ICOM

Recherche avancée                    
 

Qu'est-ce que l'ICOM

Organes de direction

Comités

Adhérer à l'ICOM

Activités

  Ressources
  Centre d'information UNESCO-ICOM
  Publications de l'ICOM
1946 - aujourd'hui
  Declarations et rapports
  Catalogue des publications
  Plan stratégique 2001-2007
  Bibliographies
  Archives
  Autres ressources d'informations













 
  NOUS CONTACTER
  PLAN DU SITE
  LISTES DE DISCUSSION
 


 

L'appel de Bamako


Atelier sur la lutte contre le trafic illicite des biens culturels

Bamako 12 - 14 Oct. 1994


Les professionnels des musées, de la police et des douanes, réunis au cours de l'atelier régional sur la lutte contre le trafic illicite des biens culturels qui s'est tenu à Bamako du 12 au 14 octobre 1994, se font l'écho de l'Appel lancé à Arusha, en septembre 1993, par leurs collègues d'Afrique orientale et australe.
Ils lancent, à leur tour, un vibrant appel aux organismes internationaux, aux décideurs politiques et à l'opinion publique afin que cesse l'hémorragie du patrimoine culturel hors du continent africain.

Les participants ont défini des stratégies dont la mise en oeuvre devrait permettre de mettre un frein à ce fléau :

  • Les participants annoncent le lancement par les musées d'activités de sensibilisation et de formation à l'intention des douaniers et des policiers, afin de permettre à ceux-ci de mieux identifier les biens culturels protégés et en vue de la création de services douaniers et policiers spécialisés. Ils demandent à l'ICOM et à l'UNESCO de préparer un manuel et des outils pédagogiques à cet effet.
  • Ils proposent la création, dans chaque pays, d'une structure légère associant les musées, la police et les douanes afin de faciliter la transmission rapide à INTERPOL et au bureau régional de liaison du Conseil de Coopération Douanière des informations sur les biens culturels volés.
  • Les professionnels de musée s'engagent à coopérer avec les communautés locales, les écoles et les médias en vue de la prise de conscience, par la société civile, de la nécessité de protéger et de conserver les biens culturels.
  • Les participants demandent que soit organisé dans les meilleurs délais un sommet des ministres de la Culture des pays africains sur le problème du trafic illicite et que la question soit mise à l'ordre du jour de la prochaine conférence de l'OUA, notamment en vue d'inviter les pays africains qui n'en possèdent pas encore à adopter une législation appropriée ; également en vue d'inciter les pays africains et les pays importateurs de biens culturels en provenance d'Afrique qui ne sont pas encore parties à la Convention de l'UNESCO de 1970 contre le trafic illicite à ratifier sans tarder cet instrument.
  • A cet égard, ils recommandent aux Etats de la région d'utiliser pleinement les mécanismes de coopération internationale de cette Convention, en prenant exemple sur le Mali qui a introduit avec succès auprès des Etats-Unis d'Amérique une requête d'interdiction d'importation, dans ce pays, des biens culturels exportés illicitement du Mali. Ils apportent également leur soutien aux travaux de préparation d'un projet de convention d'UNIDROIT.
  • Ils demandent à l'ICOM et à l'UNESCO d'envoyer des missions dans les pays africains qui se trouvent en situation de conflit armé, en vue de prendre les mesures d'urgence qui s'imposent pour sauvegarder les biens culturels menacés.
  • En cas de vol ou d'exportation illicite de biens culturels, les informations sur ces biens étant indispensables pour tenter de les récupérer, les participants demandent qu'un effort tout particulier soit fait, au niveau national et avec la coopération des organismes internationaux concernés, pour que les musées, les chercheurs et les archéologues puissent disposer de moyens suffisants leur permettant de constituer des inventaires, de rassembler de la documentation sur les biens culturels, de protéger les sites archéologiques et les chantiers de fouilles.
  • Ils recommandent l'application stricte du Code de déontologie de l'ICOM en matière de collectes et d'acquisitions, suggèrent l'étude d'un Code de déontologie en matière de recherches archéologiques et anthropologiques et lancent un appel aux laboratoires spécialisés afin d'interdire les datations et autres analyses pouvant valoriser les objets d'origine douteuse.
  • Ils insistent sur la coopération régionale des musées et de leurs professionnels pour partager leurs informations et mener des politiques communes de recherches et d'expositions ; ils demandent que cet appel et le rapport de l'atelier soient présentés officiellement au Conseil des ministres de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) et l'UMA (Union du Monde Arabe).

    Cet appel a été adopté par l'assemblée à Bamako, le 14 octobre 1994

 



 
 
   
Updated: 29 June 2005