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Compte rendu de la 101e session du conseil exécutif

6 et 7 juin 2002
Paris (France)


INTRODUCTION

Jacques Perot, Président de l'ICOM, ouvre la séance et remercie les membres du Conseil et les partenaires de l'Organisation de leur présence. Il souhaite la bienvenue à P. Pouw, ancien Trésorier, qui représente le membre du Conseil G. Edson, qui ne peut assister à la réunion.

0. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR

Le projet d'ordre du jour est adopté.

1. ADOPTION DU COMPTE RENDU DE LA 100e SESSION

Le compte rendu de la 100e session est adopté sans commentaire ni modification.

2. RAPPORT ORAL DE LA 63e SESSION DU COMITE CONSULTATIF

Alissandra Cummins, Présidente du Comité consultatif, rend compte des discussions menées durant les réunions. Elle commence par déclarer que cette séance, riche en débats productifs et variés, a réuni beaucoup de nouveaux visages et de représentants de l'Afrique et des États arabes. Elle s'inquiète, cependant, de la baisse de participation de l'Amérique latine, estimant que le niveau de participation des comités peut être mis en rapport avec le niveau de leur engagement dans les activités de l'ICOM. Par ailleurs, elle se réjouit du succès de la séance d'orientation spécialement organisée par le Secrétariat de l'ICOM, la veille de l'ouverture de la séance plénière, à l'intention des nouveaux membres du Comité consultatif.

Le rapport détaillé présenté par le Secrétaire général sur les activités et les programmes de l'Organisation est fort apprécié. Les membres évoquent la nécessité de persévérer dans la préparation d'un code ou d'une charte sur le tourisme culturel, notamment en ce qui concerne le traitement des populations autochtones. Les programmes de formation proposés pour les situations d'urgence reçoivent un accueil favorable à condition, toutefois, qu'ils s'appuient sur l'expérience des activités antérieures principalement organisées par l'UNESCO. Le Secrétariat est félicité pour la nouvelle présentation et mise en page des Nouvelles de l'ICOM, ainsi que pour l'inclusion de texte espagnol dans le dernier numéro des Cahiers d'étude. A propos du Secrétariat, est évoquée la question urgente de la réduction de l'espace des bureaux et de l'impact sur l'efficacité du travail, en particulier pour les activités de programme. Mme Cummins félicite néanmoins, au nom du Comité consultatif, le personnel pour son soutien et son dévouement, surtout étant donné les difficiles conditions de travail.

Sont également particulièrment appréciées la présentation du bilan de fin décembre 2001 faite par la Trésorière et, en particulier, ses remarques sur les revenus que tire l'ICOM des cotisations d'adhésion et sur la nécessité d'une approche prudente à l'égard des investissements du fonds de réserve. Une question sur MuseDoma appelait une précision du Secrétaire général, qui a annoncé que, dans le cadre d'une contribution de l'Union européenne à la promotion de MuseDoma en Europe, l'ICOM recevra (et dépensera) 76,225 euros. Pour ce qui est de l'apparente baisse de revenus prévue au budget 2002, il s'agit là, est-il précisé, d'un phénomène naturel pour l'année qui suit une Conférence générale. Mme Cummins informe le Conseil que le Comité consultatif a approuvé le bilan sans autre commentaire.

S'agissant du budget 2002, les membres ont reçu des précisions sur l'achat de la revue Museum International distribuée aux membres institutionnels à titre d'avantage associé à l'adhésion. Pour MuseDoma, C. Karp a donné des explications sur le paiement des services de domaine par les comités. Les membres ont également manifesté leur satisfaction à l'égard de la nouvelle présentation du budget assortie de données comparatives.

Alissandra Cummins rapporte que les membres du Comité consultatif ont fort apprécié l'intervention du Président Jacques Perot et ses commentaires avisés. Ils ont noté la mise en place de divers Groupes de travail conformément au Plan d'action stratégique approuvé par la Conférence générale de Barcelone. Elle ajoute que le Président a aussi remercié le Secrétariat pour l'excellent travail réalisé malgré l'exiguïté et l'inconfort de ses locaux. Il a été souligné que différentes approches restent à trouver (éventuellement conjointement avec ICOMOS) pour résoudre le problème des espaces de bureaux. Le Président a noté les travaux entrepris par l'UNESCO sur la Charte pour la diversité culturelle et la nécessité d'une participation sérieuse de l'ICOM à ce processus. Autre nécessité évoquée : la régionalisation de l'ICOM et l'expansion de ses réseaux, en particulier pour développer des liens avec les collègues asiatiques.

Geoffrey Lewis, Président du Comité pour la déontologie, a présenté un excellent rapport détaillé au Comité consultatif, après avoir montré un exemplaire imprimé du Code de déontologie révisé et dûment approuvé par la Conférence générale de Barcelone. M. Lewis a suivi les progrès de la seconde phase de la révision, qui ne doit pas s'écarter des principes fondamentaux du Code mais simplement mettre à jour et restructurer le document pour le rendre plus accessible, pratique et compréhensible aux lecteurs. A cet égard, il est noté que les travaux du Comité nécessiteront des directives du Conseil exécutif, en particulier pour ce qui est de la définition des musées. Pour le Comité pour la déontologie, le concept de " collections " s'apparente à une base de connaissances.

Geoffrey Lewis évoque également les progrès réalisés pour certains des cas rapportés au Comité. En les examinant, il s'est inquiété de constater une nouvelle tendance à une " éthique de situation ", en particulier parmi les institutions détentrices qui continuent de prêter des objets normalement destinés à restitution. D'autre part, il signale des cas de transfert non déontologique d'objets archéologiques et géologiques entre frontières malgré l'apparente légalité de l'acquisition dans le pays fournisseur, à quoi s'ajoute le prélèvement douteux de spécimens scientifiques dans les collections de musée, non pour servir la recherche scientifique mais en vue d'échanges avec des collectionneurs privés, puis de revente sur le marché libre. Pour ces cas, il a sollicité une concertation approfondie avec le Comité international concerné.

Son rapport a trouvé un écho parmi les membres du Comité consultatif et suscité leur curiosité sur certains points soulevés. Des précisions ont été demandées concernant la position de l'ICOM sur le principe de l'indemnisation liée à la restitution des biens culturels, notamment quand elle a lieu d'un pays à l'autre. En réponse, Geoffrey Lewis a rappelé l'adhésion de l'ICOM aux principes de la Convention de l'UNESCO (Mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels) et de la Convention complémentaire d'UNIDROIT (1995), précisant que l'ICOM a également fait de cette dernière une norme de son propre Code de déontologie. Le Comité a confirmé qu'il publiait le Code de déontologie simultanément en version anglaise et française, et il a rendu hommage à ceux qui ont participé à la traduction française.

Le Comité consultatif a été honoré de la participation de M. Mounir Bouchenaki, Directeur adjoint de la Culture à l'UNESCO, qui a présenté un rapport détaillé sur les travaux entrepris par son Organisation dans ce domaine. Mme Cummins rapporte que, d'emblée, il a assuré les membres qu'il comprenait les problèmes de l'ICOM occasionnés par l'exiguïté de ses locaux à l'UNESCO, soulignant qu'il avait toujours insisté auprès de son Organisation sur l'importance de l'ICOM et sur la nécessité de maintenir sa présence au siège de l'UNESCO. Il fait remarquer que le Directeur général lui-même a reconnu l'importance de l'ICOM comme l'une des principales ONG avec lesquelles l'UNESCO travaille. Il a assuré au Comité consultatif qu'il persisterait dans cette attitude auprès du Directeur général et des États membres.

Dans son rapport, le Directeur adjoint a insisté sur deux points : premièrement, la récente proclamation par les Nations Unies et par l'UNESCO de l'Année du patrimoine culturel ; il en a présenté le logo et souligné que l'ICOM avait un rôle de premier plan à jouer pour la réalisation des deux principaux axes de ce programme, à savoir le " développement " et " la connaissance de l'autre ". Il a distribué un kit promotionnel sur cette année des Nations Unies.

M. Bouchenaki a évoqué la discussion animée sur les questions déontologiques liées au trafic illicite du patrimoine culturel, ce qui, selon lui, constitue un secteur d'activité intense pour l'UNESCO. A cet égard, il se dit très heureux d'avoir reçu le rapport récemment publié par l'ICOM-ASPAC sur la réunion d'Hanoi de 2001 consacrée à la Protection du patrimoine culturel en Asie du Sud-Est, et il félicite l'ICOM de ses efforts de sensibilisation à ces questions.

Le second point a fait l'objet d'un rapport détaillé sur une réunion à laquelle il venait d'assister en Afghanistan. Avec plusieurs organismes et fondations s'occupant de la protection des biens culturels dans ce pays, l'UNESCO a participé activement au processus de réhabilitation de l'identité culturelle. Le gouvernement afghan et son roi ont tous deux défini les principales priorités dans ce domaine : contrôle et réduction du trafic illicite des biens culturels ; réhabilitation du musée de Kabul ; restauration des monuments et des sites, avec inscription sur la liste du Patrimoine mondial ; et, enfin, formation des professionnels de musée et du patrimoine. Selon lui, l'ICOM a un rôle majeur à jouer dans presque tous ces secteurs.

