Décembre 2000

PROJET DE COMPTE RENDU
de la 97e SESSION DU CONSEIL EXÉCUTIF

Jeudi 7 décembre 2000

Paris (France)


INTRODUCTION

Jacques Perot, président de l'ICOM, ouvre la séance en remerciant de leur présence les membres du Conseil exécutif ainsi que les partenaires de l'ICOM. Le président de l'ICOM souhaite tout d'abord féliciter Mounir Bouchenaki de sa récente nomination en tant que directeur général adjoint pour la culture (Assistant-Director General for Culture en anglais). Il se dit particulièrement heureux de cette nomination et rappelle les relations amicales et professionnelles qui unissent Mounir Bouchenaki à l'ICOM. Jacques Perot forme des vœux pour le succès de la mission qui lui est confiée.

1. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR

Le projet d'ordre du jour de la 97e session est adopté avec un point supplémentaire sur la situation des musées dans les pays en difficulté.

2. ADOPTION DE LA 96e SESSION DU CONSEIL EXÉCUTIF

Le compte rendu de la 96e Session du Conseil exécutif est adopté sans modification.

3. RAPPORT ORAL DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE DU COMITÉ CONSULTATIF

Alissandra Cummins, présidente du Comité consultatif, présente le rapport oral de la session extraordinaire du Comité consultatif qui s'est tenue les 4 et 5 décembre 2000, à Paris (France). Elle félicite également Mounir Bouchenaki de sa nomination.

Elle a accueilli les nouveaux présidents membres du Comité consultatif : Russie, Tchad, ICOMON et le représentant d'UMAC, ainsi que les membres du Comité d'organisation ICOM 2001 : Andrea Garcia Sastre, vice-présidente d'ICOM 2001 ; Dolors Llopart, Esther Fragua ; Jordi Pereit i Estrada. Rafael Feria y Pérez, président d'ICOM Espagne, était également présent lors de cette session extraordinaire.

Une minute de silence a été observée à la mémoire de deux membres actifs de l'ICOM décédés depuis juin 2000 : David Propter (Royaume-Uni) et Bengt Skoog (Suède).

Alissandra Cummins mentionne l'intervention de Jacques Perot, président de l'ICOM, lors de la session extraordinaire. Au nom du Conseil exécutif, celui-ci a remercié les personnes qui ont accompli un travail remarquable au sein de l'ICOM : Bernice Murphy, présidente du Groupe de réforme (ICOM-RTF), Geoffrey Lewis, président du Comité pour la déontologie et Cary Karp pour le nouveau nom de domaine ".museum ". (cf. 2000/AD.13 : compte rendu de la session extraordinaire du Comité consultatif, décembre 2000, Paris, France)

Le président de l'ICOM a fait part de la Recommandation faite par l'ICMAH sur la situation en Palestine. Il également exprimé son inquiétude pour le patrimoine des Balkans.

Geoffrey Lewis a présenté la version révisée du Code de déontologie des professionnels de musée. Il a indiqué que ces révisions étaient le fruit d'une large consultation des membres de l'ICOM. Dans l'immédiat, il ne s'agissait que d'une révision cependant, réécrire le Code entièrement serait souhaitable à long terme. La révision fait, pour la première fois, référence au deuxième protocole à la Convention de La Haye 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé. Il a cependant souligné qu'une référence au premier protocole devait être ajoutée. Geoffrey Lewis a évoqué les principaux sujets contenus dans la version révisée :

Geoffrey Lewis a indiqué que la version française du Code devait être améliorée afin de mieux correspondre à la version anglaise.

Alissandra Cummins évoque les questions soulevées par la version révisée du Code. Le représentant des musées universitaires, Steven de Clercq a souligné la différence entre un musée dédié à la recherche avec les collections non permanentes et les autres musées. Les membres ont étudié la définition du patrimoine contenue dans le Code de l'ICOM. Ils ont souhaité ajouter certains mots dans le glossaire qui sera annexé au Code de déontologie. Ils ont demandé qu'il soit également fait référence aux points suivants :

Ils ont remercié le président du Comité pour la déontologie et ses membres pour le travail effectué depuis le mois de juin 2000.

Ils ont étudié le document présenté par Bernice Murphy, présidente du Groupe de travail sur la réforme de l'ICOM (RTF). Ce document comprenait : les Recommandations, la mission et les valeurs de l'ICOM auxquelles s'ajoutait un Plan stratégique pour les années 2001-2007.

Bernice Murphy a expliqué le travail réalisé depuis la dernière réunion en juin 2000. Les membres du Comité consultatif ont souhaité que la mission, ainsi que les valeurs de l'ICOM, soient révisées. Un consensus s'est dégagé afin que ce texte révisé soit présenté lors de l'Assemblée générale de Barcelone en juillet 2001.

En ce qui concerne la mission de l'ICOM, les membres ont souhaité que les points suivants soient ajoutés dans le paragraphe qui définit la mission de l'ICOM :

Ils ont également souhaité que les points suivants soient ajoutés ou redéfinis :

Alissandra Cummins souligne l'importance du travail réalisé par les membres du Comité consultatif lors des débats. Il ne lui est guère possible de relater ici l'ensemble des discussions, mais les membres ont exprimé leur inquiétude et souhaité la révision des points principaux suivants :

Les membres ont également étudié :

Les membres du Comité consultatif ont examiné et accepté le mandat proposé pour le Groupe de travail sur les Comités nationaux, ainsi que celui sur les Comités internationaux, sous réserve de quelques modifications. Un certain nombre de membres ont manifesté leur intérêt pour ces groupes de travail.

Ils ont également examiné le plan stratégique pour les années 2001-2007 qui remplace l'habituel programme triennal. Nancy Hushion a présidé cette séance de travail. Les membres ont accepté le document présenté sous réserve que soient ajoutés certains éléments importants. Ils ont noté la présentation satisfaisante du document et manifesté leur désir de participer à sa mise en œuvre. Jean-Aimé Rakotoarisoa, représentant de Madagascar, la demandé à l'ICOM de favoriser l'accès à l'Internet dans les pays en difficulté. Alissandra Cummins a expliqué aux membres qu'il serait important pour l'ICOM de s'impliquer davantage dans la préparation de la Convention de l'UNESCO sur le patrimoine subaquatique.

Les articles suivants des Statuts de l'ICOM devront être étudiés par le Conseil exécutif avant d'être présentés à l'Assemblée générale de Barcelone :

Alissandra Cummins informe les membres du Conseil exécutif que Günther Dembski, vice-président du Comité consultatif, a présidé la séance concernant ICOM 2001. Les membres du Comité consultatif ont pris bonne note du rapport d'Andrea García Sastre, vice-présidente d'ICOM 2001. Celle-ci a présenté le programme de la Conférence, ainsi que les activités annexes qui auront lieu sur place. Les membres du Comité consultatif se sont inquiétés de ne pas avoir la liste finale des conférenciers. Ils ont souhaité que les séances parallèles ne fassent pas concurrence aux programmes des Comités internationaux et qu'elles soient ouvertes à tous les participants à la conférence sans restriction. Par ailleurs, ils ont insisté sur la nécessité d'une meilleure communication entre le Comité d'organisation et les membres du Comité consultatif.

Cary Karp a présenté un rapport sur le nouveau nom de domaine " .museum ". Il a expliqué aux membres l'importance et les incidences de ce nouveau nom de domaine. Celui-ci sera géré par une association professionnelle à but non lucratif, nouvellement créée " Museum Domain Management Association " (MDMA). Les deux membres fondateurs de la MDMA sont l'ICOM et le J. Paul Getty Trust. Cary Karp a indiqué que cette initiative pourrait être mise en œuvre à Barcelone. Les membres du Comité consultatif ont manifesté leur enthousiasme face à cette initiative.

Patrick Boylan a présenté aux membres du Comité consultatif, le programme " Portail global de développement " (Global Development Gateway) hébergé sur le site Internet de la Banque mondiale [http://www.worldbank.org/gateway/]. L'ICOM est le partenaire de ce programme qui a pour but de rendre disponible grâce à l'Internet toutes les informations concernant la culture (trafic illicite, patrimoine culturel etc.) et le développement.

La séance du Comité consultatif s'est terminée par l'intervention du président de l'ICOM qui s'est exprimé sur " Le Printemps des musées ". Cette initiative de la Direction des musées de France vise à sensibiliser le grand public de proximité à la richesse des collections et à l'offre culturelle que peuvent apporter les musées à travers le territoire. Cette journée aura lieu le dimanche 2 avril 2001. La Direction des musées de France entend tout mettre en œuvre afin d'inciter les principaux musées des autres pays d'Europe à participer à cette manifestation.

La prochaine réunion du Comité consultatif aura lieu le 29 juin 2001 à Barcelone (Espagne), dans le cadre de la Conférence générale.

Jacques Perot remercie Alissandra Cummins de son rapport. Les membres du Conseil exécutif qui ont assisté aux réunions se félicitent du travail accompli par les membres du Comité et de l'implication de l'ICOM dans le projet présenté par Patrick Boylan.

4. RAPPORT D'ACTIVITÉS DU SECRÉTARIAT ET MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME TRIENNAL

Manus Brinkman, secrétaire général, présente un rapport oral et informe les membres des principales activités menées par le Secrétariat. En premier lieu, il indique sa joie de travailler avec une équipe dévouée qui fait preuve d'une implication réelle et d'un esprit d'équipe.

Le membres du Secrétariat se sont très largement consacrés à la préparation des documents du Groupe de réforme (ICOM-RTF) tout en assurant les tâches quotidiennes. Une large partie du travail a été consacrée à la préparation de la réunion du Comité consultatif, du Conseil exécutif et du Comité pour la déontologie.

La présentation du nouveau nom de domaine ".museum " a mobilisé le Secrétariat et notamment Valérie Jullien, responsable de la communication. Ce travail a été mené avec Cary Karp dont la présence était indispensable. Le secrétaire général et Cary Karp se sont rendus à Los Angeles afin de rencontrer les membres de " l'Internet Corporation for Names and Numbers " (ICANN), autorité responsable de l'attribution des nouveaux noms de domaine. A la suite de cette réunion, le nouveau nom de domaine ".museum " a été sélectionné par l'ICANN. Un communiqué de presse a été diffusé notamment à l'ensemble des membres du Comité consultatif. Un important travail attend encore le Secrétariat. Il remercie Cary Karp sans lequel rien n'eût été possible.

Manus Brinkman informe les membres qu'il s'est rendu à Barcelone accompagné de Joëlle Thibet, responsable de l'organisation de la Conférence générale au sein du Secrétariat. Ils ont travaillé avec les membres du Comité d'organisation. Manus Brinkman indique que le travail s'est révélé très positif. Cependant, la liste des conférenciers n'est pas encore déterminée. En outre, il reste au Conseil exécutif à étudier les propositions de thèmes des Tables rondes souhaitées par le président de l'ICOM.

