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La Documentation du Patrimoine Culturel
  Importance de la documentation
Besoin de normes de documentation
  Fiche d’indexation minimale
  Fiche d’indexation minimale normes
  Object ID
Introduction
Le Besoin de Normes de Documentation

Les organisations responsables du patrimoine culturel, faisant partie d’un réseau de dépendances réciproques, ont besoin de partager leurs informations et de maintenir le contact avec leurs pairs au sein de leur profession et dans les domaines associés. Le partage des informations est non seulement la condition essentielle à une meilleure connaissance et à une gestion efficace du patrimoine culturel, mais il est également important pour d’autres raisons en corrélation avec la première:
  • La promotion et l’interprétation du patrimoine en vertu de son importance économique capitale, notamment pour le tourisme culturel et le développement régional;

  • Le renforcement de l’identité culturelle et sociale au niveau régional, national et international;

  • La capacité de combattre le vol et le trafic illicite des biens culturels à l’échelle mondiale.
Bien que la documentation du patrimoine culturel soit déjà assurée au niveau local et au niveau national, le besoin d’utiliser l’information générée par les centres de documentation est en passe d’atteindre le niveau international, en réponse aux orientations de l’activité économique, de la prise de conscience culturelle et des problèmes de sécurité.

Désormais, en raison des possibilités de contact et de partage de l’information qu’offrent les nouvelles technologies, la grande utilité de la création de réseaux d’information sur le patrimoine culturel devient très claire: il sera désormais possible d’accéder aux inventaires créés et gérés par diverses organisations. Cependant, la généralisation de cet accès ne peut se produire que si des normes de documentation sont mises au point pour assurer la compatibilité entre les bases de données qui composent un réseau. Cette compatibilité s’obtiendra le plus aisément au niveau d’information le plus restreint, un niveau minimum, c’est-à-dire à celui des catégories d’information essentielles, de base, communes à de nombreux projets de documentation. L’adoption de ces catégories facilite l’automatisation de l’enregistrement, de l’interrogation et de l’échange des informations. Bien que le concept de fiche d’indexation minimale ait été élaboré en pensant aux ordinateurs, son application s’étend lorsqu’il s’agit d’indexer, d’organiser et de classifier des informations, indépendamment du fait qu’elles soient sur papier, sur fichiers, ou dans des bases de données. C’est un mécanisme qui n’est pas une fin en soi, mais qui est conçu pour ouvrir la voie — donner la clé — à des informations supplémentaires contenues dans une base de données ou dans des archives. Ce genre d’informations variera en fonction des besoins et des objectifs de chaque organisation.

Les trois initiatives présentées dans cette publication identifient l’ensemble minimum d’informations considérées comme nécessaires à la documentation du patrimoine architectural, archéologique et mobilier. Pour chaque initiative, les catégories ont été rédigées et approuvées par les utilisateurs potentiels sur les bases suivantes: 1) qu’elles n’obligent pas les organisations à recueillir l’information qu’elles ne recueilleraient pas autrement; 2) qu’elles n’obligent pas les organisations à se conformer à des systèmes incompatibles à leurs propres besoins. Plus exactement, ces catégories essentielles fournissent des structures acceptées par les utilisateurs pour imposer un ordre sur les informations considérées comme indispensables à une bonne gestion du patrimoine culturel. En raison du fait qu’elles ont été mises au point d’une manière similaire, avec des intentions comparables, les trois normes présentées ici peuvent, soit fonctionner seules, soit, si les besoins de l’organisation le demandent, être reliées entre elles pour qu’il soit possible de compiler des ensembles d’enregistrements sur l’archéologie, les édifices et les objets mobiliers. Cette possibilité représente un événement marquant en matière de documentation, englobant à la fois le patrimoine culturel mobilier et immobilier.

La fiche d’indexation minimale des monuments historiques et des édifices du patrimoine architectural (1992) a été créée pour identifier les catégories d’information nécessaires à l’enregistrement des édifices d’intérêt historique et architectural, et la fiche d’indexation minimale pour les sites archéologiques (1995) pour identifier les catégories nécessaires à la documentation du patrimoine immobilier archéologique. Object ID (1997) a été élaborée pour servir de norme internationale applicable à l’information nécessaire à l’identification des objets culturels, en réponse à la menace posée par le commerce illicite du patrimoine mobilier.


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