Par ailleurs, la rédactrice de la revue Museum International est intervenue pour évoquer la politique éditoriale et la nouvelle présentation de la publication, ainsi qu'une récente initiative concernant la numérisation de ses anciens numéros. Les membres ont demandé à l'UNESCO d'envisager d'étendre ce programme de numérisation à son prédécesseur, le magazine " Museion ".

Mme Cummins rapporte que Jacques Perot et elle ont, tous deux, exprimé l'encouragement que suscitaient ces paroles concernant l'importance de l'ICOM vis-à-vis de l'UNESCO, sa principale ligne d'action et son rôle clairement envisagé dans les programmes de l'UNESCO. Elle note que le Président a insisté sur la volonté de l'ICOM de contribuer à sensibiliser le public, allant jusqu'à proposer que l'Organisation passe une motion de reconnaissance pour rendre hommage au travail et à l'engagement exceptionnels du directeur du musée de Kabul, M. Omara Khan Massoudi, resté à son poste pour protéger les collections du musée durant toute la période de ravages et de destructions qui ont sévi dans le pays. Le Président de l'ICOM a invité l'UNESCO à reconnaître le réel intérêt d'une réunion qui permettrait d'examiner les paramètres du programme que l'ICOM mettra en ouvre pour l'Organisation.

Mme Cummins rapporte que certains membres ont déclaré que, certes, l'UNESCO méritait des félicitations pour sa rapide intervention en Afghanistan, mais que les destructions et les bouleversements qui ont dévasté ce pays se sont pareillement produits ailleurs durant les deux dernières décennies, en particulier dans plusieurs nations d'Afrique et d'Europe de l'Est. Il a été jugé nécessaire que l'ICOM s'intéresse de près à ces autres situations, pas seulement à celle de l'Afghanistan. L'ICOM doit reconnaître le travail des autres organisations sur ce terrain et préparer une liste des musées et autres institutions qui souhaitent apporter leur soutien à ce programme. D'autres membres ont souligné qu'il est important de ne pas simplement recourir aux compétences étrangères pour mener à bien ce travail vital, mais aussi et surtout aux habitants du pays, qui doivent participer au processus dès le départ pour, en quelque sorte, se l'approprier. Dans le processus de restauration, il est également essentiel de ne pas dissocier l'objet et la communauté, de ne pas le " dé-contextualiser ". A l'évidence, l'ampleur des activités proposées est propre à favoriser l'emploi et le développement durable.

Elle rapporte que l'examen appliqué par le Secrétaire général aux diverses initiatives spécifiées par le Plan d'action stratégique a été perçu comme une " contribution " positive sur les progrès réalisés à ce jour. En revanche, certains membres ont manifesté leur déception devant la lenteur de mise en application de la catégorie d'adhésion " étudiant ". D'autre part, il a été noté que la connectivité Internet des membres de l'ICOM n'avait fait l'objet d'aucun commentaire. Reste que parmi les autres membres, beaucoup ont été impressionnés par le Plan d'action stratégique, en notant l'importance pour orienter les Comités nationaux dans l'élaboration de leurs propres plans.

Le rapport du Secrétaire général sur le Comité international du Bouclier bleu et sur les activités de l'ICOM à cet égard, a également suscité un vif intérêt. Des rapports aussi brefs que précis sur la situation relative à la protection des biens culturels au Moyen-Orient (ICTOP) et sur l'intérêt du Timor oriental dans la mise en place de son propre système de gestion du patrimoine (ICOM-ASPAC), ont permis de rappeler le rôle crucial de l'ICOM pour apporter de l'aide en tout premier lieu aux collègues et pour faciliter les processus de planification stratégique et de formation, mais aussi pour rechercher des financements à ces fins. Reprenant de précédentes marques d'inquiétude, des membres ont rappelé que l'ICOM ne devait pas négliger les collègues des autres régions du monde. La question a été posée de savoir si l'ICOM excluait des groupes ou des régions de ses programmes conçus pour les situations d'urgence ; a été rappelée la situation critique que connaissent certains collègues - par exemple, en Sierra Leone, au Liberia, au Congo, en Somalie et au Burundi -, particulièrement lorsqu'ils n'ont pas la possibilité de quitter leur pays pour se former. La Présidente du Comité consultatif rapporte que, tout en rassurant les membres sur le fait que l'ICOM n'excluait aucun pays de ses activités, elle leur a rappelé les décisions prises à la Conférence générale de Barcelone à ce propos, en particulier pour le Timor oriental, ainsi que le pôle d'intérêt que représenteront l'Asie et l'Amérique latine durant la prochaine période triennale.

Elle rapporte également que C. Karp, responsable de MuseDoma, a donné un aperçu complet des progrès de l'adhésion au nom de domaine, laquelle offre une source potentielle de revenus considérable. Les membres ont posé plusieurs questions à la suite de cette présentation. Leur intérêt s'est largement porté sur la procédure d'adhésion, sur l'application de la définition des musées donnée par l'ICOM, tant pour l'admissibilité des membres que pour celle des non-membres, ainsi que sur la possibilité d'adhésion individuelle. Des précisions ont été demandées sur l'application de cette définition aux musées virtuels et, finalement, aux membres de l'ICOM non détenteurs de collections. C. Karp a répondu à tous ces points, précisant que l'extension .museum s'appliquait indifféremment à tous les aspects du patrimoine immatériel intangible et/ou matériel, selon la définition que l'ICOM choisit d'appliquer au " musée ".

Mme Cummins rapporte que ces discussions ont clairement montré au Comité consultatif l'importance du travail de l'ICOM pour redéfinir le concept de " musée ", mais aussi la nécessité d'un " manuel d'utilisation " pour orienter les membres qui souhaitent s'enregistrer. Des remarques ont été faites à propos des risques de recours abusif à ce système. C. Karp a déclaré que MuseDoma aurait besoin de l'aide des associations nationales et régionales pour déterminer l'admissibilité des candidatures. Il a rassuré les membres, précisant que l'adhésion à MuseDoma n'affecterait en rien leurs noms de domaine actuels et que, de fait, il était possible de conserver plusieurs noms de domaine différents. Mais il a souligné qu'en adoptant parallèlement le nom de domaine .museum, une institution pourrait signaler plus directement sa présence sur le Web.

Alissandra Cummins rapporte que le Comité consultatif a approuvé sans modification le mandat du Comité pilote des candidatures.

En ce qui concerne les réunions séparées des comités, elle rapporte que les membres ont désigné à l'unanimité Rick West (AAM/ICOM) et Hector Rivero Borrell (Mexique) respectivement comme Président et Rapporteur de la réunion des Comités nationaux et des Organisations régionales. Pour la réunion des Comités internationaux et des Organisations affiliées, ils ont choisi Albert Scheffers (ICOMON) et Paal Mork (MPR) respectivement comme Président et Rapporteur. Les membres ont recommandé que ces choix restent inchangés jusqu'en 2004, après quoi ils feront appel à de nouveaux candidats pour remplir ces fonctions. Les deux Présidents ont accepté de servir jusqu'en 2004 ; en revanche, les deux rapporteurs ont annoncé leur incapacité à occuper cette fonction après la réunion et , par conséquent, la nécessité de trouver alors de nouveaux candidats.

Mme Cummins dit avoir favorablement accueilli la recommandation déclarant que les Présidents, les Rapporteurs et le Vice-président du Comité consultatif pouvaient tous former un groupe de travail informel afin d'aider la Présidente à élaborer un programme et un ordre du jour pour les prochaines réunions de ce Comité consultatif.

Les réunions séparées ont permis de désigner, pour servir dans les différents comités, les représentants suivants :

  • ICOM 2004 - Michel Van Präet ( France); Per Rekdal (ICME)
  • Comité permanent des Finances et des Ressources - Asghar Fazel (Iran), David Grattan (ICOM-CC)
  • Comité des Affaires juridiques - Lorenz Homberger (Suisse), Rick West (AAM/ICOM), Hildegard Vieregg (ICOFOM)
  • Comité des candidatures - Diana Pardue (ICAMT), Ben Koevoets (IATM) et Knut Wik (Norvège), Gerhard Winter (NATHIST), Mohammed Saley Tim (Niger), Ossama El Meguid (Égypte), Maria Laura Tomea (Italie),

Günther Dembski a été désigné pour représenter la Présidente du Comité consultatif, et Eloisa Zell pour représenter le Secrétariat. L'aide des Présidents de l'ICOM-LAC et de l'ICOM-ASPAC devra être sollicitée pour trouver des candidats dans ces régions. Autre recommandation : inviter le Président du Comité pour la déontologie à servir le Comité en qualité ex officio.