Le Secrétaire général informe les membres de la préparation d'un atelier de formation à Hanoi (Vietnam), organisé en collaboration avec Amareswar Galla, président de l'Organisation régionale pour l'Asie et le Pacifique (ASPAC). Cet atelier, qui aura pour thème principal le trafic illicite, est préparé par les membres de la région. Il réunira des représentants de musées, de la police et des douanes. Cette initiative permettra également de recruter de nouveaux membres en Asie. Manus Brinkman informe les membres qu'un Comité national devrait être créé prochainement au Vietnam et au Laos. Des contacts ont été pris avec les Comités nationaux du Japon et de la Chine afin de trouver les moyens d'augmenter le nombre de membres dans cette région.

Manus Brinkman rappelle le travail accompli par l'ICOM en matière de lutte contre le trafic illicite et souligne sa contribution au rapport diffusé par le Comité national du Royaume-Uni sur ce sujet. Il informe les membres du Conseil exécutif du rôle d'information joué par le Secrétariat en ce qui concerne les statues Nok exposées au musée du Louvre. Par ailleurs, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et dans d'autres pays européens, les autorités ont souhaité obtenir plus d'informations sur la Liste rouge.

Le secrétaire général rappelle la prochaine publication d'un volume de la série : "100 objets disparus " qui sera consacré à l'Europe et aux objets religieux volés dans les pays suivants : la France, la Hongrie, l'Italie, la République tchèque.

Manus Brinkman évoque également le travail quotidien du Secrétariat, la publication des Nouvelles de l'ICOM, d'un Cahier d'étude et de la brochure consacrée aux candidats au Conseil exécutif 2001-2004. Il souhaite la bienvenue à Carla Bonomi, nouvellement recrutée au sein du Secrétariat, pour développer le site Web de l'ICOM.

Lorna Abungu a été nommée directrice d'AFRICOM. Le Secrétariat a reçu des fonds pour la formation du personnel du Musée de la Nubie. En 2001, un atelier de formation sur l'Internet destiné aux professionnels des Caraïbes se tiendra à Curaçao. Enfin, le secrétaire général indique que les actes de l'atelier sur le tourisme culturel qui s'est tenu au Pérou et en Bolivie sont en cours de préparation.

Jacques Perot remercie le secrétaire général de son rapport. Il récapitule l'ensemble des activités prioritaires menées par le Secrétariat. Il regrette l'absence de Shaje'a Tshiluila, présidente d'AFRICOM et membre du Conseil qui n'a pu participer à cette session du Conseil exécutif. L'ensemble des membres du Conseil exécutif souhaite remercier le personnel de son travail.

5. RAPPORT DU TRÉSORIER

Piet Pouw, trésorier de l'ICOM, présente le rapport financier. En ce qui concerne AFRICOM, il informe les membres qu'il a représenté le Conseil exécutif au sein du bureau d'AFRICOM. Les bureaux sont installés à Nairobi (Kenya). Une secrétaire-assistante a été recrutée. La présidence de la République a entériné la demande d'AFRICOM d'enregistrement tant qu'Organisation non gouvernementale.

5.1. Situation financière au 30 septembre 2000 avec prévisions au 31.12.2000 [2000/SEC.07]

L'ICOM prévoit un résultat positif pour l'année 2000 de 95.000 FF, mais ce montant risque de diminuer en fonction des dépenses à venir. Pour l'année 2000, le Conseil exécutif a approuvé des dépenses extra-budgétaires à hauteur de 520 000 FF. Cependant, les prévisions semblent indiquer que ce montant n'excédera par 470 000 FF. Par conséquent, le montant du résultat en fin d'année 2000 après imputation des dépenses extra-budgétaires, serait déficitaire de 375 000 FF.

Le montant des recettes des cotisations est estimé à 6.500 050 FF. Soit un montant supplémentaire de 700 000 FF par rapport au budget de 2000.

Les dépenses des activités de programmes sont inférieures et atteignent un montant estimatif de 3 959 280 FF. Le trésorier indique que le contrat de l'UNESCO a été réduit de moitié. Les recettes en provenance des produits financiers atteindraient la somme de 108 000 FF, soit un écart négatif de 160 000 FF par rapport au budget.

Le total des recettes ordinaires présenterait un montant positif de 180 000 FF. Cependant, les recettes des activités de programme atteindraient un résultat négatif de 650 000 FF. La subvention de la Fondation Ford a été reçue et dépensée en 1999.

Il faut noter au registre des dépenses que le montant correspondant aux salaires et aux charges est moins important que celui prévu au budget : 385 000 FF en raison des activités de programme. Piet Pouw note que la prime de fin d'année n'a pas été prévue au budget 2000. Elle a été accordée par le Conseil exécutif lors de sa séance de travail du dimanche 3 décembre 2000. Cette prime atteste de l'appréciation du travail accompli par les membres du Secrétariat en 2000, en particulier, le travail important lié au Groupe de réforme (ICOM-RTF). Cette prime fera baisser le montant du surplus énoncé au début de ce rapport. Le montant prévu pour les réunions du Conseil exécutif et du Comité consultatif sera plus élevé de 70 000 FF en raison des réunions supplémentaires. Les dépenses liées à la réunion extraordinaire du Comité consultatif, au Centre de documentation UNESCO-ICOM, au recrutement de Carla Bonomi seront effectuées à la fin de l'année 2000.

Quatre numéros des Nouvelles de l'ICOM ont été publiés.

La location du serveur Web et les services rendus par Cary Karp pour le serveur de l'ICOM ont été plus importants.
Les dépenses liées aux cotisations seront identiques à celles prévues dans le budget pour l'an 2000.

Les recettes des activités de programme sont équilibrées avec les dépenses à l'exception du Bouclier bleu.

Le trésorier rappelle q'un budget avait été alloué par le Conseil exécutif exceptionnel afin d'acheter du nouveau mobilier pour les locaux de l'ICOM. Il se félicite de cette initiative qui était nécessaire.

Il souhaite qu'un résultat satisfaisant soit dégagé à la fin de l'année. Il remercie Sylvie Délice, Manus Brinkman pour leur gestion prudente, ainsi que Jack Dhennequin, expert-comptable, pour de ses conseils avisés.

Jacques Perot remercie le trésorier et associe le Conseil exécutif aux remerciements à tous les acteurs des questions financières au sein de l'ICOM. Il souhaite que soit modifiée la page concernant les recettes dans la lutte contre le trafic illicite où il est mentionné un don de la Fondation Gould et de l'American Association of Museums (AAM). Le président précise que le montant provient de la Fondation Gould et ne fait que transiter par l'AAM.

Nancy Hushion, présidente d'INTERCOM, se fait l'interprète de son Comité et demande qu'un certain nombre d'éléments soient ajoutés dans ce document, afin d'aider le Conseil exécutif à prendre les décisions nécessaires : - une plus grande transparence dans la présentation de la situation financière. En particulier en ce qui concerne les investissements, le surplus et/ou déficit. Elle rappelle la préoccupation constante des Comités internationaux pour leurs dépenses. C'est la raison pour laquelle les Comités internationaux sont désireux d'avoir plus d'explications sur le surplus et les investissements qui procurent à l'ICOM des revenus non négligeables. Selon elle, le total des dépenses administratives représente 42% du total du budget et non 14% comme l'indique le budget. Ceci s'explique par la dissémination des dépenses dans d'autres lignes budgétaires. Nancy Hushion se dit prête à faire ses commentaires par écrit si le Conseil exécutif le souhaite.

Piet Pouw remercie la présidente de l'analyse effectuée par l'INTERCOM à l'aide de membres spécialisés dans la gestion et la comptabilité. Il serait ravi d'avoir par écrit le rapport proposé par Nancy Hushion.

Durant la session du Comité consultatif qui s'est tenue en juin, il a indiqué qu'un rapport financier serait présenté à Barcelone en juin 2001 qui regroupera en un seul document le bilan de l'an 2000, le budget pour l'année 2001 ainsi que le budget triennal 2002-2004. En ce qui concerne le surplus et les investissements, des informations supplémentaires seront également présentées à Barcelone.

Bernice Murphy constate avec plaisir la situation financière saine de l'ICOM. Elle souligne la confiance des membres en ce qui concerne la gestion des finances de l'ICOM par le secrétaire général, le trésorier, la comptable et l'expert-comptable. Elle rappelle aux membres du Conseil exécutif la recommandation du Groupe de réforme sur la création d'un Comité des finances et des ressources qui pourrait étudier les différentes possibilités financières de l'Organisation et -entre autre- la présentation des documents financiers de l'Organisation.

Jacques Perot remercie Bernice Murphy et indique que cette recommandation recueille l'approbation du Conseil exécutif. Selon lui, la forme des documents financiers peut évoluer dans la mesure où ils seraient plus lisibles et documentés. Le Conseil exécutif sera heureux de recevoir toutes les suggestions et notamment celles émises par INTERCOM et le Groupe de réforme. Par ailleurs, le président souligne l'importance de décider des priorités budgétaires, qui devront s'accorder au plan d'action prévu pour la période triennale. Le Conseil exécutif prend note de la situation financière mais il souhaite que les documents financiers soient présentés différemment lors des réunions de Barcelone en juin et juillet 2001.Ce travail devra s'effectuer au sein du Conseil exécutif en collaboration avec le Secrétariat.

Jack Dhennequin explique qu'il existe deux façons de présenter les comptes. La forme des documents soumise au Conseil exécutif a l'avantage d'être analytique et présente les dépenses par service. L'expert-comptable convient de son caractère imparfait mais elle lui semble meilleure qu'une présentation qui consisterait à regrouper les charges par poste du plan comptable général français. A titre d'exemple, si cette dernière présentation était retenue, tous les salaires de tous les services seraient regroupés dans un seul montant. Ces salaires sont actuellement répartis en fonction des différentes sections, ce qui paraît préférable. La présentation actuelle lui semble assez rigoureuse. Des détails supplémentaires peuvent la compléter mais il hésite à la changer dans ses fondements principaux car cela ne constituerait pas nécessairement un éclairage supplémentaire.

Jacques Perot indique que le Comité des finances et des ressources devra travailler avec les acteurs des problèmes financiers : le trésorier, le secrétaire général, la comptable et l'expert-comptable.

5.2. Projet de budget 2001 [2000/SEC.06]

Piet Pouw indique que le budget a été établi conformément au budget triennal 1999-2001, approuvé par l'Assemblée générale de Melbourne en 1998. Il est basé sur les coûts estimés de l'année 2000. Le taux d'échange est de 1 US$ = 5.70 FF.

