Le Conseil international des musées (ICOM) est la principale organisation internationale représentant les musées et les professionnels des musées.
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E-newsletter septembre 2016
 

Mission réussie pour la Présidente de l’ICOM à Chengdu

La Présidente de l'ICOM Suay Aksoy a été invitée à s’exprimer dans le cadre du Forum intitulé « Musée de la route de la soie et coopération ». Elle a présenté les principales activités de l'ICOM et les objectifs futurs de l'organisation.

L'une des conférences dédiées aux musées les plus importantes en Chine, l'Exposition internationale des musées et des produits et technologies pertinents s’est tenue à Chengdu, en Chine, du 14 au 19 Septembre 2016. Organisée tous les deux ans par le gouvernement chinois, aujourd’hui dans sa 7e année, ce salon est une référence pour les professionnels des musées et leurs industries connexes en Chine.

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Réaction de l'ICOM à la suite du tremblement de terre en Italie

Photos: © Foto protezione civile

Dans le contexte actuel de la multiplication des zones de conflits à travers le monde, et l'intensification du conflit en Syrie et en Irak, les organisations liées au patrimoine culturel ont mis l'accent sur la protection du patrimoine dans de si terribles situations.

Cependant, les 24 et 25 Août 2016, les deux tremblements de terre survenus en Italie et en Birmanie nous ont rappelé que la nature est aussi capable d'infliger de grands dommages au patrimoine culturel. Dans les premières heures du 24 août 2016, un violent tremblement de terre de magnitude 6,2 a frappé le centre de l'Italie, près de la ville d'Amatrice.

Les villes d'Accumoli, Amatrice, Arquata del Tronto et Pescara del Tronto ont été parmi les plus gravement frappées, tandis que plus des 300 de personnes ont perdu la vie.

Comme c'est le cas à la suite de catastrophes majeures, l'ICOM a publié une déclaration exprimant son soutien envers l'Italie et son Comité de secours aux musées en cas de catastrophe a rapidement mis sur pied une liste de surveillance des musées afin d'identifier les institutions et les collections situées dans les zones les plus touchées.

L'Italie a rapidement mis en place une mission d'évaluation des dommages et de sauvetage pour protéger le riche patrimoine culturel des régions touchées. À la suite de cette mission, le ministre de la Culture a déclaré que 293 biens culturels dans la région ont été endommagés, dont 50 ont subi des dommages graves - certains s'étant même effondrés.

En signe de solidarité des musées italiens envers les populations touchées, le ministre de la Culture Dario Franceschini a annoncé que le dimanche suivant la catastrophe, tous les profits de la vente des billets dans tous les musées nationaux d'Italie seraient reversés à l'aide d'urgence dans les zones touchées par le tremblement de terre. Cette initiative met en lumière les nombreuses façons dont les musées peuvent aider leurs communautés, notamment en exprimant leur solidarité en temps de crise.

Nous saluons les efforts déployés par les membres de l'ICOM dans ce pays, qui ont œuvré sans relâche à l'appui des forces nationales pour sauver le patrimoine endommagé par le tremblement de terre.

Les catastrophes naturelles en Italie et en Birmanie, survenues à quelques heures l'une de l'autre, ont renforcé en nous la conviction que la communauté muséale mondiale doit être unie et se tenir prête à protéger le patrimoine culturel dans la perspective de catastrophes naturelles ou d'origine humaine partout dans le monde.


Suite au tremblement de terre du 24 août dernier dans le centre de l’Italie, le Conseil international des musées (ICOM) tient à exprimer son immense tristesse pour cette tragédie qui a coûté bien des vies humaines et détruit des villes entières, ainsi que leur patrimoine culturel et leurs musées.

Dans ce pays en état de choc, la priorité est bien évidemment de retrouver les disparus et d’aider les blessés et ceux qui ont perdu leur logement. Néanmoins, l’ICOM désire mettre toute son expertise et l’ensemble de son réseau de membres à la disposition des collègues italiens, afin de les aider à évaluer les dégâts et leurs besoins.

Dario Franceschini, le ministre italien de la Culture, a annoncé que les recettes issues des ventes de billets dans les musées nationaux ce dimanche serviraient à soutenir les victimes de la catastrophe. Une initiative qui illustre bien l’une des nombreuses façons dont les musées peuvent prêter main-forte à leurs communautés, notamment en se montrant solidaires en temps de crise.

ICOM Milano 2016: Redécouvrez les discours de nos plus prestigieux conférenciers en vidéo!


Des personnalités de renom, émanant de disciplines diverses, ont prononcé les six discours principaux prévus pour la Conférence générale de l’ICOM et apporté des points de vue visionnaires et inattendus sur des sujets d’intérêt pour la communauté des professionnels des musées. L’ouverture des débats s’est fait en présence d’Orhan Pamuk. Pamuk, écrivain turc et lauréat du Prix Nobel de littérature 2006, a écrit de nombreux romans, dont le Musée de l'Innocence, qui a abouti à la création d'un musée du même nom à Istanbul en Avril 2012 et a remporté le Prix du Musée européen de l'année en 2014. Au cours de son enregistrement vidéo le 4 Juillet 2016, il a présenté ce musée, conçu comme un musée de la ville, temoin de la mémoire d'Istanbul, et a évoqué sa vision du musée de l'avenir : un musée qui "se rapproche des personnes, et montre leur individualité ". Les petites histoires nous donnent les clés pour comprendre la Grande Histoire.