Les réunions séparées ont également examiné les rapports présentés respectivement par Martin Schaerer (Groupe de travail sur les Comités internationaux) et par Yani Herreman (Groupe de travail sur les Comités nationaux). En ce qui concerne le rapport, les réunions sont satisfaites d'avoir été informées des propositions que prépare l'ICTF sur les points suivants : plus grande autonomie des Comités internationaux, pluralité des solutions aux problèmes des comités, nécessité d'une approche flexible pour établir, évaluer et dissoudre les comités internationaux, nécessité de créer un accord-cadre avec l'ICOM pour fixer des règles de base précis régissant ces processus ; et, enfin, création d'un nouveau comité permanent sur les Comités internationaux, qui rendrait compte au Conseil exécutif par le biais du Comité consultatif. Pour ce qui est du Groupe de travail sur les Comités nationaux, ce groupe ayant rencontré des problèmes techniques (notamment en matière de communication), il venait seulement de convenir d'une approche pour travailler en l'absence de Gary Edson, Président nommé. Il lui a semblé de première importance de mener une enquête sur les Comités nationaux et, en réponse aux inquiétudes des membres, d'établir des critères d'admissibilité pour la catégorie des membres étudiants. S'est également fait sentir la nécessité d'intensifier le dialogue entre les deux groupes.

Les membres ont fort apprécié les informations apportées par Eloisa Zell sur les services d'adhésion et sur le projet d'annuaire en ligne pour répertorier les membres ; de même la discussion qu'a suscité la proposition de Byung-mo Kim pour le thème " Musées et patrimoine immatériel " de la Journée internationale des musées 2004, thème que les deux réunions ont approuvé. Autres recommandations pour le Comité consultatif : que les réunions traitent de questions de fond plutôt que purement administratives, que l'organisation et les horaires des réunions favorisent les échanges d'idées - par exemple, en procédant par petits groupes informels. Par ailleurs, le Comité consultatif devrait organiser ses réunions de manière à prendre en compte les opinions et intérêts des Organisations affiliées, ainsi qu'à élucider le rôle des musées dans la lutte contre le SIDA/HIV. Au vu des difficultés rencontrées par les membres de certaines régions pour venir à Paris, il a été suggéré que l'ICOM envisage de choisir d'autres lieux pour les réunions du Comité consultatif.

Le Comité consultatif a entendu le rapport final présenté sur les résultats de la Conférence générale ICOM'2001 par le Président du Comité espagnol, qui a donné une évaluation générale positive, notant toutefois rétrospectivement que le programme intense de discussions a mis une pression encore plus forte sur les organisateurs pour arriver à satisfaire les nombreuses demandes d'inscription. Le Comité consultatif a été heureux d'apprendre que le Comité d'organisation de la Conférence avait reçu de l'Associació Catalana de Critica d'Art (ACCA) un prix spécial en récompense de son excellent travail.

Le Secrétaire général a rendu compte des résultats du questionnaire ICOM'2001, observant que même si les résultats ne pouvaient être vraiment concluants en raison de la relative faiblesse du sondage réalisé (39 réponses sur 349 questionnaires envoyés), des perspectives intéressantes se dégageaient de ces réponses. Dans l'ensemble, les résultats ont été jugés favorables à la Conférence de Barcelone, considérée comme un succès malgré les problèmes de communication et de logistique rencontrés par certains comités internationaux. Les membres du Comité consultatif ont réagi sur quelques points, mais en général, ils ont été satisfaits de ce sondage, allant jusqu'à en recommander la généralisation à tous les participants de la Conférence générale 2004.

Le Comité consultatif a examiné deux propositions officielles d'accueil de la Conférence générale ICOM'2007 : l'une émanant du Comité national autrichien, l'autre conjointe des Comités nationaux de la Suède et du Danemark. Après avoir pu voir et entendre des présentations vidéo et orales illustrant l'intérêt de l'Autriche et de la région d'Oresund comme lieux d'accueil, les membres ont demandé des précisions sur certains points : les coûts prévus et l'exactitude des prévisions des frais d'inscription ; les questions de transport entre les sites et les villes ; les concepts et les thèmes ; les possibilités de contact (qu'il s'agisse de personnel universitaire ou muséal) ; le niveau de soutien pour la participation des pays en développement. Les membres ont été informés que des missions d'évaluation se rendraient sur place pour vérifier que les pays candidats sont prêts à accueillir la Conférence générale.

Byung-mo Kim, du Comité d'organisation d'ICOM'2004, a présenté aux membres la dernière mise à jour des plans de la Conférence générale de Séoul. Une brochure invitant à une pré-inscription a été distribuée aux membres. M. Kim a expliqué l'origine traditionnelle du logo de la conférence, puis annoncé que les préparatifs sont ralentis par la Coupe du monde de la FIFA et par les activités se déroulant en vue des prochaines élections dans le pays. Il a affirmé que des négociations finales concernant le budget et le soutien officiel auraient lieu dès que le nouveau gouvernement serait en place. Il a déploré l'absence de résultats quant à la participation de la Corée du Nord, déclarant qu'il solliciterait l'aide du Conseil à cet égard.

Le Comité consultatif a pu entendre, de la part des représentants d'ICOM-ARABE et d'ICOM-ASPAC, des rapports succincts sur les activités menées durant un an par ces Organisations régionales. La première a sollicité l'agrément du Comité consultatif pour faire revivre le Groupe de travail sur les questions interculturelles, ce qui aiderait l'ICOM à élaborer des déclarations de principe relatives aux questions de diversité culturelle, mais répondrait aussi à la nouvelle initiative de l'UNESCO sur l'Alliance mondiale pour la diversité culturelle. Le Comité consultatif a approuvé la proposition de rebaptiser le groupe de travail - dont les conclusions avaient été adoptées par le Conseil exécutif en 1997 - " Groupe de travail interculturel de l'ICOM ", ainsi que de mettre à jour et d'intégrer ses principales propositions au Plan d'action stratégique de l'ICOM. Le coordinateur d'ICOM-EUROPE a également rendu compte des actions entreprises pour développer, modifier et approuver leur constitution, pour laquelle il sollicitera l'approbation du Conseil exécutif.

Les membres ont pu bénéficier des discussions menées durant la session spéciale sur la Convention internationale nouvellement approuvée par l'UNESCO pour la Protection du patrimoine culturel subaquatique. La Présidente du Comité consultatif a noté que cette convention était la première en son genre organisée par le Secrétariat conjointement avec elle-même. Les membres ont pu entendre trois intervenants : M. Guido Carducci (responsable de la section des normes internationales à l'UNESCO), M. Thijs Maarleveld (membre du Comité international ICOMOS pour le Patrimoine culturel subaquatique) et le contre-amiral Georges Prud'homme (directeur du musée national de la Marine à Paris, France). Ces intervenants ont retracé la genèse de cette Convention, évoquant les controverses et les différents points de vue qui avaient entouré son approbation et sa mise en ouvre. Toutefois, ils ont souligné que, malgré l'opposition des États membres sur certains aspects précis de la Convention, celle-ci avait fait l'unanimité en ce qui concerne ses règlements techniques tels que stipulés dans l'annexe à la Convention, que tous les pays avaient adhéré politiquement à leur application et que, précisément, c'est cette partie de la Convention qui offrait le plus d'intérêt pour les musées.

Il a été noté que, avec la ratification de cette Convention, les règlements relatifs à la protection contre le trafic illicite pourraient désormais être appliqués dans ce cadre. Certains se sont inquiétés de voir que les musées avaient été totalement tenus à l'écart de l'élaboration de la Convention (de fait, ils n'apparaissaient pas même dans la formulation du texte). Cette lacune aurait certainement des conséquences sur le travail des musées, particulièrement en ce qui concerne l'acquisition, la conservation, le stockage et l'interprétation de ce patrimoine auprès du public. Il a été décidé que l'ICOM devait tout mettre en ouvre pour veiller à ce que pareille situation ne se reproduise plus à l'avenir dans le cas de conventions ou autres décisions majeures concernant le patrimoine culturel.

Sur d'autres questions, le Comité consultatif a pu entendre divers rapports : la déléguée du comité croate, concernant son activité " Best in Heritage " ; la Présidente du Comité national ICOM-Lettonie, qui a offert officiellement au Secrétariat trois exemplaires de sa récente publication en letton de Museum Basics ; le délégué du Comité national ICOM-Égypte, qui a annoncé le programme envisagé pour le 100e anniversaire de la fondation du musée du Caire. Une question concernant les cartes ICOM destinées, à titre d'avantage spécial, aux membres de l'IATM, a reçu des précisions de la part de la Responsable du Service des membres.

Pour conclure, Mme Cummins a remercié les membres du Secrétariat pour l'ensemble de leurs efforts et de leur soutien, notamment le Secrétaire Général et Valérie Jullien pour la préparation de la session spéciale consacrée à la protection du patrimoine subaquatique ; Eloisa Zell et Thomas Jandia pour le soutien administratif et logistique apporté durant les réunions. Elle a également remercié le Vice-président Günther Dembski pour son appui durant la présidence de la réunion, ainsi que les autres présidents et rapporteurs des sessions séparées. A cette occasion, elle a aussi exprimé sa profonde reconnaissance à Mme L. Prott, ancienne directrice de la Division du patrimoine culturel de l'UNESCO, qui a représenté son Organisation à de nombreuses réunions et qui est récemment partie en retraite.