La cotisation annuelle a été augmentée de 3% conformément au budget triennal. En raison de la Conférence générale, le nombre de membres en 1998, a été plus élevé. Un revenu supplémentaire pourrait être perçu en 2001, si une catégorie de membres étudiants était créée. Le montant total estimatif des cotisations est de 6 000, 000 FF.

La subvention de l'UNESCO pour l'administration et le Centre de documentation a diminué de façon significative. L'ICOM devra vendre des dollars ou convertir ses produits financiers afin de conforter sa situation financière.
Un certain nombre de contrats ont été signé dans le cadre des activités de programme. Le secrétaire général a mentionné le programme MEPOA pour AFRICOM. Un contrat sera également signé avec l'UNESCO, dans le cadre du suivi du programme de formation du personnel du Musée de la Nubie. Un atelier de formation sur la protection du patrimoine culturel au Vietnam ainsi qu'un atelier de formation sur l'Internet qui aura lieu à Curaçao feront l'objet de contrats avec le Ministère des affaires étrangères des Pays-Bas.
Un montant d'environ 290 000 FF reste à être reçu pour les contrats.

En ce qui concerne les salaires des membres du personnel, une augmentation de 30 points est prévue, qui permettra au secrétaire général d'attribuer des augmentations au mérite. Carla Bonomi, spécialiste Internet, a pris ses fonctions en novembre 2000, le budget 2001 tient compte de cette création de poste.

Les dépenses liées aux réunions ont été augmentées. Le budget 2001 comprend également le coût supplémentaire lié à la traduction du rapport triennal 1998-2001. Un numéro spécial des Nouvelles de l'ICOM sera consacré à la Conférence générale et publié en 2001. Un montant de 300 000 FF a été alloué aux subventions régulières des Comités internationaux. Cette subvention est fixée en fonction du nombre de membres votants de chaque Comité. Un montant exceptionnel de 336 800 FF ai été budgété pour les activités des Comités nationaux, internationaux et Organisations régionales (ce montant inclus la publication en 2001 du Cahier d'étude consacré à l'ICMAH). Cette somme a été répartie entre les comités suivants :
Comités nationaux : CEICOM (l'Association présidée par le Comité national de la République tchèque regroupe les Comités nationaux d'Europe centrale : d'Allemagne, d'Autriche, de Croatie, de Hongrie, de Pologne, de Slovaquie et de Slovénie) ; Danemark, Lettonie, Maroc, Russie et Venezuela.
Comités internationaux : CECA, CIMAM, DEMHIST, ICR et UMAC.Un Cahier d'étude sera publié en 2002 par l'ICTOP.
Organisations régionales : ASPAC et Amérique latine (sous réserve de recevoir un complément d'information.

Un budget de 39 000 FF pour la maintenance de la base de données du Centre est inclus dans le projet de budget 2001. La différence entre les recettes et les dépenses qui s'élève à 139 000 FF doit être affectée au résultat positif de l'année 2000.

Jacques Perot remercie chaleureusement le trésorier de sa présentation

Martin Shaerer souhaite que soit ajoutée une colonne supplémentaire qui indiquerait les frais définitifs de l'année précédente (c'est-à-dire de l'année 1999 puisque le bilan pour l'année 2000 n'est achevé qu'au début de l'année 2001).

Yani Herreman indique qu'elle a déposé au Secrétariat une proposition pour la publication Chaski dans le cadre des activités de l'Organisation régionale pour l'Amérique latine et les Caraïbes. Cette publication est importante pour la région. Par ailleurs, elle souhaite que soit publiée la Charte sur le tourisme culturel conformément à la réunion qui s'est tenue au Pérou et en Bolivie.

Jacques Perot indique que le Comité de sélection n'a pas reçu de document sur la publication Chaski. Le président propose au Conseil exécutif que ces demandes soient remises au Conseil et étudiées dans l'après-midi.

En tant que membre du Comité de sélection, Alissandra Cummins rappelle qu'elle a souhaité qu'un certain montant soit mis de côté afin prendre en compte les demandes de dernière minute.

A la suite de la question posée par Catherine Antomarchi, ICCROM, Manus Brinkman indique que les montants indiqués en tant que contrats à recevoir dans les recettes des activités des programmes correspondent à ceux indiqués dans le programme triennal de l'ICOM. Il indique cependant que certains contrats sont négociés en fonction des priorités des organismes qui financent ces projets.

Alissandra Cummins demande si le montant indiqué pour la subvention de la Réunion des musées nationaux de France est estimatif. Auquel cas, il lui semble raisonnable de ne pas faire preuve de trop d'optimisme quant au montant qui sera effectivement alloué. Par ailleurs, elle s'interroge sur la place de ce montant dans les recettes ordinaires de l'Organisation. Piet Pouw indique qu'il s'agit bien d'une estimation et que le montant définitif dépendra du nombre de participants à la Journée internationale des musées.

Nancy Hushion demande que les chiffres indiqués dans le projet de budget 2001 soient comparés à ceux indiqués dans le budget 2000, et non dans le budget de 1999. En outre, il lui semble que le terme " contrats à recevoir " concernait les contrats confirmés mais dont les montants correspondants n'auraient pas encore été perçus par l'ICOM. L'explication du secrétaire général semble indiquer que ce terme regroupe plutôt des contrats en attente et dont certains n'ont pas encore été présentés aux bailleurs de fonds. Nancy Hushion souhaite des éclaircissements sur le calcul de l'écart de 578 000 FF indiqué dans le projet de budget entre les dépenses et les recettes des activités de programme. Mónica Garrido soutient ces suggestions.

Manus Brinkman indique que la totalité des recettes n'est pas encore assurée. Cependant, il lui semble que ce montant pourra être couvert sans trop de difficulté et pourrait même être dépassé.

Piet Pouw explique que le coût du personnel de l'ICOM affecté aux activités de programme n'est pas systématiquement inclus dans le montant alloué par les bailleurs de fonds. Il est impossible que les activités de programme couvrent toutes les dépenses de personnel liés à leur mise en œuvre. Manus Brinkman indique que le programme a toujours été considéré comme une partie vitale du programme triennal, mais jamais comme une activité qui s'auto-finance.

Bernice Murphy s'interroge sur l'opportunité pour le Conseil à prendre des décisions compte tenu du contexte de changement qui affecte actuellement l'Organisation tant au niveau de ses finances que de son programme d'activité. Elle rappelle que, de plus en plus, les recettes proviennent en majorité de contrats. En tant que vice-présidente et présidente du Groupe de réforme, elle estime que l'ICOM devrait envisager de créer un Comité des finances et des ressources qui se réunirait tous les trois mois afin d'étudier le potentiel financier en fonction du développement futur de l'Organisation. Manus Brinkman soutient cette suggestion qui aidera également le Secrétariat à envisager différemment la gestion financière de l'ICOM.

Le Conseil exécutif approuve le principe général de ce budget mais suggère que le travail pour l'affiner se poursuive. Il devra tenir compte des suggestions émises par Bernice Murphy. Le Conseil exécutif se réserve la possibilité de ré-étudier le projet de budget pour lui apporter un certain nombre de modifications en fonction de l'évolution actuelle de l'Organisation. Le budget sera révisé afin d'être conforme aux futures dépenses.

5.3. Projet de budget triennal 2002 - 2004 [2000/SEC.03]

Jacques Perot pense qu'il est trop tôt pour approuver le projet de budget triennal. Les membres du Conseil exécutif souhaitent obtenir plus d'informations sur un certain nombre de dépenses induites par la mise en place du plan d'action. Le projet de budget triennal pourrait être modifié en conséquences. L'analyse effectuée par Nancy Hushion, membre du Groupe de réforme a montré qu'une augmentation de 320 000 FF par an du budget sur les quatre années à venir serait nécessaire. Cette analyse ne tient pas encore compte des éventuelles priorités dégagées par le Conseil exécutif et se réfère au plan stratégique approuvé par le Comité consultatif.
Par ailleurs, il est souhaitable que le Conseil exécutif adopte un principe clair en ce qui concerne les réserves.

Un budget révisé sera présenté au Conseil exécutif avant les réunions de Barcelone.

5.4. Budget provisionné pour la mise en œuvre du nouveau nom de domaine " .museum "

Piet Pouw propose au Conseil exécutif de confirmer l'adoption d'un budget extraordinaire de 300 000 FF afin de recruter une personne supplémentaire qui sera affectée à la mise en œuvre du nouveau nom de domaine ".museum".

Cary Karp indique que le montant de 300 000 FF provisionné par le Conseil exécutif pourrait s'avérer insuffisant pour la mise en œuvre du nouveau nom de domaine ".museum ". Il rappelle que l'un des arguments avancés lors des négociations avec les partenaires était l'assurance que l'ICOM pourrait faire face aux obligations financières nécessaires à la mise en œuvre de ce projet. Ces obligations ne peuvent pas être entièrement prévues à l'avance. En tout état de cause, les dépenses prévues seront récupérées dans l'avenir. Mais il est nécessaire d'investir un certain montant si l'on souhaite obtenir une source de revenus.

Alissandra Cummins demande qu'une ligne budgétaire soit ajoutée afin d'indiquer les dépenses éventuelles pouvant résulter de ce programme.

Jacques Perot explique que le projet de budget n'est pas un document définitif. Il est toujours possible au Conseil d'adopter un budget extraordinaire en cas de nécessité. Le problème concernant ".museum" est l'absence de chiffres concrets. Par rapport à l'autre Organisme fondateur de MUSEDOMA, le Conseil exécutif a souhaité assurer l'implication financière en créant un poste supplémentaire. A ce jour, l'ICOM n'a aucune idée des autres besoins financiers et de quelles manières l'ICOM peut y répondre. L'ICOM explore les autres sources de revenus possibles. Un surplus d'information sera nécessaire sur des montants précis.

A la suite d'une suggestion d'Alissandra Cummins, le Conseil exécutif décide que le montant affecté à la mise en œuvre de ".museum " sera porté à 500 000 FF pour 2001.

La mise en œuvre de MUSEDOMA est considérée comme un objectif prioritaire et les membres du Conseil exécutif étudieront toutes les implications financières à venir.

