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Trafic illicite des biens culturels


International Council of African Museums  

 

Formation professionnelle

Trois domaines ont été identifiés : Les services éducatifs - La gestion - Les inventaires

Museum Education Project of Africa (MEPOA)

Une étude de faisabilité, en partenariat entre AFRICOM et le SADCAMM, ainsi qu'une réunion à Bellaggio (Italie) en 1996 ont permis d'évaluer les besoins en formation et de définir des objectifs :

  • Utiliser le potentiel éducatif des musées au profit des communautés, en développant des outils spécifiques, en formant le personnel éducatif des musées et en offrant des perspectives de carrière appropriées,
  • Plaider pour l'inclusion de l'éducation par le musée dans tous les programmes de formation.

La stratégie définie à long terme fut d'établir des programmes d'éducation par le musée dans les universités et les musées, et de renforcer la collaboration et les partenariats avec d'autres institutions.

Contacts avec les universités : L'université de Kinshasa a répondu favorablement à la proposition d'AFRICOM. Sa section d'anthropologie a élaboré un cursus conforme aux objectifs de MEPOA. D'autres contacts sont en cours.

Atelier de formation : En juin 1999, un atelier de formation a été organisé à Bulawayo (Zimbabwe) afin de mettre au point des méthodes et des techniques novatrices adaptées aux traditions et pratiques locales, et de former des jeunes femmes à l'utilisation de ces outils. Cet atelier a réuni trente participants qui ont travaillé sur des études de cas telles que le Village Museum de Tanzanie ou les services de musée mobile du Botswana.

Valises pédagogiques : Un projet de conception de valises pédagogiques est actuellement mené, en collaboration avec d'autres institutions culturelles et notamment l'Université d'Afrique du Sud (UNISA).

Gestion et administration

Un atelier de formation en gestion et administration des musées a été organisé en collaboration avec l'Institut National du Patrimoine de Tunisie, à Hammamet (en mai 1995). Cette session de formation a réuni des responsables de musées venant de 16 pays du continent. L'atelier s'est tenu autour de trois grands thèmes : le personnel, les collections et le financement.

Inventaires

Suite à la publication du Manuel sur les normes d'inventaire (Manuel des normes : Documentation des collections africaines), AFRICOM a développé une politique de diffusion des normes afin de les faire adopter par tous les musées. Cette politique se base sur l'utilisation de musées pilotes comme institutions ressources assurant la formation dans leurs pays et dans leurs régions respectives et sur l'organisation, dans les rencontres régionales, de sessions de formation à l'utilisation de ces normes.

Dans ce cadre, des sessions de formation ont été organisées :

  • Au Maroc en 1997, (participants d'Afrique du Nord, de Mauritanie et de pays arabes). L'atelier a été l'occasion de traduire le Manuel des normes en arabe.
  • Au Nigeria en 1998, pour les pays d'Afrique de l'ouest, animé par le musée national du Mali. Cette session a été précédée par la formation de deux nigérians à Bamako en 1997.
  • En Angola en 1998 pour l'Afrique centrale.
  • Au Kenya, des sessions ont été organisées au niveau national.
Expositions

L'action d'AFRICOM a d'abord consisté à promouvoir des projets d'expositions sur des sujets transnationaux dont le développement faisait appel aux ressources et aux collections existantes dans plusieurs pays d'une même région.
L'AFRICOM a définit une stratégie afin de promouvoir les expositions itinérantes, aider au développement de méthodologies appropriées, encourager la coopération internationale Nord-Sud et l'intégration des professionnels africains dans les projets d'exposition sur l'Afrique (hors du continent).

Réseaux professionnels et coopération institutionnelle

Le Répertoire des professionnels de musée en Afrique

Le premier Répertoire des professionnels de musée en Afrique a été publié en 1993. Réalisé conjointement par l'ICOM et le Programme pour les musées d'Afrique de l'ouest (WAMP). Ce projet a permis d'identifier le personnel technique et scientifique exerçant dans les musées et institutions assimilées en Afrique, ainsi que les compétences pratiques institutionnelles et individuelles. Une base de données informatique a été installée à Dakar et à Paris.