Le Président de l'ICOM a remercié Mme Cummins de son rapport détaillé, puis a souligné la vitalité et les interventions pertinentes des comités durant les débats du Comité consultatif. Il a déclaré que certaines des questions soulevées (tourisme culturel, budget, déontologie, programmes des situations d'urgence, catégorie des membres étudiants, annuaire en ligne et budget de l'ICOM 2001) seraient examinées en même temps que les points concernés à l'ordre du jour.

A propos des interventions faites, durant la session spéciale sur la Convention pour la Protection du patrimoine culturel subaquatique, Y. Herreman a affirmé que la présence de l'ICOM dans ce domaine devaient être assurées dans ce domaine. Le Président de l'ICOM a précisé que l'un des intervenants de la session spéciale, le contre-amiral G. Prud'homme, fait partie du Bureau du Congrès international des musées maritimes (ICMM), association affiliée à l'ICOM. Il a suggéré un échange de courrier officiel entre l'ICMM et l'ICOM concernant cette liaison, ainsi que la mise en place d'une action commune sur la question des biens culturels subaquatiques.

S'agissant du Comité pilote des candidatures, B. Murphy a manifesté son inquiétude sur sa présidence et sur les désaccords pouvant survenir. En réponse, Mme Cummins a suggéré d'engager le président du Comité pour la déontologie en tant que membre ex officio ; auquel cas il faudrait assurer, bien entendu, la " complémentarité " de la programmation des réunions des deux comités. Le Conseil exécutif approuve la nomination du Président du Comité pour la déontologie en tant que membre ex officio du Comité des candidatures. Mme Cummins rappelle au Conseil que le Comité n'a aucun pouvoir décisionnaire, mais que l'importance de son rôle d'orientation ne fait de doute pour personne. De son côté, le Président Jacques Perot souligne qu'il doit être clair pour ses membres qu'ils ne peuvent pas se porter candidats au Conseil exécutif et qu'il convient d'envoyer des courriers à cet effet. Mme Cummins précise que, après l'ajournement du Comité consultatif, elle a rencontré les membres du Comité et qu'ils sont parfaitement informés sur ce point.

3. RAPPORT DU SECRETAIRE GENERAL

Manus Brinkman note que le Rapport d'activité du Secrétariat est fourni intégralement dans le dossier de documents de travail qui a été distribué aux membres.

Il a souhaité souligner la charge de travail que représentent les comités spéciaux pour le Secrétariat ; parmi les tâches et responsabilités qui imposent une pression sur le personnel, il a cité plusieurs exemples : MuseDoma, une étude détaillée sur la proposition d'annuaire en ligne des membres et le volume important des e-mails. Il a précisé que la capacité du personnel a déjà atteint ses limites et qu'il était temps de fixer des priorités pour le Secrétariat. Il a rappelé au Conseil qu'il n'était pas possible de recruter du personnel supplémentaire pour soulager cette pression.

Le Président de l'ICOM a remercié le Secrétariat pour les tâches importantes déjà accomplies par rapport au Plan d'action stratégique. Il a jugé nécessaire et utile d'avoir un rapport structuré, ajoutant que le Plan stratégique doit être en permanence actualisé de manière à refléter les réalités de l'environnement de travail du Secrétariat.

Il convient donc d'envisager pour 2003 une version révisée offrant des propositions alternatives. Il est souhaitable que les choix se fassent en fonction des recommandations du Secrétaire général. E. Olofsson s'est montrée résolument favorable à une analyse du temps et des ressources nécessaires à la mise en ouvre du Plan d'action stratégique. D'autre part, il est nécessaire de soumettre au Conseil les rapports sur les missions entreprises par le personnel du Secrétariat pour exécuter le Plan. M. Makambila, favorable à ces propositions, souhaite néanmoins rappeler au Conseil les ressources modestes dont dispose actuellement le personnel.

Il a été convenu que serait préparé, pour la réunion du Conseil en décembre 2002, un document basé sur le Plan d'action stratégique et répertoriant les tâches et activités qui répondent aux objectifs du Plan. Le Conseil fixera des priorités et sélectionnera des activités. Ce type de document aiderait le Conseil et le Secrétariat à spécifier si ses objectifs ont été dûment satisfaits.

4. RAPPORT DU TRÉSORIER

Camila González Gou, Trésorière, a présenté le bilan au 31 décembre 2001. Elle a expliqué que, depuis qu'elle occupe cette fonction, son objectif prioritaire a été d'assurer que les recettes et les dépenses de l'Organisation respectaient bien les programmes approuvés pour 2001.

C'est avec satisfaction qu'elle a annoncé un résultat positif de 394,320 francs (60,114 euros). D'autre part, l'Organisation a pu récupérer des cotisations dues, réduire certaines dépenses et percevoir des revenus non prévus au budget. Elle a indiqué qu'un pourcentage des revenus de l'Organisation était venu s'ajouter au fonds de réserve (établi pour couvrir les dépenses imprévues et pour assurer la survie et le bon fonctionnement de l'Organisation en cas de crise grave). Les informations supplémentaires qui figurent au bilan détaillent les investissements de l'ICOM garantis par la Banque de France.

Les tendances de l'économie mondiale auront certainement un impact sur les finances de l'Organisation ; toutefois, la Trésorière a annoncé avec satisfaction que la situation financière actuelle de l'ICOM était " saine et stable ".

La Trésorière a conclu son rapport en soulignant le rôle important du Comité des Finances et des Ressources et du Comité des Affaires juridiques, qui doivent rechercher des solutions et des perspectives concrètes pour la situation financière et les programmes de l'Organisation.

Enfin, elle a remercié l'équipe comptable et le Secrétaire général de l'ICOM de l'avoir aidée à mener ses tâches à bien.

5. INTERVENTIONS DES REPRESENTANTS DES PARTENAIRES DE L'ICOM

5.1. Fondation de l'ICOM

Mme Christine Boël, Présidente, présente un bref compte rendu des activités de la Fondation :

Elle est heureuse d'annoncer que, depuis le début 2002, les Amis de la Fondation ont versé directement à l'ICOM les sommes suivantes : 5004 francs français, 4548 euros et 1098 dollars américains.

La Fondation poursuit son contrat (" Bijoux des cinq continents ") avec la Réunion des Musées nationaux (France). Sa série sur les reproductions de bijoux est valable jusqu'au 27 novembre 2003, celle sur les reproductions d'arbres de Noël jusqu'à la fin 2004. Pour cette dernière, elle est heureuse d'annoncer le succès de la vente malgré une commercialisation relativement tardive (trois semaines avant Noël). De nouvelles commandes ont été reçues en janvier, mais le montant des droits issus de ces projets ne sera connu qu'à la fin juin 2002.

Mme Boël informe le Conseil que la Fondation avait signé, le 21 janvier 2002, un contrat de trois ans renouvelable avec la compagnie londonienne Museums and Galleries Marketing. Ce projet prévoit la fabrication et la vente, au bénéfice des musées prêteurs et de la Fondation, de produits dérivés du papier représentant des objets de musée. Elle précise que plusieurs musées avaient été contactés pour ce projet, notamment : les musées de la Légion d'honneur et de Marmottan, à Paris, le musée Condé, à Chantilly (France), le musée royal des Beaux-arts, à Bruxelles (Belgique), le musée d'anthropologie, à Mexico, et le musée Gulbenkian, à Lisbonne. Pour ce projet, le résultat des ventes sera connu à la fin de chaque année.

La Présidente de la Fondation profite de l'occasion pour rectifier le compte rendu de la 98e session du Conseil exécutif (30 juin 2001), indiquant qu'à la première ligne de la page 2, il faut lire : " La Fondation a transféré au musée de Phnom Penh tous les fonds issus de la vente de la publication " Cent objets disparus - Pillage à Angkor ".

Elle précise aux personnes présentes que, dans un récent courrier, le directeur du musée de Phnom Penh a détaillé l'utilisation de cet argent : 606 dollars pour l'achat de cadres en verre destinés à protéger 24 stèles ; 1500 dollars pour réaménager les toilettes des hommes ; et 1180 dollars pour se débarrasser des chauve-souris.

Enfin, elle renouvelle sa requête qui, comme elle le rappelle au Conseil, était la condition essentielle pour autoriser les membres bienfaiteurs (Amis) de la Fondation à verser leurs contributions financières directement à l'ICOM, à savoir : qu'elles figurent dans le bilan financier de l'ICOM en tant que poste spécifique, et non en simple note de bas de page. Or, est-elle au regret de préciser, ce poste ne figure pas dans le bilan financier de l'année 2000. Elle souhaite insister sur ce point car il lui semble que ce geste encouragerait les Amis de la Fondation et contribuerait à justifier leur valeur en tant que partenaire de l'Organisation.

Le Président de l'ICOM remercie chaleureusement Mme Boël et la Fondation pour leur créativité dans les activités de levée de fonds, et il prend note de ses remarques sur le bilan financier. Il ajoute que les Comités permanents des Finances et des Affaires juridiques nouvellement créés vont prochainement contacter la Fondation pour examiner le rôle de son aide financière dans l'avancement et le développement des activités de l'ICOM.