6. INTERVENTIONS DES REPRÉSENTANTS DES ORGANISATIONS PARTENAIRES DE L'ICOM

6.1. Rapport du Représentant du Directeur général de l'UNESCO

Mounir Bouchenaki se dit ravi de participer aux débats de l'ICOM. Il intervient en tant que représentant de Koïchiro Matsuura, Directeur général de l'UNESCO et en qualité de Sous-Directeur général pour la culture. Il rappelle les années qu'il a passées à la tête de la Division du patrimoine culturel et du Centre du patrimoine mondial et indique que sa nomination est le fruit de la valeur et de la reconnaissance du travail commun accompli par l'UNESCO et ses partenaires dans le domaine du patrimoine culturel et naturel. En particulier le travail mené depuis de longues années avec l'ICOM, l'ICOMOS, l'IUCA (Union internationale des architectes), l'IFLA, organismes non gouvernementaux spécialisés et l'ICCROM, organisations inter-gouvernementale. Mounir Bouchenaki fait part de sa détermination à poursuivre comme avant les grands axes de la coopération. Il souhaite conjuguer les efforts pour la réforme des institutions et la formulation de nouvelles activités qui répondent aux nouvelles demandes de la société. Les axes stratégiques transversaux définis par le Directeur Général de l'UNESCO et confirmés par le Conseil exécutif de l'UNESCO sont les suivants :

Pour le secteur de la culture ces axes s'articulent autour de la diversité, le pluralisme culturel et le dialogue entre les cultures et les civilisations. Bien commun, diversité et connaissance sont donc les mots clés qui fondent la valeur universelle du patrimoine culturel et naturel. L'UNESCO, avec les organisations professionnelles comme l'ICOM, œuvre pour l'approfondissement et la diffusion de la connaissance de ce patrimoine dans ses manifestations tangibles ou intangibles. Il œuvre ainsi à construire la notion de bien commun qui permet de fédérer les sociétés dans leurs diversités autour de valeurs communes.

Mounir Bouchenaki insiste sur la nécessité de se focaliser sur la diversité des cultures en tant que source d'enrichissement. En créant de nouveaux savoirs sur le patrimoine et en déclinant ce savoir hautement spécialisé dans des formes accessibles au plus grand nombre, les professionnels de musée œuvrent afin que le patrimoine culturel et naturel soit compris, partagé et valorisé par les sociétés contemporaines. Aucune politique de conservation du patrimoine ne peut être viable si en aval, les valeurs éthiques, historiques, sociales et artistiques que le patrimoine renferme ne sont pas partagées. C'est la raison pour laquelle, l'action menée par les professionnels des musées est le corollaire inséparable des actions de protection et de restauration du patrimoine culturel et naturel.

Mounir Bouchenaki fait part de son intérêt pour le rapport du Groupe de réforme et le plan stratégique 2001-2007, qui reprend ces principales recommandations. Il a noté avec satisfaction la convergence des actions de l'UNESCO et de l'ICOM pour la promotion des valeurs fondamentales de compréhension, de respect de la différence, de diversité, de compétence, de solidarité et de soutien aux initiatives interdisciplinaires et interculturelles.

L'actualité médiatique notamment à propos des statues Nok a montré la pertinence des missions respectives et des enjeux qui y sont liés, même s'il est souvent difficile de les mettre en œuvre en particulier lorsqu'il faut affronter les contradictions entre les politiques de coopération bilatérales et les législations adoptées au niveau multilatéral. Le travail de l'UNESCO et de l'ICOM est de longue haleine et sa dimension éthique doit sans cesse et en premier lieu être réaffirmée quelles que soient les conditions conjoncturelles dans lesquelles il s'applique.

Mounir Bouchenaki a également relevé l'importance accordée par l'ICOM aux nouvelles technologies de l'information et à la communication dans les trois objectifs stratégiques de l'ICOM pour la période 2001-2007. Là encore, Il constate une approche similaire à celle de l'UNESCO dans la ré-orientation de ses programmes. En effet, pour compléter les objectifs sectoriels, deux grands thèmes transversaux ont été adoptés par le Conseil exécutif de l'UNESCO : celui de la contribution des nouvelles technologies de l'information et de communication au développement de la culture et à l'édification d'une société fondée sur le savoir. Il est fondamental de valoriser et de renforcer le rôle des musées à tous les niveaux dans la société de l'information car ceux-ci se trouvent en position de force pour occuper l'espace du savoir culturel du World Wide Web. L'adoption par l'ICANN du nom de domaine " .museum " est significatif du potentiel de cette institution et montre qu'il existe bien un consensus international sur ce point. On peut cependant regretter que l'UNESCO n'ait pas été plus actif et plus présente dans cette démarche. Le secteur de la culture est donc prêt à travailler dans ce sens avec l'ICOM.

Dans le cadre du dernier Rapport mondial sur la culture 2000, l'UNESCO a essayé de faire connaître la diversité et la richesse culturelle dont les musées sont les vecteurs sur l'Internet en publiant un inventaire non exhaustif des sites Web de musées dans tous les États membres. L'UNESCO souhaite poursuivre ce travail et réfléchir avec l'ICOM à la question des portails d'accès aux informations et aux savoirs culturels.

Mounir Bouchenaki informe les membres du Conseil exécutif des activités récentes au sein du secteur qui touche les musées. Certaines des actions mentionnées ont été menées avec les responsables de l'ICOM. En Égypte, il a participé avec Manus Brinkman, Piet Pouw et Jennifer Thévenot à l'évaluation très positive du Musée d'Assouan qui est désormais ouvert au public. Ce musée connaît un vif succès, il est considéré par les Égyptiens et tous les experts qui l'ont visité comme un modèle. Il convient de se féliciter de cette étroite collaboration et coopération entre l'UNESCO et l'ICOM.

Il reste cependant deux nouveaux grands projets en Égypte :

Un certain nombre de questions ont été posées quant à la capacité pour l'Égypte de faire face financièrement à ces deux grands projets. Le contenu des collections a également fait l'objet d'interrogations, de même que l'avenir du Musée actuel du Caire, un des plus anciens musée d'Afrique. Mounir Bouchenaki demande également à l'ICOM de réfléchir au devenir de cette institution.

Mounir Bouchenaki indique que ces perspectives de travail constituent en réalité la continuation des actions déjà entreprises par l'ICOM.

Au Koweit, la Division du patrimoine culturel poursuit deux projets pour la réouverture du Musée national du Koweït prévue pour l'année 2003, l'un de conservation et de restauration de la collection d'art islamique et l'autre sur le bâtiment.

Par ailleurs, Mounir Bouchenaki informe les membres qu'une demande de réhabilitation du Musée de Bagdad (Irak) a été reçue. Des propositions concrètes sont en cours d'étude pour la restauration des bâtiments, la restauration des objets et la formation du personnel du Musée de Bagdad. Ce dernier projet est en préparation pour soumission aux fonds en dépôts japonais. A cet égard, Mounir Bouchenaki précise que ce sont là des musées qui se sont trouvés dans des zones de conflits, notamment pour le Musée de Bagdad. Mounir Bouchenaki annonce que, grâce au travail de solidarité effectué par l'ICOM et par un certain nombre d'institutions et d'organisations non gouvernementales qui se sont associées à l'ICOM et à l'UNESCO, le Musée de Beyrouth a été ré-ouvert.

Mounir Bouchenaki souhaite mentionner le travail accompli par Lyndel Prott, responsable de la Division des normes dans le cadre du Comité international du bouclier bleu avec la diffusion au Kosovo d'une brochure éditée en albanais, en anglais et en serbe et qui contient les principes de base de la protection du patrimoine culturel afin de prévenir d'autres destructions. Au Kosovo, il est à déplorer des pertes humaines importantes et également des pertes au niveau du patrimoine culturel. De nombreuses dégradations ont été commises sur des monuments et dans le cadre des collections de musées. Un certain travail peut être accompli avec l'ICOM dans ce cadre. Il convient de porter son attention sur ces musées.

Mounir Bouchenaki informe les membres de la visite de Pascal Makambila (Congo) venu l'informer de la situation des professionnels de musée dans son pays. L'UNESCO, qui a reçu un soutien de la part de la Fondation des Nations Unies pour le patrimoine naturel pour la gestion et la préservation des parcs naturels du Congo est préoccupée de cette situation et souhaite aider à la reconstitution du tissu culturel patrimonial. Il espère que l'UNESCO sera en mesure d'obtenir un financement afin d'aider cette région durement éprouvée.

Mounir Bouchenaki informe les membres des projets menés par d'autres divisions que celle du patrimoine culturel. A la demande du Directeur général et conformément au souhait des États membres, la Division du pluralisme culturel prend désormais le nom de Division des politiques culturelles. Cette division a été étroitement associée à la définition du Musée Centre ARS AEVI d'art contemporain à Sarajevo. L'un des volets majeurs du projet concerne la promotion de la communication inter-culturelle à travers l'art. Il s'agit d'un projet très ambitieux et à forte charge symbolique qui contribuera à rendre à Sarajevo sa vocation de carrefour de toutes les cultures.
En mai 2000, Mounir Bouchenaki a rencontré l'architecte Renzo Piano, chargé de suivre ce projet avec les auteurs qui se sont regroupés au sein d'une ONG. La première phase de recueil d'œuvres d'art de grande importance données au musée peut constituer une approche intéressante pour cette vision d'un musée de co-existence et de dialogue.

En ce qui concerne la revue MUSEUM International qui constitue un lien fondamental important, parfois unique source d'information entre les professionnels de certaines régions et plus particulièrement pour les pays en voie de développement, Mounir Bouchenaki rappelle qu'un projet de ré-orientation est à l'étude. Il insiste sur la nécessité pour l'UNESCO de poursuivre, grâce à cette revue, son action de diffusion des informations et du savoir sur les musées et le patrimoine vers les communautés professionnelles, les décideurs et le grand public. Cet examen prend place dans le contexte institutionnel de contraintes budgétaires très strictes et de refonte des programmes.

Mounir Bouchenaki remercie Nancy Hushion de sa contribution lorsqu' avec Marcia Lord, ancienne éditrice en chef et sous l'autorité de Hernán Crespo Toral, les premières discussions sur la valorisation et l'adaptation au monde moderne de cette revue étaient en cours. Jacques Perot a été étroitement associé à cette étude.
C'est désormais Isabelle Vinson, qui a été nommée éditrice. Cette dernière a été associée avec Lourdes Arizpe à l'étude du rapport entre la promotion de la culture et le développement des nouvelles technologies. Il pourrait être envisagé de mettre cette publication sur le site Web de l'UNESCO. Cette solution, si elle était retenue, aurait pour avantage de réduire les coûts de façon significative. Dans le cadre général de réduction des publications, le Conseil exécutif de l'UNESCO a déjà décidé d'annuler les versions espagnole, russe et arabe pour l'année 2001. Par ailleurs, un courrier a été adressé à l'éditeur anglais Blackwell afin de lui signifier que le contrat de co-édition de la revue prendra fin au terme de l'année 2001.
Mounir Bouchenaki souligne que cela ne signifie nullement un désengagement de l'UNESCO d'œuvrer à la diffusion des connaissances. Cependant, ce travail doit être accompli selon des modalités adaptées aux nouvelles conditions de la communication, aux nouveaux enjeux du patrimoine et des musées, ainsi qu'aux nouveaux enjeux fixés par l'UNESCO.
L'ICOM a été et sera, régulièrement associé au prochain biennium 2002-2003. Mounir Bouchenaki termine son intervention en souhaitant au Conseil exécutif de l'ICOM de riches et fructueuses discussions. Il rappelle aux membres que le Directeur général de l'UNESCO participera à la prochaine Conférence générale de l'ICOM. L'Ambassadeur de l'Espagne auprès de l'UNESCO lui a indiqué que l'organisation se fera en liaison avec la visite officielle du Directeur général en Espagne et en particulier à Madrid en juillet 2001.

