans une seule base de données toutes les informations relatives au patrimoine bâti puissent le faire. De plus, cette norme peut être reliée à d’autres normes, telles que la norme du CIDOC pour les objets archéologiques (1992), les recommandations internationales pour l’information sur les objets muséographiques du CIDOC (1995) et la norme Object ID (1997).

Une version préliminaire de la fiche d’indexation fut publiée en 1995 et largement diffusée parmi les organisations du patrimoine. En septembre de la même année, à Oxford, elle fit l’objet de discussions au cours d’un colloque organisé par le Conseil de l’Europe et la Royal Commission on the Historical Monuments of England. Les délégués recommandèrent que la fiche soit approuvée en tant que partie du Plan Européen pour l’Archéologie du Conseil de l’Europe.

La fiche d’indexation minimale a été conçue de manière à permettre d’enregistrer les catégories minimales d’information requises pour arriver à une évaluation raisonnablement complète d’un monument ou d’un site, que ce soit dans un but d’aménagement, de gestion, d’enseignement, ou autre. En outre, elle permet de fournir des références renvoyant à d’autres informations détenues dans des bases de données, des centres de documentation ou autres lieux, références qui peuvent s’avérer nécessaires à la connaissance détaillée et à la protection des sites individuels ou des grandes catégories de sites. Il est également prévu que la fiche pourra:
  • Servir de structure modèle aux organisations désireuses de mettre en place de nouveaux systèmes d’enregistrement;

  • Encourager la cohérence dans l’enregistrement des sites et des monuments;

  • Fonctionner à la manière d’un format d’échanges pour le partage des données;

  • Former la base de projets menés en collaboration.
Les auteurs de la fiche reconnaissent qu’en effet, les différentes organisations qui enregistrent l’information sur l’archéologie le font dans des buts différents et à des niveaux de détail différents. C’est la raison pour laquelle certaines sections, sous-sections et certains champs sont facultatifs et non obligatoires, afin de permettre à ces organisations d’effectuer leur inventaire à un niveau approprié à leurs buts et à leurs moyens. La fiche a été élaborée pour être utilisée en conjonction avec le modèle de données choisi pour la base de données du pays ou de la région. Dans la plupart des cas, le modèle devra être modifié pour mieux répondre aux besoins de chaque organisation


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