5.2. ICOMOS

Mme Christiane Schmuckle-Mollard, Vice-présidente, présente le rapport de l'ICOMOS. Pour commencer, elle informe les personnes présentes que l'Organisation compte 7000 membres dans 110 États membres, dont 66 % en Europe avec 42 Comités nationaux. Ensuite, elle souhaite affirmer un point intéressant qui concerne l'ICOMOS dans le Plan d'action stratégique de l'ICOM, à savoir la volonté de renforcer la coopération avec les ONGs sours et le développement des activités du Comité international du Bouclier bleu.

Elle déclare que l'ICOMOS a publié un rapport sur le patrimoine en danger, dont un exemplaire a été remis à l'ICOM ; Michael Petzet, Président de l'ICOMOS, a l'intention d'en faire une deuxième édition. Une prochaine édition contiendra les contributions de l'ICOM et d'autres ONGs.

Elle relève des similarités dans les activités des deux Organisations, en donnant deux exemples : d'une part, le nombre important de membres dans les pays " développés " (principalement en Europe) et, par conséquent, la nécessité de compenser ce déséquilibre par des activités intéressantes et communes dans les régions " moins développées " ; d'autre part, une proposition de modification des Statuts concernant la catégorie des étudiants et des jeunes professionnels.

Elle propose que les deux Organisations étudient des questions relatives aux musées situés dans des sites ou édifices historiques, ainsi qu'elles coopèrent dans deux secteurs d'intérêt : d'une part, les collections liées à l'" édifice " et nées en même temps (par exemple, le patrimoine du XXe siècle et les maisons d'artistes) ; d'autre part, les contraintes ou modifications muséologiques pouvant entraîner la perte de la valeur culturelle d'un édifice historique. A son avis, il pourrait être souhaitable de soumettre ces questions à l'ICAMT.

Enfin, elle rend compte de domaines importants de discussion entre les Présidents des deux Organisations : recherche de bureaux communs à Paris ; tourisme, monuments et sites ; nouveau rôle des musées dans les villes historiques.

Après avoir remercié la représentante de l'ICOMOS, le Président J. Perot évoque à nouveau la coopération étroite et les centres d'intérêt commun qui lient les deux organes. Il attire l'attention sur les activités de DEMHIST, l'un des nouveaux Comités internationaux de l'ICOM consacré aux demeures historiques, dont les préoccupations s'apparentent à celles de l'ICOMOS.

Y. Herreman manifeste son inquiétude à propos du tourisme et des monuments des villes, ainsi que du nouveau rôle des musées dans l'urbanisme. Il lui semble que, dans ces domaines, les deux partenaires doivent travailler en étroite coopération. En outre, elle recommande que l'ICOMOS contacte l'ICAMT et collabore avec ce Comité dans certains secteurs.

G. Pinna demande des précisions sur les conditions d'admission des membres étudiants. La Vice-présidente de l'ICOMOS indique qu'en absence de directives écrites, l'admissibilité dépend directement de chaque Comité national concerné. Dans le cas de l'ICOM, indique le Président Jacques Perot, des critères spécifiant le type des étudiants admissibles seront établis, mais chaque Comité national jouira d'une grande latitude d'interprétation.

5.3. ICCROM

Mme Catherine Antomarchi, représentant le Directeur général de l'ICCROM, rend compte des activités de l'Organisation depuis la dernière réunion du Conseil exécutif. En matière de collections, l'ICCROM a mis sur pied une série d'initiatives sur le thème de la conservation préventive. Des cours internationaux destinés aux éducateurs et professionnels travaillant dans ce domaine ont été élaborés en partenariat avec le Canadian Conservation Institute. Un projet similaire, organisé en collaboration avec SPAFA (Centre régional pour l'Archéologie et les beaux-arts), sera consacré aux collections des musées de l'Asie du Sud-est. Ce projet est bien connu de l'ICOM puisqu'il a été établi lors de l'excellent atelier organisé par l'ICOM au Vietnam en avril 2001. Ce cours sera suivi d'un séminaire destiné aux responsables de direction et qui devrait déboucher sur des programmes concrets pour la région. Le Président d'ICOM-ASPAC est invité à participer à ce séminaire. Autre projet : la création de supports pédagogiques sur la conservation et la gestion des collections de musée.

Mme Antomarchi ajoute qu'il serait intéressant pour l'ICOM de connaître les projets liés à la conservation des archives et des bibliothèques de musée, notamment en ce qui concerne la gestion et l'utilisation des nouveaux médias et sur les problèmes rencontrés en matière de conservation. Le développement de dialogues interdisciplinaires entre conservateurs de musée, restaurateurs et scientifiques est également envisagé. Autre aspect important dans le domaine de la conservation : comment améliorer la prise de décision en tenant compte de toutes les données et informations pas toujours accessibles aux participants plus haut mentionnés - par exemple, les besoins de la communauté, les ressources disponibles et les différentes approches culturelles à adopter.

En matière de patrimoine culturel immatériel, l'Organisation espère pouvoir mettre en place un forum sur la conservation et les artisanats, ainsi qu'examiner les facettes matérielles et immatérielles de ce type de patrimoine. Deux campagnes de sensibilisation ont été lancées : la première est consacrée à l'éducation du public et des jeunes sur la fragilité du patrimoine culturel. Cette campagne prévoit la collecte d'index techniques qui montreraient les différents types d'activités possibles. Quant à l'autre campagne, elle vise à amener des maisons d'édition à produire des guides touristiques grand public pour informer sur la fragilité du patrimoine culturel et sur les comportements à suivre et les responsabilités à respecter par les touristes à cet égard.

En partenariat avec les universités de Londres et de Nairobi, l'ICCROM proposera des cours sur la gestion des collections et du patrimoine culturel, qui s'adresseront essentiellement aux professionnels de la région subsaharienne du continent africain.

Autre projet envisagé : l'organisation, aux Caraïbes, de programmes archivistiques et d'une stratégie pour la conservation des archives. Un forum consacré à l'artisanat et à la conservation est prévu pour le début 2003 à Rome. En conclusion, Mme Antomarchi précise que l'ICCROM collaborera avec l'ICOM et le Getty Museum sur le Programme des situations d'urgence, initialement lancé par le Secrétariat de l'ICOM.

Après avoir remercié la représentante de l'ICCROM, le Président de l'ICOM fait ressortir les secteurs d'intérêt et de coopération entre les deux Organisations. Martin Schaerer suggère que l'ICCROM contacte l'ICOFOM en ce qui concerne les cours sur la muséologie qu'il souhaite organiser. De même, Alissandra Cummins suggère de contacter MAC pour ce qui est des programmes régionaux envisagés aux Caraïbes.

5.4. FMAM

Mme Carla Bossi Comelli, Présidente de la Fédération mondiale des Amis de musées, présente son rapport. Elle annonce aux personnes présentes le prochain congrès triennal de la Fédération, qui se déroulera à Buenos Aires (Argentine), du 7 au 11 octobre 2002, sur le thème " Pourquoi des amis des musées ". Le Président de l'ICOM a été invité à parler des Amis dans le contexte des musées en tant que facteurs de changement. Elle précise que, malgré la situation économique du pays d'accueil, la rencontre aura lieu comme initialement prévu. Après avoir précisé que les participants étrangers devraient bénéficier des taux de change en cours, elle décrit le programme proposé par la Fédération pour la période triennale.

La Fédération, déclare-t-elle, continue d'organiser des réunions pour mieux servir ses membres, comme en témoignent celles qui ont eu lieu en Asie, en Europe, en Amérique du nord et en Amérique latine. Parmi les avantages associés à l'adhésion, elle cite les liens de la communication, le soutien mutuel, les appuis et la solidarité.

Cette année a été publié un guide bilingue sur la manière de démarrer un groupe d'amis des musées (" How to Start a Friends Group "). Rédigé par l'ex-Présidente de la Fédération, Carole Serventy, cet ouvrage devrait aider à promouvoir les groupes d'amis dans le monde entier, en particulier an Amérique latine.

La Fédération espère, par le biais de son site Web, améliorer la communication non seulement avec ses membres, mais aussi avec le monde extérieur qui sera ainsi informé de sa mission.

Après avoir remercié Mme Comelli de son intervention, le Président de l'ICOM souligne le réel intérêt de l'ICOM à participer aux activités de la Fédération. Il rappelle aux personnes présentes que le thème de la Journée internationale des musées 2003 est, précisément, centré sur les " Amis ". Il profite de cette occasion pour féliciter le Comité d'organisation argentin, ajoutant qu'il espère que les membres de l'ICOM seront nombreux à assister à ce Congrès.

P. Makambila, favorable à ce que chaque musée possède une Association d'amis, regrette que ce type de partenariat soit peu connu en Afrique. Il ajoute que les Comités nationaux de l'ICOM doivent être tenus informés des activités de la Fédération.

Il conviendrait d'établir un lien réciproque entre les sites Web des deux Organisations. La Fédération déclare qu'elle espère pouvoir très prochainement adopter le nom de domaine .museum.