Jacques Perot remercie le représentant du Directeur général qui, malgré un emploi du temps chargé et ses nouvelles fonctions, est venu participer aux travaux du Conseil exécutif. C'est pour l'ICOM un encouragement. La nouvelle définition des priorités de l'UNESCO rejoint l'analyse effectuée au sein de l'ICOM. Le président a noté avec intérêt les grandes missions qui concernent les musées. En ce qui concerne le nouveau nom de domaine " .museum ", Jacques Perot indique qu'il s'agit là d'une nouvelle étape. C'est une initiative qui doit couvrir le patrimoine au sens large. En tout état de cause, l'ICOM sera très heureux de discuter de sa mise en œuvre avec l'UNESCO.
La nouvelle organisation et les réflexions notamment au sein de la Division des politiques culturelles sont des sujets importants. L'ICOM se tient également à la disposition de l'UNESCO afin de discuter ensemble du nouveau format de la revue MUSEUM International. L'ICOM est particulièrement sensible et attaché à ses relations avec l'UNESCO, ainsi qu'à l'idée d'une évolution de ces rapports en fonction des nouvelles priorités. Un certain nombre d'actions communes peuvent être envisagées pour l'avenir. Enfin, l'ICOM se réjouit d'accueillir Koïchiro Matsuura à l'occasion de la Conférence générale. C'est un témoignage de son intérêt pour l'ICOM et les musées que le président avait noté lors de sa visite au Directeur général avec Manus Brinkman.

Lucía Astudillo souhaite féliciter Mounir Bouchenaki de sa nomination. Elle rappelle la collaboration en matière de lutte contre le trafic illicite. Elle évoque également le récent anniversaire de la Convention de La Haye célébré à Paris. Par ailleurs, elle se félicite de la nomination de la ville de Cuenca sur la Liste du patrimoine de l'humanité. Elle demande à Mounir Bouchenaki de penser à garder une version écrite de MUSEUM International pour les pays qui ne seraient pas en mesure d'accéder à l'Internet.

6.2. Intervention du Représentant de l'ICOMOS

Jean-Louis Luxen, secrétaire général de l'ICOMOS, remercie le président de son invitation à participer aux travaux du Conseil exécutif. Il assure l'ICOM de la disponibilité de l'ICOMOS dans toutes formes de coopération. Il a noté une convergence dans le thème des Assemblées générales de l'ICOM et de l'ICOMOS qui débattront toutes les deux du patrimoine intangible. L'ICOMOS tiendra sa 13e Assemblée générale sur le thème : " Lieu , mémoire et signification : évaluer l'intangible " du 15 au 21 octobre 2002 à Harare (Zimbabwe). Jean-Louis Luxen demande à l'ICOM son soutien car il est très difficile d'organiser aujourd'hui une réunion en Afrique sub-saharienne. Dans un grand nombre de pays africains, les responsables de la conservation appartiennent à l'ICOM et à l'ICOMOS. Il souhaite conjuguer les efforts pour réussir cette Assemblée générale.
Il se réjouit du développement des universités à travers le réseau " UNESCO Forum Universités Patrimoine ". La prochaine réunion aura lieu au Liban. En liaison avec le responsable de ce forum, un protocole organisant de façon plus structurée la coopération entre leurs initiatives et l'ICOMOS sera signé. Il lui semblerait naturel qu'un protocole similaire soit conclu avec l'ICOM et qu'un calendrier commun soit établi. Une réunion à Valencia sera organisée en fin de l'année 2001. A cette occasion, Jean-Louis Luxen souhaiterait y présenter les activités conjointes ICOM-ICOMOS afin de signer un accord.

Jean-Louis Luxen a pris bonne note du débat concernant le budget de l'ICOM et relève la suggestion émise par Bernice Murphy en ce qui concerne les modes de financements. Il convient désormais de raisonner en terme de contrats par rapport à des projets soutenus par des partenaires. Il lui paraît important que l'ICOM et l'ICOMOS se coordonnent mieux. A titre d'exemple, il cite la Banque mondiale, où il serait bon de présenter directement des actions communes, notamment dans le cadre du tourisme culturel cher à l'ICOMOS mais également à l'ICOM. Dans l'intérêt du patrimoine, une action conjointe permettrait de renforcer efficacement la protection.
Jean-Louis Luxen indique que l'Union européenne dispose également de moyens importants. L'ICOMOS se bat pour que les programmes ne se limitent pas uniquement à la coopération européenne mais débordent dans le cadre d'une coopération internationale. Il existe des programmes sur le bassin méditerranéen, sur les pays de l'Asie, la Caraïbe, le Pacifique et les Balkans. Il lui semble important de contester avec l'ICOM les pratiques de l'Union européenne qui consistent à lancer des appels à proposition. Des Organisations reconnues comme l'ICOM, l'ICOMOS ou d'autres devraient demander à présenter directement un certain nombre de projets en particulier lorsqu'il s'agit d'une coopération entre l'Europe et les autres parties du monde
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Jacques Perot remercie Jean-Louis Luxen de son intervention. Il rappelle les nombreuses réunions avec l'ICOMOS afin, mettre en œuvre des actions communes. Il demande au secrétaire général d'étudier de quelle façon l'ICOM peut apporter sa contribution à la préparation de l'Assemblée générale au Zimbabwe et collaborer aux projets de l'ICOMOS. Il le remercie également des précisions concernant l'Union européenne. Jacques Perot remercie Jean-Louis Luxen de sa participation régulière aux réunions de l'ICOM qui témoigne de la proximité entre les deux organisations.

6.3. Rapport de la Représentante de l'ICCROM

Catherine Antomarchi informe les membres que Nicholas Stanley-Price, directeur général, est retenu en Australie pour la réunion du Patrimoine mondial. Il s'excuse de ne pouvoir assister à la réunion du Conseil exécutif.

Elle rappelle les sujets de collaboration avec l'ICOM tels qu'ils ont été définis par le directeur général et Jacques Perot lors d'une rencontre récente :

Une réunion s'est tenue à Vaanta, qui regroupait des représentants de vingt-trois pays européens. Cristina Menegazzi, spécialiste du programme à l'ICOM, a participé à cette réunion afin de mettre au point une stratégie globale, notamment en ce qui concerne la sensibilisation du public, l'accès à l'information par le biais des nouvelles technologies, les problèmes de législation et de la programmation institutionnelle.

Catherine Antomarchi rappelle la participation de l'ICCROM aux activités de PIMA, Organisation affiliée à l'ICOM (Association des musées des îles du Pacifique). Un cours sub-régional de formation sur la programmation de la conservation préventive dans les musées et les archives a été organisé à Cuba. A cette occasion, l'ICCROM a pu rencontrer le personnel du bureau de l'UNESCO qui a indiqué à quel point il était important de développer une approche régionale sur les Caraïbes où il existe une réelle volonté de collaboration. Il faut dépasser les barrières linguistiques et travailler au niveau de l'ensemble des institutions des Caraïbes. L'ICCROM envisage donc de mettre en place un programme qui permettrait de répondre à cette attente.

Catherine Antomarchi lance un appel pressant au Conseil exécutif afin qu'une véritable collaboration s'instaure entre les deux Organisations. Il lui semble impératif de communiquer sur les projets respectifs afin de commencer la collaboration le plus tôt possible.

Elle rappelle que l'ICCROM, à la suite du programme PREMA, a fondé l'École du patrimoine africain au Bénin, et le " Programme for Museum Development in Africa " à Mombasa (Kenya) en collaboration avec les musées nationaux du Kenya. Ce programme est à l'origine d'activités qui dépassent largement la conservation. A titre d'exemple, un atelier sur les techniques d'animations du musée a été organisé.
D'autres projets sont en cours et notamment un projet intitulé : " Musée et enfants pour un monde meilleur " (" Museum and Children for a Better World ") réalisé en collaboration avec l'Association des musées du Commonwealth (CAM), organisation affiliée à l'ICOM.

A l'occasion de la réunion du Bureau d'AFRICOM qui aura lieu à Nairobi, elle demande que les membres du bureau puissent se déplacer à Mombasa dans un souci de collaboration, afin de voir la structure des bâtiments qui abritent également des salles de cours et une bibliothèque.

L'Assemblé générale de l'ICCROM a proposé un projet de formation du personnel dans les pays d'Asie du Sud-Est qui permettrait de renforcer la préservation des collections. Il y a beaucoup de pays intéressés sur ce continent. Catherine Antomarchi souhaite que la collaboration s'instaure dès le départ avec l'ICOM.

Catherine Antomarchi rappelle que le Comité international pour la conservation (ICOM-CC) a été accueilli à l'ICCROM pour sa réunion annuelle.

Le Comité consultatif de l'ICCROM s'est réuni avec le souci de réduire le Conseil exécutif de l'ICCROM à environ 14 personnes au lieu des 22 présentes.

Jacques Perot remercie Catherine Antomarchi. L'ICOM a souhaité accentuer sa collaboration avec l'ICCROM. Il se dit heureux des projets développés par l'ICCROM et indique l'intérêt que pourrait avoir l'ICOM à y participer. Il transmettra à la présidente d'AFRICOM, les indications données par Catherine Antomarchi.

Yani Herreman souhaite féliciter l'ICCROM pour la mise en place du projet de conservation préventive.

6.4. Rapport de la Représentante de la Fédération mondiale des amis de musées

Annick Bourlet, présidente de FMAM/Europe, présente les regrets de la présidente Carla Bossi de n'avoir pu assister à cette session du Conseil exécutif. Annick Bourlet donne lecture du texte rédigé par Carla Bossi.