Puis, l'artiste Christo, célèbre pour des projets tels que « the Valley Curtain » et l’emballage du Pont Neuf à Paris, quelques-unes des œuvres d’art éphémères les plus spectaculaires et monumentales du 20e siècle, a prouvé que l'art peut aussi être vécu dans les paysages urbains. Après une présentation de ses principaux projets depuis le début de sa carrière, il a présenté son dernier succès "The Floating Piers", sur le lac d'Iseo en Italie, un travail qui a permis au public de marcher sur l'eau pendant deux semaines. Une discussion animée entre Christo et le public a suivi, avec des questions sur la nature de son art, son processus de création, sa liberté d'approche et plus encore. Il a notamment déclaré : « Contrairement à une grande partie de l'art contemporain, le mien est allergique à la propagande. L'innocence de mon art tient au fait qu'il n'est soutenu par personne. » Ou encore : « Pourquoi emballer ? Parce que les détails disparaissent pour révéler la structure du bâtiment, en interaction avec les éléments de la nature ».

Nkandu Luo, l'ancienne ministre de la Culture de Zambie et actuelle ministre du Genre et du développement de l'enfant est engagée sur des questions telles que les droits des femmes et le mariage des enfants. Au cours de son discours, elle a déclaré que «les musées sont fondamentaux pour promouvoir la culture africaine et améliorer l'éducation à tous les niveaux". Puis, elle a rappelé plusieurs cas de biens culturels africains qui sont maintenant dans des musées occidentaux, et a insisté sur la nécessité de les restituer à leur pays d'origine, pour enrichir les collections des musées africains.

Michele De Lucchi est un architecte italien qui a conçu de nombreux édifices pour les musées, y compris la Triennale de Milan, le Palais des expositions de Rome, le « Neues Museum » de Berlin et la Galerie d’Italie Piazza Scala de Milan. Lors de son discours, il a donné sa vision de son travail : «la combinaison de la force de la tradition et de la promesse de la modernité». Dans les années 1970, il a été un pionnier dans l'introduction du concept d'espaces de loisirs et de restauration dans les musées, donnant un coup d’arrêt à la notion traditionnelle du musée comme gardien d'une collection uniquement. Dans son discours, il a souligné l'importance de prendre soin de notre environnement : «le plus important musée que nous avons est le paysage naturel de notre monde ».

David Throsby, un économiste australien spécialisé dans l'économie de la culture, a été présenté par l'ancien vice-président George Abungu comme quelqu'un qui « a apporté cette fraîcheur d'idées qui donne du pouvoir aux communautés » et « l'inventeur de l'économie culturelle ». David Throsby a introduit son sujet en évoquant les problématiques nouvelles qui impactent sur l'économie des musées, en soulignant l'augmentation des musées privés, et la façon dont les collections numériques peuvent augmenter la valeur des musées sans les remplacer. Pour lui, la valeur d'un musée ne peut être seulement mesurable en termes économiques, car la principale caractéristique d'un musée est la «valeur de non-usage ». Il a ensuite insisté sur le rôle des médias sociaux, qui ont une influence croissante dans la façon dont les musées communiquent, et a demandé aux musées de «fournir un accès durable à leurs services pour les nouvelles générations, s’ils veulent perdurer ».

Le débat de clôture s'est intéressé aux actualités liées à l'immigration et au rôle social des musées. Le groupe de débat était modéré et animé par Brenda Emmanus, journaliste de la BBC spécialisée dans l'art, la culture et le divertissement. Elle a souligné l’implication des musées dans les sujets qui font l’actualité de la société, alors même qu’ils continuent à jouer leur rôle de garants des collections. Giusi Nicolini, maire de Lampedusa et Linosa, a déclaré : « On connait Lampedusa pour ses tragiques histoires de naufrages. Il serait souhaitable que des aspects comme les valeurs d'intégration et d'accueil soient mis en valeur. C'est pourquoi le Musée archéologique de Lampedusa tient à montrer comment l'île a toujours joué un rôle de pont entre les continents. »

David Fleming s'est intéressé à la justice sociale dans les musées tels que le Musée international de l'esclavage à Liverpool, l'Ulster Museum à Belfast ou la Galerija 11/07/95 à Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine. Selon lui, les musées sont un nouvel outil de communication sociale et doivent se connecter à la société.

Robin Hirst a déclaré : « Le peuple australien est composé en majorité d'immigrés ou de descendants d'immigrés, sauf 3% qui sont Aborigènes. Nous avons fait évoluer nos musées, qui sont aujourd'hui dédiés à l'histoire et au patrimoine des migrations et aux problématiques contemporaines qu’ils soulèvent, comme le racisme. Nous sommes à la fois spectateur et protagoniste, narrateur et acteur, de l'immigration à la diversité culturelle, en endossant le rôle d'acteur du changement social.»

Marlen Mouliou a réaffirmé le rôle des musées comme vitrine des relations humaines, où l'on retrace les changements sociaux, où l'on discute de la diversité et où l'on partage l'expérience et le savoir, en osant inviter le public à adopter des approches différentes.

Une nouvelle identité visuelle pour unifier un réseau toujours plus vaste de professionnels de musée.

Evolution des logos de l’ICOM depuis la création de l’organisation en 1946

Le 4 juillet 2016, à l’occasion de son 70e anniversaire, l’ICOM a révélé sa nouvelle identité visuelle. Cette cérémonie a levé le voile sur un travail de deux ans, mené par le Conseil d’administration de l’ICOM et le Secrétariat, et en étroite collaboration avec plusieurs membres du réseau.

La Conférence générale de Milan et la célébration des 70 ans de l’ICOM ont offert un cadre idéal à la présentation de la nouvelle identité de l’ICOM. Cette évolution graphique referme un triptyque de festivités initié par la publication de l’ouvrage de référence Museums, Ethics and Cultural Heritage, dirigé par Bernice L. Murphy, et l’ouverture de l’exposition « Where ICOM from », qui interrogeait les grands accomplissements de l’organisation et ses perspectives futures.

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Ils ont fait la une !

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