Le Conseil est informé que le Code de déontologie de la Fédération a été diffusé auprès des membres du Comité consultatif. Elle leur distribuera également son nouveau guide sur la manière de lancer un groupe d'amis.

5.5. AFRICOM

Elisabet Olofsson, Coordinatrice SAMP et membre du Conseil, donne des informations récentes sur les progrès de ce nouveau partenaire de l'ICOM. Elle informe les personnes présentes que son Secrétariat, dirigé par Lorna Abungu, siège dans l'enceinte du musée national du Kenya, à Nairobi. Il bénéficie de tous les équipements de fonctionnement nécessaires (téléphone, fax et Internet). L'Organisation, dotée de son propre compte bancaire, est maintenant enregistrée en tant qu'ONG ; son Centre de documentation a été fourni en documents et publications par le siège de l'ICOM.

Les services des membres de l'Organisation sont opérationnels et, en juin 2002, ils avaient enregistré 40 adhésions. Dans un premier temps, il a été décidé d'appliquer des cotisations d'adhésion facultatives. D'autre part, il semble nécessaire d'associer l'évolution des adhésions à AFRICOM aux adhésions à l'ICOM.

La dernière réunion du Bureau de l'Organisation s'est tenue en février 2002 avec, outre le Président et le Trésorier, un membre représentant chaque région du continent. L'ICOM est également représenté au Bureau. Lors de la prochaine Assemblée générale, prévue en septembre 2003 au Kenya, se dérouleront des élections pour renouveler le Bureau. Thème choisi pour l'Assemblée : " Les musées africains : quels enjeux pour le 21ème siècle ".

Le programme des activités est prévu comme suit : travail sur la nouvelle édition de l'" Annuaire des professionnels de musée africains ", en coopération avec le WAMP (West African Museum Programme) et avec le financement de l'UNESCO et de l'AFAA (Association française d'action artistique) ; projet d'exposition d'art moderne à Bamako (Mali), avec le possible concours de l'ICEE ; et, enfin, travail sur les stratégies d'échange d'idées et d'informations avec d'autres institutions africaines (WAMP, PMDA et EPA, par exemple). AFRICOM a également été sollicité comme coordinateur et partenaire de réseau dans des projets liés aux musées (par exemple, réunion tenue à Lyon, en mai 2002, sur la coopération avec les musées de France).

Mme Olofsson souligne la nécessité, pour AFRICOM, de définir son rôle par rapport aux autres organes opérant sur le continent. Il lui semble également nécessaire que les deux Organisations (ICOM et AFRICOM) réfléchissent à leurs relations officielles futures et prennent sans tarder une décision sur ce point. Elle déclare que le Bureau d'AFRICOM devrait faire part de propositions à ce sujet au plus tard en novembre 2002.

Après avoir remercié Mme Olofsson de son intervention, Jacques Perot ajoute que les deux Organisations doivent examiner de plus près leur relation à venir. Le Conseil attendra les propositions du Bureau avant de communiquer son point de vue. Il est souligné que les deux organes ne sont pas en compétition mutuelle, qu'elles travaillent en coopération et qu'elles doivent collaborer sur des activités spécifiques.

La question des cotisations annuelles et de la politique actuelle de cotisations facultatives est longuement examinée. P. Makambila explique certaines des difficultés techniques rencontrées par les professionnels de musée pour faire parvenir leur paiement sur le continent. La possibilité de cotisations triples (ICOM, AFRICOM et ICOMOS) est suggérée.

Le Président de l'ICOM souligne l'histoire commune que partagent les deux Organisations et les efforts qu'elles déploient dans le même domaine, ajoutant qu'elles doivent parvenir à un accord sur leur relation à venir et sur les secteurs de coopération. AFRICOM devrait, est-il suggéré, organiser une séance de travail après la réunion du Comité consultatif.

M. Byung-mo Kim informe les personnes présentes qu'une association de son pays (Korea-African Association) se réunit une fois par an et propose, à cette occasion, une exposition africaine. Il lui semble qu'il serait intéressant pour AFRICOM d'entrer en contact avec cette association. Il remettra l'adresse à Mme Olofsson.

5.6. UNESCO

Le Président de l'ICOM note que le Directeur général adjoint de l'UNESCO et que la rédactrice de la revue Museum International ont fait des présentations détaillées lors des réunions du Comité consultatif. D'autre part, il présente ses sincères remerciements à Mme Lyndel Prott, ancienne directrice de la Division du patrimoine culturel de l'UNESCO, récemment partie en retraite et qui a travaillé en étroite coopération avec l'ICOM durant son mandat. Il rappelle aussi qu'elle a souvent représenté le Directeur général de l'UNESCO aux réunions du Conseil exécutif, de même que l'ICOM a collaboré avec Mme Prott pour les activités de programme ou pour les ateliers traitant du trafic illicite des biens culturels.

Il est recommandé que le Secrétaire général contacte le bureau du Directeur général adjoint à la Culture en vue de mettre en place une étude générale sur les activités et la collaboration qui lient les deux Organisations.

6. RAPPORT SUR LA MISE EN OUVRE DU NOUVEAU NOM DE DOMAINE " .MUSEUM "

Le Secrétaire général présente un bref rapport sur les modalités techniques de l'initiative .museum. Il annonce que de nombreuses candidatures ont été reçues en vue d'un enregistrement au nom de domaine, mais qu'une majorité d'entre elles provient des États-Unis. Cependant, une récente subvention de l'Union européenne permettra à l'association MuseDoma de lancer une campagne de sensibilisation parmi les musées européens. Il souligne que ce projet nécessitera l'aide des Comités nationaux de l'ICOM.

Cette campagne sera lancée à l'occasion d'une réunion du Bureau MuseDoma, prévue à la fin du mois, à laquelle assisteront le Secrétaire général, le Président de l'ICOM et la Responsable de la communication.
D'autre part, il informe les personnes présentes que l'annuaire en ligne proposé pourrait être conçu avec MuseDoma et doté d'une interface commune.

Le Président de l'ICOM souligne qu'avant même la mise en ouvre de cet annuaire, les questions relatives à l'accès aux données, aux implications juridiques et aux spécialisations professionnelles doivent être soigneusement examinées.

7. MISE EN OUVRE DU PLAN D'ACTION STRATEGIQUE (2001-2007)

7.1. Groupe de travail sur les Comités nationaux et Organisations régionales (NCTF)

Yani Herreman, au nom de Gary Edson, présente le rapport du Groupe de travail. Après avoir donné un bref historique du groupe, elle en rappelle le mandat et précise le nom des membres qui ont été acceptés par le Conseil.

Elle regrette que le groupe ait rencontré des problèmes de communication et des difficultés techniques et que, de ce fait, il n'ait pas pu établir un programme de travail à sa convenance avant la réunion du Comité consultatif à Paris. Heureusement, trois réunions ont pu avoir lieu au cours de cette session et les membres qui y assistaient ont pu contribuer à planifier une action et à faire des recommandations spécifiques.

Elle regrette aussi qu'à l'occasion de cette session du Comité consultatif n'ait pas eu lieu de réunion jointe avec le Groupe de travail sur les Comités internationaux, espérant qu'il sera possible d'en organiser une sans tarder.

Les membres du Groupe de travail demandent au Conseil d'examiner deux requêtes : soutien financier à une réunion prévue en décembre et re-confirmation de Gary Edson comme Coordinateur du groupe. Le Conseil confirme G. Edson comme Coordinateur, avec Y. Herreman pour le seconder.

Les membres du Conseil reconnaissent l'urgente nécessité, pour le Groupe de travail, de progresser dans ses travaux et, afin d'atteindre ses objectifs, de se réunir en décembre 2002 ; à cet effet, une aide financière partielle pourrait être envisagée au profit des membres qui en ont besoin. La Trésorière et le Secrétaire général seront consultés à ce sujet. Il est rappelé que le Groupe de travail doit présenter un rapport détaillé lors des réunions du Comité consultatif en juin 2003.

Le Président de l'ICOM indique que le NCTF doit rapidement soumettre ses recommandations sur l'adhésion " étudiant " pour permettre aux Comités nationaux d'examiner et de mettre cette catégorie en application. Le groupe doit définir les critères d'admissibilité et l'interprétation qu'il propose et diffuser sans tarder un document aux comités. Il serait également souhaitable que l'ICTOP donne son avis et ses conseils sur le type d'étudiants à admettre comme membres. Si, parmi les membres du Conseil, certains souhaitent faire des suggestions particulières sur cette question, ils doivent les soumettre immédiatement au NCTF.

7.2. Groupe de travail sur les Comités internationaux et Organisations affiliées (ICTF)

Martin Schaerer présente un rapport sur les travaux réalisés à ce jour par le Groupe de travail. Il indique que les discussions via e-mail ont été essentielles pour le travail du groupe et que sur 11 membres, 9 ont largement recouru à ce moyen de communication. A son avis, les " contributions " sur les grandes questions ont été très positives, mais elles ont également apporté aux membres une nouvelle perspective sur l'importance des Comités internationaux et des Organisations affiliées.