" Au nom de la Fédération mondiale des amis de musées, Carla Bossi souhaite remercier l'ICOM de l'opportunité qui leur est offerte de s'adresser aux membres du Conseil exécutif. La présidente indique que les débats des réunions récentes de la FMAM ont porté sur la nécessité de clarifier les relations entre les autorités culturelles, les professionnels de musée et les amis et volontaires de musées. La mise en œuvre du Code de déontologie a été une force motrice vers la concrétisation de cet objectif. Cependant, une longue route reste à faire. C'est la raison pour laquelle la FMAM se réjouit particulièrement de participer à une table ronde lors de la Conférence générale de l'ICOM à Barcelone, en juillet 2001. Des amis de musées et des professionnels y seront conviés en fonction d'une représentation géographique des régions Asie-Pacifique, Europe, Amérique du Nord et du Sud. Les thèmes à aborder devront s'inscrire dans le cadre du thème de la Conférence générale de l'ICOM. En accord avec l'ICOM, plusieurs autres thèmes ont été suggérés :

Les conclusions de cette table ronde devraient faire l'objet d'un document qui servira tant à l'ICOM qu'à la FMAM.

La présidente souhaite souligner, que le rôle des amis en tant que représentants de la société civile doit être perçu par les autorités comme une action complémentaire mais non concurrente. Elle saisit l'occasion pour adresser à l'ensemble des membres du Conseil au nom de la FMAM ses vœux pour un Nouvel An et son souhait de réussite pour l'Organisation ".

Annick Bourlet souhaite faire le point du travail de la FMAM dans le monde. La Fédération mondiale avait demandé aux fédérations nationales d'exprimer leurs préoccupations les plus profondes en indiquant les difficultés et/ou les réussites s'y rapportant. Annick Bourlet mentionne la réponse émise par la France en indiquant que bon nombre de fédérations des amis de musée dans le monde font face aux mêmes problèmes. Depuis trois ans, la Fédération française s'est impliquée dans les structures associatives dont elle était totalement absente. C'est ainsi qu'ils ont pu découvrir un monde associatif important et organisé. Certes, le dialogue avec les pouvoirs publics qui soutiennent financièrement ces associations n'est pas toujours facile. Il s'agit d'associations d'économie solidaire, d'éducation populaire du sport, de l'environnement, des milieux défavorisés, etc ; le monde de la culture n'y était pas intégré. Une coordination culturelle regroupant dix-huit fédérations nationales (musique, danse, théâtre, cinéma, livres, patrimoine, musée, etc.) a été créée. Jusqu'alors, il semblait que cette coordination s'engageait parallèlement à l'action associative solidaire existante. Annick Bourlet souligne la nécessité de faire évoluer cette situation pour que cette coordination se situe non pas dans un canal parallèle mais dans un plan transversal à l'action associative générale de solidarité. Le développement des structures régionales doivent se faire dans le cadre de l'aménagement du territoire. Cette situation n'est pas exclusivement liée à la France, Annick Bourlet mentionne l'existence d'un texte anglais, sorte de contrat de bonne conduite en vue d'un véritable dialogue entre le Premier ministre du Royaume-Uni et les représentants des associations. Un texte similaire existe également au Portugal.
En France, un groupe vient d'établir une proposition de contrat pour soutenir le dialogue avec les pouvoirs publics. Les associations culturelles souhaiteraient prendre part à ce dialogue. La mise en place de structures favorisant le dialogue avec les pouvoirs publics constitue la principale préoccupation de la FMAM. Le processus sera long mais l'ouverture sociale semble essentielle pour les amis de musées qui ne sont pas en charge des collections ni de la gestion du musée. La FMAM souhaite se consacrer entièrement, avec les autres associations, à la solidarité envers les publics dans leurs plus grandes diversités.

Jacques Perot remercie Annick Bourlet de cette très intéressante intervention. Il lui demande de transmettre à Carla Bossi, présidente de la FMAM, les félicitations du Conseil exécutif pour sa nomination et le souhait d'une fructueuse collaboration. Il indique que la table ronde qui doit avoir lieu à Barcelone pourra être modifiée en accord avec l'ICOM. Le président confirme la référence faite au rôle des sociétés d'amis des musées dans le Code de déontologie révisé de l'ICOM. Cette mention reflète l'attention mutuelle que se portent les deux Organisations. Le président se félicite du travail accompli par la Fédération française des sociétés d'amis de musées. L'ouverture vers la diversité des publics fait également partie des préoccupations de l'ICOM.

6.5. Rapport de la Fondation ICOM

Eloisa Zell lit le rapport adressé par la présidente de la Fondation ICOM aux membres du Conseil exécutif.

Christine Boël s'excuse de ne pouvoir participer à la réunion du Conseil exécutif car elle actuellement chargée des activités "Films sur l'Art" dans le cadre de la Présidence française de l'Union européenne.
Elle annonce dans son rapport :

Enfin, la présidente annonce que la Fondation pourra contribuer aux bourses pour la Conférence générale de Barcelone pour un montant de US$ 9 000 qui permettra de favoriser la présence des membres de l'ICOM des pays en difficulté.

Le Conseil exécutif adresse ses remerciements à la présidente de la Fondation ICOM des efforts déployés en vue de développer le nombre des Amis de la Fondation et pour la généreuse contribution aux bourses ICOM 2001.

7. RAPPORT DU GROUPE DE RÉFORME (ICOM-RTF)

Bernice Murphy, présidente du groupe de réforme (ICOM-RTF), rappelle que Jacques Perot et Alissandra Cummins ont assisté à toutes les réunions. Leur participation a été essentielle afin de prendre les orientations nécessaires. Lucía Astudillo, membre du Conseil exécutif était également présente à la majorité des réunions. Bernice Murphy remercie le Secrétariat de l'aide apportée depuis octobre 2000 afin de rédiger le plan d'action stratégique et Nancy Hushion qui a coordonné ce travail. Elle rappelle que le groupe de travail s'est réuni six fois depuis sa création. Plusieurs documents ont été réunis dans un rapport extensif intitulé " Rapport du groupe de travail sur la réforme de l'ICOM : des outils pour rénover l'Organisation " : la mission et les valeurs de l'Organisation ont été revues, une liste de recommandations a été élaborée, ainsi qu'un plan d'action stratégique. Elle indique que ce rapport retrace l'historique de l'Organisation et servira également à mettre en œuvre le programme que l'Assemblée générale décidera d'adopter.
Le Comité consultatif et le Conseil exécutif ont été sollicités afin d'étudier deux documents : le résumé des recommandations qui inclut la mission et les valeurs de l'ICOM et le plan d'action stratégique 2001-2007. Ce dernier se focalise sur le futur de l'Organisation, il ne précise pas les modalités de mise en œuvre, mais s'intéresse plus particulièrement à la stratégie que peut développer une Organisation en pleine mutation.

Elle remercie les membres du groupe de réforme et s'assurera qu'ils soient remerciés individuellement. Elle rappelle la qualité des débats lors du Comité consultatif. Les membres ont participé et débattu des points essentiels. Leur contribution a permis une avancée considérable pour le travail du groupe de réforme. ". (cf. 2000/AD.13 : compte rendu de la session extraordinaire du Comité consultatif, décembre 2000, Paris, France)

Jacques Perot rappelle que les membres du Conseil exécutif ont déjà participé à la session extraordinaire du Comité consultatif durant laquelle le rapport de ce groupe a été débattu. Il propose que le Conseil se conforme au calendrier de travail de mise en place des réformes afin de savoir ce qui peut être accompli sur le plan statutaire et sur le plan de l'organisation.
Au nom du Conseil exécutif, il tient à exprimer sa plus grande gratitude à Bernice Murphy, présidente du groupe pour son travail. Il lui demande de transmettre à tous les membres du groupe les remerciements du Conseil. Ce travail qui marquera une étape très importante dans la vie de l'ICOM nourrira la suite des réformes qu'il faudra poursuivre durant la période 2001-2004. Le Conseil exécutif exprime sa reconnaissance à la présidente du groupe de réforme, qui avec l'aide continue de Nancy Hushion, permet à l'ICOM d'évoluer.

8. PROPOSITIONS D'AMENDEMENTS AUX STATUTS DE L'ICOM ET RÉVISION DU CODE DE DÉONTOLOGIE PROFESSIONNELLE

Le Conseil exécutif adopte les propositions d'amendements des Statuts de l'ICOM proposées par le Comité consultatif et présentées par Alissandra Cummins. Le document devra être disponible en anglais, français et espagnol. Les propositions devront être entérinées par les membres qui assisteront à l'Assemblée générale de Barcelone en juillet 2001.
Le Code de déontologie révisé sera également présenté à l'Assemblée générale avec les modifications proposées par le Comité consultatif lors de sa session extraordinaire. Le Conseil exécutif souhaite exprimer sa gratitude à Geoffrey Lewis, président du Comité pour la déontologie. Une révision plus globale du Code devra être entreprise par le Comité dans les trois années à venir.

9. RAPPORTS DES AUTRES GROUPES DE TRAVAIL DU CONSEIL EXÉCUTIF

Jacques Perot reprend les recommandations du Groupe de travail sur la réforme (ICOM-RTF) et propose d'entériner la création de deux Groupes de travail : le premier sur les Comités internationaux, le second sur les Comités nationaux.
Alissandra Cummins fait part de la satisfaction du Comité consultatif quant à la création de ces deux groupes et indique les membres désireux d'en faire partie :

Comités nationaux : Lucía Astudillo, membre du Conseil exécutif, Ann Davis (Canada), Hadwig Kraeutler (Autriche), John McAvity (Canada), Katla Tlachová (CEICOM, République tchèque), Knut Wik (Norvège), Aidan Walsh (Royaume-Uni).

Le mandat de travail de ce groupe devra indiquer clairement que le problème de l'admission des étudiants en tant que membres de l'ICOM sera étudié en priorité. Ce problème devra également être étudié par le groupe de travail des Comités internationaux.

Comités internationaux : David Elliott (CIMAM), David Grattan (ICOM-CC), Nancy Hushion (INTERCOM), Sandra Lorimer (ICEE), Per Rekdal (ICME), Martin Schaerer, membre du Conseil exécutif.

Yani Herreman propose deux personnes supplémentaires : Lourdes Turrent (Mexique) pour les Comités nationaux et María Ismenia Toledo (Venezuela) pour les Comités internationaux.

Alissandra Cummins indique que les personnes mentionnées ont demandé à pouvoir présenter d'autres candidatures une fois de retour dans leur pays. Alissandra Cummins demande au Conseil de réserver sa décision quant à la constitution définitive des groupes de travail. Un rappel sera adressé aux membres du Comité consultatif début janvier 2001, leur demandant d'envoyer leurs propositions au Secrétariat de l'ICOM, avant une certaine date.