Dans sa prochaine phase de travail, l'ICTF va notamment examiner les " détails " et, pour la réunion du Conseil en décembre 2002, il devrait être prêt à proposer des suggestions concrètes sur les grandes questions. En janvier 2003, il envisage d'obtenir des " contributions " de l'ensemble des membres. Aucune réunion n'est prévue en décembre 2002 ; il espère qu'il sera possible d'arranger très prochainement une réunion jointe avec le NCTF.

Le Président de l'ICOM se déclare très sensible aux travaux déjà réalisés par le Groupe de travail et attend avec impatience ses suggestions concrètes.

7.3. Groupe de travail sur l'utilisation des langues

G. Pinna regrette de ne pas avoir assisté à la réunion du groupe le samedi précédent. P. Makambila était, lui aussi, absent. Toutefois, des discussions informelles ont pu avoir lieu au cours des jours précédents, et les membres ont l'intention de les poursuivre par voie électronique. Aucune réunion n'est envisagée en décembre 2002. A l'avenir, le travail portera sur les divers aspects de la " garantie " de communication entre membres, sur la protection des différences linguistiques, ainsi que sur les conséquences financières pour le Secrétariat et pour l'Organisation. Sur ces points, le groupe espère travailler en collaboration avec le NCTF et l'ICTF.

M. Pinna évoque la question de la " langue maternelle " des membres ; en exemple, il cite le problème des discussions par e-mail qui, menées en anglais et en français, rendent la communication difficile pour ceux qui, même s'ils parlent l'une et/ou l'autre langue, ne la maîtrisent pas nécessairement bien à l'écrit. Le groupe pourrait en arriver à recommander que ces discussions par e-mail s'en tiennent à des messages succincts ; mais cette question n'a pas été débattue par les membres. Il espère avoir des recommandations à proposer lors de la prochaine réunion du Conseil exécutif.

7.4. Comité pilote des candidatures

A. Cummins, Présidente du Comité consultatif, présente un bref rapport sur ce comité pilote qui se trouve sous la supervision du Comité consultatif. Le mandat du Comité des candidatures a été approuvé et le Comité consultatif a réussi, après sélection parmi ses propres membres, à en assurer la composition. Il restera, cependant, à identifier les représentants de deux Organisations régionales (ICOM-LAC et ICOM -ASPAC). Le Comité consultatif sera représenté par son Vice-président ; le Président du Comité pour la déontologie a été recommandé comme membre ex officio ; et E. Zell, Responsable du Service des membres, a également été recommandée pour être membre.

Mme Cummins annonce que le Comité s'est réuni aussitôt après les sessions du Comité consultatif et a choisi Knut Wik (Norvège) comme président. Le Comité aura pour tâche prioritaire d'examiner le processus de nomination, ainsi que de définir un processus " pédagogique " et le type des informations à diffuser pour faciliter la soumission des candidatures, ainsi que soumettre à examen des recommandations au Comité consultatif. Elle pense que le Comité constituera le dispositif approprié pour aider à identifier les candidats dotés de compétences confirmées pour servir au sein du Conseil exécutif. Le Comité des candidatures intervient aussi dans la création de programmes promotionnels visant à former les membres et à encourager les candidatures parmi un vaste éventail de membres de l'ICOM.

Le Conseil confirme que le Président du Comité pour la déontologie peut être membre à part entière du Comité des candidatures.

La participation d'E. Zell (personnel du Secrétariat) en qualité de membre du Comité est remise en cause par G. Pinna. Mme Cummins affirme (soutenue par P. Makambila) que sa participation en qualité de membre est jugée vitale du fait qu'elle se trouve à même de fournir des informations et des compétences sur la question. Dotée d'un simple statut d'observateur, elle serait moins libre d'apporter des informations intéressantes pour les travaux du Comité. Il est également rappelé que deux membres du personnel du Secrétariat (hormis le Secrétaire général) sont membres du groupe RTF. Le Secrétaire général ne voit aucune objection à sa participation, espérant néanmoins qu'elle ne se verra pas placée en position difficile. Par ailleurs, la Présidente du Comité consultatif rappelle que le Comité de nomination ne participera pas au processus électoral.

Le Conseil approuve l'inclusion d'E. Zell en qualité de membre à part entière par un vote de 8 contre 1.

Mme Cummins précise qu'elle enverra un courrier à chacun des membres du Comité des candidatures pour les informer officiellement sur leurs fonctions et sur les critères de nomination des candidats pour le prochain Conseil exécutif.

7.5. Comité des Finances et des Ressources

Le Président de l'ICOM donne le nom des membres du Comité : George Abungu (Kenya), Luiz Antonio Bolcato (Brésil), Michäel Dauskardt (Musées de plein air, Allemagne), Asghar Fazel (Iran), Llewellyn Gill (MAC, Sainte-Lucie), David Grattan (Conservation, Canada), Nancy Hushion (INTERCOM, Canada), Pauline Kruseman (Pays-Bas), Siam Kim Lim (Singapore), Peggy Loar (États-Unis), Piet Pouw (Pays-Bas), Fernando Riba (Suisse) et Camila Gonzalez Gou (Trésorière, ex officio).

G. Abungu est proposé comme Président du Comité, P. Loar, comme Vice-présidente. Son travail doit être organisé par des moyens électroniques. Plus tard, E. Olofsson confirme que G. Abungu a accepté d'être Président du Comité.

7.6. Comité des Affaires juridiques

Le Président de l'ICOM donne le nom des membres du Comité : Patrick Boylan (ICTOP, Royaume-Uni), Trevor Carmichael (Barbade), Milagro Gomez de Blavia (Venezuela), Lorenz Homberger (Suisse), John McAvity (INTERCOM, Canada), Marilyn Phelan (États-Unis), Luis Repetto (ICOM-LAC, Pérou), Bernard Schotter (France), Samuel Sidibe (Mali), W. Richard West (AAM/ICOM) et Hildegard Vieregg (ICOFOM, Allemagne).

Il est suggéré que L. Homberger soit désigné à la présidence du comité. Un vice-président sera nommé à une date ultérieure.

Il est précisé que les deux Comités permanents jouissent d'un mandat de trois ans, ce qui leur permet d'être fonctionnels un an après la Conférence générale.

8. SITUATIONS D'URGENCE DANS LE CADRE DE L'ICBS

Le Président indique aux personnes présentes que des informations sur les situations d'urgence ont été fournies au Comité consultatif ; elles concernent, entre autres, des pays tels que l'Afghanistan, le Timor oriental, le Moyen-Orient et la Somalie. De l'avis général, il serait bon de trouver un système efficace et régulier de communication et de diffusion des informations concernant les situations d'urgence dans le monde entier, tout particulièrement en Afrique. Les Organisations régionales de l'ICOM pourraient être chargées de cette tâche d'information du Conseil exécutif et du Secrétariat. La Responsable du Service des membres rappelle aux personnes présentes que dans sa nouvelle version, la revue des Nouvelles de l'ICOM propose une rubrique intitulée " Solidarité ", qui fournit des informations sur le patrimoine en danger. La rédactrice de la revue Museum International informe les personnes présentes qu'un numéro de la publication sera consacré à ce sujet.

Le Secrétaire général indique que l'ICBS a joué le rôle de coordinateur dans la diffusion des informations. A propos de l'Afghanistan, il informe qu'une réunion s'est tenue la veille avec l'UNESCO et que de substantielles donations promises par plusieurs pays (par exemple, Japon, Italie, Allemagne, France et Grèce) et par la Fondation Aga Khan ont déjà été versées pour reconstruire le patrimoine du pays et pour assurer une formation aux professionnels de musée. Le Président de l'ICOMOS a pu obtenir une subvention pour des projets de restauration. D'autre part, un institut italien qui s'occupe de l'Afrique et de l'Orient travaille en étroit partenariat avec le musée Guimet (Paris). L'ICOM a été sollicité comme coordinateur pour la reconstitution d'un inventaire de la documentation et des archives des musées. A la demande de l'UNESCO, l'ICOM doit donner son avis sur la mise en place de moyens d'action et sur la reconstitution d'une source de connaissances à Kabul et dans d'autres villes du pays, en collaboration avec des professionnels afghans. Les membres seront consultés sur les questions liées à cette création de moyens d'action.

Le Président de l'ICOM propose d'envoyer une lettre de soutien et de solidarité au directeur du musée de Kabul. Il ajoute que l'inventaire doit faire l'objet d'une étude de faisabilité menée en commun ; et, puisque d'autres musées ont manifesté leur volonté d'aider les professionnels de ce pays, l'ICOM devrait vérifier auprès de l'UNESCO quel serait le moyen le plus efficace d'aborder cette activité et comment les comités spécifiques de l'ICOM pourraient participer à des actions concrètes. Il répète que le public doit être informé sur la valeur du patrimoine culturel et sur le trafic illicite des objets volés. Le Secrétaire général estime que la tâche du Secrétariat est de faciliter les contacts entre les coordinateurs de l'ICBS et les donateurs potentiels.