A la suite de la réflexion faite par Mónica Garrido, Alissandra Cummins précise que le plan d'action stratégique 2001-2007, prévoit la mise en place d'un groupe de travail sur les Organisations régionales.
Jacques Perot soutien cette proposition compte tenu du nombre de membres absents lors de la session extraordinaire du Comité consultatif. Par ailleurs, la participation de deux membres du Conseil exécutif par groupe serait préférable. Une consultation par voie de courrier électronique pourrait permettre rapidement de créer ces deux groupes après avoir reçu les propositions des membres du Comité consultatif.

Bernice Murphy souhaite que ces deux groupes puissent présenter un premier rapport lors de la Conférence générale à Barcelone 2001.

Jacques Perot indique que le mandat du groupe de travail sur les nominations devra être clairement déterminé. Une réflexion sur les modalités des élections devra être menée par le Conseil exécutif.

Alissandra Cummins précise que les critères pour composer le Groupe de travail sur les nominations devront être étudiés, ainsi que sa responsabilité et son fonctionnement dans le processus électoral. Une proposition détaillée pourrait être diffusée à Barcelone.

Jacques Perot rappelle que le problème des élections ne peut être traité, sur le plan statutaire, que par une Assemblée générale extraordinaire par correspondance en 2002. Cela signifie que cette Assemblée doit avoir lieu après un comité consultatif, donc après le mois de juin 2002. Le travail en amont devra être fait après Barcelone et juin 2002. Il propose que les aspects juridiques soient étudiés de façon interne mais qu'un groupe de travail soit créé à Barcelone pour étudier les procédures d'élection. Jacques Perot hésite à créer trop de groupes de travail dès maintenant. Il indique que les membres n'ont pas été consultés, ni même le Comité consultatif puisqu'un certain nombre de membres n'ont pas assisté à la session extraordinaire. En ce qui concerne le problème des élections, il suggère d'attendre la réunion qui aura lieu à Barcelone. En revanche, le travail peut commencer dès à présent en ce qui concerne le contenu et la composition du Comité de nominations.

Nancy Hushion suggère que ce travail soit confié au groupe de réforme qui pourrait étudier les deux aspects du problème, car il est semble délicat de dissocier la création du groupe de nomination des modalités d'élection.
Bernice Murphy, soutien cette proposition. Néanmoins, elle suggère que le Conseil exécutif réfléchisse également à ces deux questions.

Jacques Perot rappelle que la première urgence est de définir de façon plus précise le Comité de nominations (création, composition et fonctions). Parallèlement, il conviendra d'étudier les problèmes liés aux élections. Cela s'avère moins urgent dans le processus puisque les éventuelles modifications ne seraient mises en œuvre qu'après la réunion de Barcelone. En revanche, le Comité de nominations devra être mis en place lors de la réunion de Barcelone.

Le Groupe de réforme étudiera les suggestions émises par le Comité consultatif et dressera une liste des questions soulevées. Ceci permettra de proposer les modifications adéquates aux Statuts de l'ICOM après la réunion de Barcelone.

10. PROJET DE PLAN STRATÉGIQUE 2001-2007

Alissandra Cummins rappelle que Nancy Hushion a présenté ce plan. Les membres du Comité consultatif ont été très favorables aux propositions contenues dans le plan stratégique. Un certain nombre de modifications ont été faites -outre celles qui concernent la mission et les valeurs de l'Organisation :

Objectif 1 : révision des modalités d'élection ;
Page 6 : les membres ont demandé qu'un projet de recherche soit entrepris et dirigé par le Conseil exécutif sur les questions intellectuelles, déontologiques, etc. Cette demande devra être intégrée dans l'objectif 1 entre les numéros 6 et 7.
Objectif 3 : Dans le paragraphe sur la communication (entre le point 3 et 4) il conviendra d'ajouter un paragraphe sur le problème de l'utilisation des langues dans les publications de l'ICOM.
Jacques Perot indique que le groupe de réforme devra adresser une version modifiée aux membres du Conseil exécutif.

Le Conseil exécutif entérine le plan stratégique avec ses modifications. Le secrétaire général devra faire des propositions pour un plan opérationnel qui mettra en place les actions stratégiques pour les trois années à venir. Ce document interne au Secrétariat sera présenté au Conseil exécutif uniquement.

11. RAPPORT SUR INTERNET

Cary Karp informe les membres des prochaines étapes pour la mise en œuvre du nouveau nom de domaine " .museum ". Les négociations avec l'ICOM et MUSEDOMA devraient avoir lieu prochainement. Lorsque le contrat avec l'ICANN sera signé, il sera transmis au Ministère du commerce des Etats-Unis, autorité chargée de donner l'autorisation aux personnes qui gèrent les bases de données sur l'Internet. Cary Karp tient à s'assurer que MUSEDOMA sera à même de négocier tous les aspects pratiques sans aucune difficulté tant au niveau du budget que des ressources. Il indique que c'est un risque à prendre si l'ICOM souhaite " rester dans la course ". Il espère pouvoir présenter des propositions concrètes lors de la réunion qui aura lieu à Barcelone en juillet 2001. Il rassure l'ICOM quant à l'aspect financier de ce projet. Il n'y a pas de risque de faillite de MUSEDOMA. La Fondation J. Paul Getty Trust a accepté de négocier à la condition que l'ICOM soit en mesure de dégager la somme pour recruter une personne supplémentaire à temps plein. L'ICOM de son côté a souhaité que la Fondation J. Paul Getty Trust puisse subvenir aux autres besoins financiers. Un document rédigé avec l'aide de Nancy Hushion montre les implications financières pour l'ICOM en 2001 et 2002. Trois Organisations se sont impliquées financièrement dans ce projet : l'ICOM, la Fondation J. Paul Getty Trust et le Swedish Museum of Natural History qui a couvert le salaire de Cary Karp et ses frais de voyage durant les cinq dernières années afin de permettre la réalisation de ce projet. Pour la première année, les personnes qui s'enregistreront afin de bénéficier du nom de domaine " .museum " devront payer un montant plus élevé que les coûts effectifs, liés à l'infrastructure. MUSEDOMA à terme devrait s'auto-financer mais un investissement de départ est nécessaire que l'ICOM devrait récupérer par la suite.

A la suite d'une question posée par Piet Pouw, Cary Karp indique que les membres fondateurs (l'ICOM et le J. Paul Getty Trust) sont censés récupérer leur mise initiale en fonction du surplus dégagé. Cependant, il n'est pas certain que cela soit possible. Par ailleurs, il confirme la nécessité de trouver d'autres partenaires pour ce projet. L'UNESCO a manifesté son intérêt, ainsi que d'autres fondations aux Etats-Unis. En cas de déficit ces Organismes pourraient être sollicités. En outre, la gestion pourrait être transférée à un autre organisme si MUSEDOMA s'avérait être dans l'impossibilité de remplir sa mission.

Jacques Perot renouvelle ses félicitations à Cary Karp au nom de tous les membres du Conseil exécutif. Il rappelle que l'ICOM est l'un des membres fondateurs de MUSEDOMA et qu'il est décidé à tout mettre en œuvre afin que ce projet réussisse. Il important que l'ICOM puisse financer ce projet et pas uniquement y apposer son nom. Une recherche de fonds devra être entreprise, si cela s'avérait nécessaire. Par ailleurs, Jacques Perot informe les membres que MUSEDOMA est composé d'un bureau de quatre directeurs : deux appartiennent à la Fondation du J. Paul Getty Trust, les deux autres sont Bernice Murphy et lui-même.

12. CONFÉRENCES GÉNÉRALES

121.1. RAPPORT SUR L'ORGANISATION DE LA CONFÉRENCE GÉNÉRALE DE L'ICOM

Andrea García Sastre, vice-présidente, présente le rapport sur l'organisation de la Conférence générale de l'ICOM. Elle indique aux membres présents les suggestions qui lui ont été faites lors de la réunion du Comité consultatif et pendant la réunion du groupe de travail sur ICOM 2001 qui s'est tenue mercredi 6 décembre 2000 au matin. Elle a pris bonne note des remarques qui seront mises en application dès son retour à Barcelone. Elle a également noté l'inquiétude des membres face aux tables rondes qui pourraient faire concurrence aux programmes des Comités internationaux. Andrea García Sastre informe les membres de sa réunion avec Nancy Hushion, présidente de l'INTERCOM. Cette dernière étudiera le programme des séances parallèles et adressera ses suggestions au Comité d'organisation avant le 20 décembre prochain.
Le site Internet d'ICOM 2001 sera amélioré afin de contenir les informations nécessaires aux membres pour leur inscription. En janvier 2001, le Comité d'organisation publiera une brochure d'information avec le formulaire d'inscription à la Conférence générale.

Andrea Garcíía Sastre montre un prototype de l'affiche qui sera réalisée pour la Conférence générale. Les membres du Conseil exécutif insistent sur la nécessité de rendre visible le logo de l'ICOM qui doit figurer au même niveau que celui de la Conférence et non pas avec les organismes qui financent la conférence.

Jordi Pereit i Estrada rappelle aux membres que le gouvernement espagnol est un des co-organisateurs de la conférence. Toutes les administrations publiques demandent un certain équilibre pour l'affichage des logos des différents partenaires.

Alissandra Cummins, approuvée par l'ensemble des membres du Conseil exécutif, indique qu'il s'agit de la Conférence générale de l'ICOM et non d'une Conférence sur les musées. A ce titre, l'ICOM doit apparaître au premier plan de toutes les publications de la conférence. D'une manière générale, le président indique que le Secrétariat de l'ICOM doit être informé au préalable et dans un délai suffisant de toutes les publications où apparaissent le nom de l'ICOM.

Jordi Pereit i Estrada évoque les difficultés à entrer en contact avec certains Comités internationaux qui n'ont pas encore communiqué leur programme pour la conférence. En outre, il leur est difficile de prendre des décisions face aux demandes importantes en équipement des Comités internationaux.

Les membres du Conseil exécutif demandent au Comité d'organisation d'adresser de toute urgence à tous les Comités internationaux la liste du matériel qui sera fourni gratuitement aux Comités internationaux (traduction simultanée, locaux, etc..) en indiquant de façon précise le coût du matériel supplémentaire qui n'est pas fourni par le Comité d'organisation. En outre, le Conseil exécutif demande au secrétaire général à rester en contact étroit avec le Comité d'organisation et d'intervenir en cas de problèmes sur les demandes spécifiques des Comités internationaux. En cas de conflit, il appartient à ce dernier de juger si les demandes des Comités internationaux sont raisonnables par rapport aux possibilités du Comité d'organisation. Par ailleurs, toute documentation sur l'Organisation de la conférence devra être adressée par avance au Secrétariat. Le Conseil exécutif indique que la liste définitive des conférenciers devra parvenir en urgence au secrétaire général. Le programme des séances parallèles devra être soumis aux membres du Conseil après y avoir intégré les commentaires et suggestions de Nancy Hushion.
Enfin, le Conseil exécutif demande au Comité d'organisation de veiller à améliorer la traduction des documents en langue anglaise et française.

12.2. Étude des ordres du jour de l'Assemblée générale et de la Conférence générale de 2001.

Le Conseil exécutif approuve les ordres du jour de l'Assemblée générale et de la Conférence générale de 2001, mais se réserve la possibilité de les amender si nécessaire.

En ce qui concerne le Comité des résolutions, Alissandra Cummins demande que ce Comité soit créer avant la conférence, afin que ses membres puissent se préparer efficacement en lisant les résolutions adoptées précédemment.

Le Conseil exécutif accepte le principe de la création du Comité des résolutions en début d'année 2001.

12.3. Intervention de la représentante de la Corée

Dr. In-Sook Lee, vice-présidente du Comité national de la Corée explique aux membres les problèmes de langue que rencontrent les membres du Comité national. Ils ne comprennent pas toujours l'anglais. Elle fait part du souhait du Comité national d'inviter les professionnels de la Corée du Nord à participer à la Conférence générale qui aura lieu à Séoul en 2004. Elle demande son aide au Conseil exécutif afin de contacter les professionnels de cette région.

Jacques Perot la remercie et indique que la décision définitive en ce qui concerne le lieu de la Conférence générale de 2004 sera entérinée par l'Assemblée générale de Barcelone en 2001. Le projet d'inviter les membres de la Corée du Nord à participer à la Conférence générale de 2004 est important pour l'ICOM.

12.4. Questionnaire destiné au Comités nationaux pour la Conférence générale de 2007

Le questionnaire sera révisé par le secrétaire général à la lueur des questions soulevées par le Comité d'organisation de Barcelone. Il sera adressé aux membres du Conseil exécutif par courrier électronique

13. COMITÉS NATIONAUX ET INTERNATIONAUX

Eloisa Zell présente son rapport aux membres du Conseil exécutif.

13.1. Comités nationaux

13.1.1. Comités réorganisés

Le Comité national du Burundi et de la Mauritanie ont payé leurs cotisations et doivent être réintégrés dans la liste des Comités actifs. Le Comité indonésien a été ré-organisé en collaboration avec la responsable des activités du programme et la direction générale indonésienne pour la culture.

Le Conseil exécutif décide d'approuver le ré-établissement de ces Comités.

13.1.2. Paiement des cotisations

Les Comités nationaux suivants n'ont pas adressé les cotisations des membres pour l'année 2000 : la Libye, l'Ouzbékistan, les Seychelles, la Zambie et le Zimbabwe.

Le Conseil exécutif prend bonne note de cette situation et accepte qu'un courrier soit adressé aux membres les incitants à régler leur cotisation directement au Secrétariat.

13.1.3. Nouveau Comité national

Un Comité national au Vietnam est en cours de création.

Le Conseil décide d'approuver la création de ce comité sous réserve qu'il satisfasse aux exigences statutaires.

En ce qui concerne la demande de création d'un Comité national de l'ICOM aux Antilles néerlandaises, le Comité national des Pays-Bas a indiqué qu'il donnerait son accord uniquement si un précédent de ce type était constaté. Eloisa Zell indique que cela n'est jamais arrivé au sein de l'ICOM.

13.1.4. Fonds ICOM

Eloisa Zell informe les membres que le total du fonds est de 22 676 , 86 FF.

Le Comité national de la Bosnie-Herzégovine a demandé à bénéficier pour l'année 2000 du Fonds ICOM pour cinq de ses membres.

Deux Comités ont demandé à bénéficier du Fonds ICOM en 2001 pour cinq de leurs membres (soit un montant de 537 FF par Comité) : le Comité national indonésien et le Comité national vietnamien.

Le Conseil exécutif décide d'accorder l'aide demandée pour 2000 et 2001 par ces Comités dans le cadre du Fonds ICOM.

Le Conseil exécutif décide d'accorder, pour 2001, au Comité national du Botswana et à celui de la République fédérative de Yougoslavie (Serbie & Monténégro) -uniquement aux membres individuels- le tarif réduit appliqué aux pays les moins avancés.

13.2. Comité internationaux

13.2.1. Demande de création d'un Comité international

Une demande de création d'un nouveau Comité international des musées de ville a été présentée par le Comité national russe à la suite d'une réunion qui s'est tenue à Moscou.

Le Conseil exécutif demande que la procédure indiquée dans les Statuts et les Règlements de l'ICOM pour l'établissement de nouveaux Comités internationaux soit suivie. Cette demande sera transmise pour avis au Comité consultatif.

13.2.2. Subvention régulière attribuée aux Comités internationaux

Conformément à la liste du 30 novembre 2000, approuvée par le Conseil exécutif, Eloisa Zell indique que la subvention régulière accordée aux Comités internationaux s'élèvera désormais à 41 FF par membre votant actif.

Le Conseil exécutif approuve cette augmentation. Jacques Perot remercie Eloisa Zell de son rapport.

14. SITUATION D'URGENCE

Manus Brinkman fait le point sur la situation en Afghanistan. Malheureusement, il est très difficile d'obtenir les fonds nécessaires à la réalisation du programme. Actuellement, cette région est loin de susciter un grand intérêt auprès des bailleurs de fonds. En revanche, les organismes de bénévoles se mobilisent. Une brochure sur les objets identifiés a été publiée. Il semble qu'un Ministère de la Culture taliban ait été créé qui s'intéresse de très près aux activités menées autour du patrimoine culturel. Par ailleurs, il indique que l'ICOM et l'UNESCO en coopération avec le gouvernement suisse, suivent de très près l'évolution du musée suisse qui se propose d'entreposer les objets provenant du trafic illicite.

Jacques Perot informe les membres d'une réunion avec M. Luci, directeur du musée national de Pristina. Cette rencontre a permis de faire le point sur la situation au Kosovo. Un appel avait été publié dans les Nouvelles de l'ICOM afin que des publications soient adressées à ce Musée. L'Organisme " Patrimoine sans frontières " se charge d'acheminer ces publications au Kosovo.

15. DIVERS

15.1. Demande d'adoption des Résolutions et recommandations de l'ICTOP

Jacques Perot indique que l'ICTOP demande l'approbation du Conseil sur trois recommandations .

Résolution n° 5 : définition des professionnels de musée. Le Conseil exécutif indique que cette question sera abordée dans le cadre de la révision globale du Code de déontologie des professionnels de musée qui sera réalisée entre 2001 et 2004.

Résolution n° 6 : demande de liens plus étroits entre l'ICTOP et le Centre d'information UNESCO-ICOM.
Le Conseil exécutif approuve cette demande et souhaite que le/la responsable du Centre examine la situation avec les responsables de l'ICTOP.

Résolution n° 7 : Cours de muséologie au Centre Inter-Universitaire de Dubrovnik en partenariat avec les Universités de Zagreb (Croatie) et Victoria (Royaume-Uni). L'ICTOP souhaite que le Conseil exécutif entérine ces cours. Le Conseil exécutif se réjouit de cette initiative mais demande un complément d'information quant à ces programmes pour prendre une position officielle qui engage l'Organisation.

15.2. Membre d'honneur de l'ICOM

Le Conseil exécutif décide de reconnaître les éminents services rendus par Sid Ahmed Baghli (Algérie) et de le proposer en tant que membre d'honneur de l'ICOM, lors de l'Assemblée générale qui aura lieu à Barcelone en juillet 2001.

15.3. Demande d'adoption de l'espagnol en tant que troisième langue officielle de l'Organisation

Le Conseil exécutif prend bonne note de la demande l'ICOM présentée par Mónica Garrido, membre du Conseil exécutif -soutenu par certains pays d'Amérique latine- d'introduire l'espagnol en tant que troisième langue officielle de l'ICOM. Celle-ci rappelle que la demande date du mois de juin 2000. Elle indique que ce sujet est évoqué depuis plus de treize ans au sein de l'Organisation. En juin 2000, le Conseil exécutif avait demandé au groupe de réforme d'étudier de façon plus générale l'utilisation des langues au sein de l'ICOM.

Bernice Murphy indique que ce problème a été abordé lors des réunions. Le groupe n'a pas de Recommandation particulière à ce sujet. Le problème de l'utilisation des langues -compte tenu de la diversité des nationalités au sein de l'ICOM est une question essentielle. Le groupe de réforme a indiqué qu'il était nécessaire que l'ICOM encourage et aide les Comités nationaux et les Organisations régionales à utiliser leur propre langue pour travailler au sein de l'ICOM. La demande de Mónica Garrido étant adressée au Conseil, Bernice Murphy indique qu'il n'appartenait pas au groupe de réforme de donner un accord ou de rejeter cette proposition. Le Conseil exécutif est le seul qui puisse en décider.

Alissandra Cummins complète le discours de Bernice Murphy en indiquant que ce sujet a été inclus pour une étude dans le plan d'action stratégique en raisons des implications pour l'ICOM si cette décision était acceptée.

Le Conseil exécutif demande au secrétaire général d'entreprendre une étude sur les implications financières et humaines si l'espagnol était adopté comme troisième langue officielle de l'ICOM. Il lui demande également d'étudier plus généralement l'évolution de l'utilisation des langues au sein des différentes réunions de l'ICOM. Le président de l'ICOM demande aux membres du Conseil de donner leur opinion à ce sujet. Yani Herreman demande qu'on lui indique comment elle pourrait activement participer à la mise en œuvre de cette proposition.

16. Date et lieu de la prochaine réunion du Conseil exécutif.

Jacques Perot informe les membres du Conseil exécutif qu'une réunion extraordinaire pourrait avoir lieu en avril 2001. Il en sera décidé ultérieurement.
Le président fait part de son souhait de convoquer le 6 juillet 2001, à Barcelone, la première réunion du nouveau Conseil exécutif 2001-2004, avant la réunion du Comité consultatif, ce qui permettrait de mettre en place un certain nombre de groupes de travail. Bernice Murphy indiquera ultérieurement au Secrétariat s'il convient de maintenir la réunion du Groupe de réforme prévue dans le programme de la Conférence générale.
Le Conseil exécutif se réunira le samedi 30 juin 2001, le vendredi 6 juillet 2001, 13h30 - 15h30, à Barcelone, au Palais des Congrès.
Jacques Perot termine la séance en remerciant les membres du Conseil exécutif, l'ensemble du Secrétariat et les interprètes.

 


created: 9 janvier 2001
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