La Présidente du Comité consultatif déclare que l'ICOM doit déployer tous ses efforts pour remettre en place le Comité national en Afghanistan.

9. CONFÉRENCES GÉNÉRALES

9.1. ICOM'2001

Une lettre du Président du Comité national espagnol est présentée. Elle explique le déficit de la Conférence, lequel doit être réglé par les organisateurs, notamment par le Comité national espagnol de l'ICOM ; ce qui représente, pour ce comité, le cinquième d'un montant total s'élevant à 54100 euros. Le comité demande l'autorisation de déduire cette somme des cotisations d'adhésion 2002 dues au Secrétariat. En outre, le comité fera savoir au Conseil en décembre 2002 si la somme totale a servi à couvrir sa part du déficit lié à la Conférence. Le comité promet de régler la dette sur cinq ans à compter de 2003.

Après discussion, les membres du Conseil reportent leur décision pour cette requête en attendant de recevoir le bilan détaillé de la Conférence, ainsi que d'autres informations à recueillir auprès de la Trésorière et du Commissaire aux comptes.

A l'avenir, il est recommandé de ne pas inclure le Comité national du pays d'accueil des Conférences générales dans le Comité d'organisation.

9.2. ICOM'2004

M. Byung-mo Kim, Président de l'ICOM-Corée, présente son rapport. Il déclare que les membres du Comité d'organisation de la Conférence ne sont pas encore désignés du fait que son pays est en pleine période électorale et qu'il faut attendre que le résultat des élections soit connu avant de pouvoir nommer des partenaires. Il est également trop tôt pour fixer les frais d'inscription.

De nouvelles circulaires seront préparées en anglais, français, japonais et chinois. Les dépenses occasionnées par le recrutement d'interprètes supplémentaires et par l'administration technique devront être examinées. Le logo de la Conférence utilisera le bleu, couleur officielle de l'ICOM, sur un fond noir et blanc. Le site est déjà opérationnel et M. Kim espère que le Président de l'ICOM va venir à Séoul pour la signature officielle du contrat entre l'ICOM et le Comité d'organisation.

Il regrette que les contacts avec les collègues de Corée du nord n'aient donné aucun résultat et, en conséquence, demande l'aide du Conseil à cet égard.

Après avoir remercié M. Kim, le Président l'assure de l'appui du Conseil pour entrer en contact avec les responsables officiels concernés en Corée du Nord. Le Secrétaire général informe le Conseil de la prochaine Assemblée régionale d'ASPAC, qui se tiendra en Chine en octobre 2002. Elle constituera une étape importante pour susciter l'intérêt des membres en vue de la Conférence générale de Séoul. Il ajoute qu'il demandera aux organisateurs de l'Assemblée régionale de l'ASPAC d'inviter des délégués de Corée du Nord.

9.3. ICOM'2007

Le Conseil prend note des deux candidatures proposées pour accueillir la Conférence. Les discussions insistent sur la nécessité d'une décision rapide car il se peut que le candidat écarté ait à subir les conséquences de son échec.

Il est suggéré que des membres du Conseil se rendent, avant décembre 2002, sur les sites proposés pour la Conférence afin de pouvoir prendre une décision en connaissance de cause. Un budget sera établi pour faciliter les missions d'étude de ces sites. Les deux vice-présidentes sont jugées les plus aptes à se rendre dans les pays concernés, ainsi que pour établir un objectif et un rapport analytique. M. Schaerer et E. Oloffson demandent à être dispensés d'une prise de décision à ce sujet.

10. RAPPORT SUR LE COMITÉ POUR LA DÉONTOLOGIE

Le Conseil informe que le Président du Comité pour la déontologie a présenté un rapport détaillé sur ses activités au Comité consultatif et que le nouveau Code est publié en trois versions (anglais, français et espagnol).

Le Conseil nomme P. Makambila pour le représenter au Comité pour la déontologie, en remplacement de la Vice-présidente B. Murphy.

11. COMITÉS NATIONAUX ET INTERNATIONAUX

11.1. Comités nationaux

République démocratique populaire lao
La Responsable du Service des membres présente son rapport : elle informe le Conseil qu'un Comité national, composé de six membres individuels, a été créé en République démocratique populaire lao. Le Conseil approuve l'établissement officiel du Comité à condition qu'il satisfasse à tous les impératifs statutaires.

AAM/ICOM
Le Conseil délibère sur la requête du Comité national américain (AAM/ICOM), lequel demande à proroger son système provisoire de renouvellement mensuel d'adhésion des membres, mis en place depuis 1999 pour favoriser le recrutement des membres. Malgré une baisse des adhésions enregistrées par le Comité au cours des trois dernières années, le Conseil décide d'accorder une année supplémentaire, afin de permettre à la nouvelle administration (Président et Bureau) d'atteindre ses objectifs. Le Conseil souligne que le Comité doit soumettre un rapport d'évaluation écrit concernant le système.

Comité national allemand
Le Conseil examine la requête du Comité national allemand concernant la délivrance de plus de trois cartes aux membres institutionnels. Par un vote favorable (6 pour, 1 contre), le Conseil accède à la demande pour une période provisoire de deux ans (2003 et 2004), durant laquelle le Comité est tenu d'atteindre un certain nombre de membres institutionnels. En outre, le Conseil décide que le nombre de cartes délivrées à un musée sera égal à 10 % du nombre de ses effectifs ; par exemple, si les effectifs du personnel s'élèvent à 200, le musée pourra recevoir 20 cartes ICOM. Néanmoins, les petits musées (effectifs compris en 1 et 5) recevront au minimum trois (3) cartes. Le comité allemand est prié de fournir un rapport écrit annuel.

11.2. Fonds de l'ICOM

En ce qui concerne le fonds de l'ICOM, E. Zell informe le Conseil que, grâce à une récente donation de 458 euros du Comité national français, il atteignait 3515,14 euros (23057,80 francs) au 27 mai 2002. Pour 2002, le Conseil accède aux demandes d'aide financière suivantes : 138 euros pour le Comité national du Laos et 115 euros pour le Comité national de la République centrafricaine.

Le Conseil accorde une aide financière à 10 membres individuels résidant en Afghanistan durant trois ans pour aider au rétablissement du Comité national dans le pays.

11.3. Subventions des membres

Une demande de subvention spéciale, émanant du Comité national uruguayen, est approuvée. Cette subvention, qui permettra aux membres individuels de bénéficier de tarifs réduits, n'est applicable qu'en 2002.

A la demande de la Responsable du Service des membres, le Conseil approuve la liste révisée des pays où les membres individuels résidants de l'ICOM seront autorisés à payer des cotisations annuelles réduites. Cette liste, fondée sur les indicateurs de développement (applicables jusqu'en juillet 2002) de la base de données de la Banque mondiale, inclut tous les pays jugés à faible revenus (PNB égal ou inférieur à 755 dollars) et à moyens revenus (PNB compris entre 756 et 2995 dollars). Selon cette liste, l'Organisation comptera 108 pays bénéficiant de subventions régulières en tant que membres, dont 57 possèdent des Comités nationaux.

11.4 Cotisations d'adhésion pour 2003

Le Conseil approuve le montant de la cotisation annuelle d'adhésion pour 2003. Conformément à une décision prise par l'Assemblée générale à l'occasion de l'ICOM 2001, une augmentation de 3 % pour toutes les catégories est approuvée.

12. DIVERS

12.1. Partenariat avec l'Organisation arabe pour l'éducation, la culture et la science (ALECSO)

Le Secrétaire général présente une requête de partenariat émanant de l'Organisation arabe pour l'éducation, la culture et la science (ALECSO), partenariat qui permettrait à l'ICOM-ARABE de bénéficier d'une aide pour ses projets et programmes. Le Conseil est informé que l'ALECSO a déjà conclu un semblable accord de partenariat avec l'UNESCO.

Le Conseil décide d'accepter le principe d'un partenariat officiel avec l'ALECSO, à condition que le texte de l'accord passé entre les deux Organisations fasse préalablement l'objet d'un examen juridique.

12.2. ICOM-EUROPE

Le Conseil est informé que le Secrétariat a reçu le projet de Règlements de cette Organisation régionale. Le Secrétaire général et la Responsable du Service des membres sont chargés d'examiner le document pour s'assurer qu'il respecte les Modèles de règlements applicables aux Organisations régionales. Les membres du Conseil sont invités à faire part de leurs commentaires, le cas échéant, au Secrétaire général.

12. DATE ET LIEUX DES PROCHAINES RÉUNIONS DU CONSEIL EXECUTIF

REUNIONS
DATES
LIEUX
102e session 10 et 11 décembre 2002 Maison de l'UNESCO, Salle XVI, 1 rue Miollis - 75015 Paris (France)
103e session 6 juin 2003 Maison de l'UNESCO, Salle XVI, 1 rue Miollis - 75015 Paris (France)
104e session 2 et 3 décembre 2003 [dates à confirmer] Maison de l'UNESCO, Salle XVI, 1 rue Miollis - 75015 Paris (France)

(Original: anglais)

 

 
 
   
Updated: 28 June 2005