La connexion des musées à l'Internet

L'AFRICOM a développé une politique active de connexion des musées africains au courrier électronique et à Internet afin de faciliter la communication au sein du réseau de professionnels en Afrique. La priorité est donnée à la connexion de toutes les institutions jouant un rôle dans la coordination du programme et des projets en cours. Ainsi, les connexions ont été faites en Côte d'Ivoire, au Bénin, en Tunisie, à Madagascar, au Zimbabwe, au Swaziland, en Zambie et aux Comores.
La connexion au Email et à Internet a marqué un tournant important dans la vie des institutions connectées qui disposent maintenant de moyens de communications et d'échanges avec les réseaux et les institutions en Afrique et dans le monde.

Autonomie juridique et financière des musées

L'absence d'autonomie institutionnelle est un des facteurs qui freine le développement des musées en Afrique. Dès 1992, une étude sur l'autonomie des musées en Afrique fut confiée à un juriste.
La documentation fut collectée par le biais de questionnaires diffusés auprès des institutions africaines. L'étude a été publiée en 1995 sous le titre " L'autonomie des musées en Afrique ", et largement diffusée auprès des musées en Afrique, aux instances de l'ICOM, ainsi qu'à d'autres organismes gouvernementaux et non gouvernementaux. Elle développe plusieurs thèmes : Le statut, le régime et le personnel de musée ; L'exercice de missions de service public ; Les principes de l'autonomie juridique et financière pour les musées.
Cette étude constitue un document de référence d'une grande utilité pour toutes les institutions souhaitant mener des actions visant à renforcer l'autonomie des musées en Afrique.

Trafic illicite des biens culturels : lutte contre l'hémorragie du patrimoine africain

La lutte contre le trafic illicite des biens culturels est un des axes prioritaires du programme AFRICOM. Le pillage des sites archéologiques et le vol dans les musées sont parmi les causes majeures de destruction et de disparition du patrimoine culturel en Afrique. Devant ce phénomène croissant qui vide les musées et dévaste les sites, les professionnels en Afrique se sont mobilisés pour mener de nombreuses actions dans le cadre du programme AFRICOM.

Collaboration Musées, Police, Douanes

Trois ateliers régionaux réunissant des professionnels de musée mais aussi des responsables de la police et des douanes. (Arusha, 1993 ; Bamako, 1994 ; Kinshasa, 1996) ont été organisés. Leurs objectifs étaient de créer dans chaque pays des équipes de travail efficaces, d'établir une coopération au niveau régional, et de définir de nouvelles façons de sensibiliser les communautés locales à la nécessité de protéger leur patrimoine.
Ces ateliers ont été organisés en étroite collaboration avec INTERPOL et l'UNESCO pour impliquer la police dans la protection du patrimoine culturel, et pour sensibiliser les professionnels concernés aux outils juridiques internationaux existant et protégeant le patrimoine.
Des résultats concrets aux niveaux régional et national ont été obtenus notamment dans le renforcement des législations et des mesures de sécurité dans les musées, la formation spécifique des responsables de police et des douanes et la sensibilisation des populations. Grâce à ces ateliers un ouvrage intitulé "Le trafic illicite des biens culturels en Afrique " a été publié en 1995.

Diffusion de l'information sur les objets volés et sensibilisation de l'opinion publique

En septembre 1994 a été publié Pillage en Afrique dans la série Cent objets disparus. Cet ouvrage présente un large panorama des différents types de vols perpétrés sur ce continent. Dans cette publication, les professionnels africains ont insisté sur le problème du pillage systématique de certain types d'objets sur les sites archéologiques. Aujourd'hui grâce à la large distribution de cette publication (douanes, police, marchands, presse), des objets volés ou pillés ont été retrouvés sur le marché de l'art en Europe. Leur restitution est mentionnée dans les pages I à V de la version mise à jour de cet ouvrage en 1997.

Mise en place de normes d'inventaire et documentation des collections africaines

L'inventaire des collections d'un musée est sans nul doute une base indispensable contre le vol dans les musées. Aujourd'hui, il apparaît clairement qu'on ne peut mettre en oeuvre des politiques efficaces et utiliser au maximum les ressources disponibles que si des réseaux de coopération régionaux et internationaux sont créés.
En 1993, sept musées ont, avec le Comité international de l'ICOM pour la documentation (CIDOC), mis en place un projet de standardisation des inventaires. Ces musées sont les suivants :

  • National Museums of Kenya
  • Musée national du Mali
  • Institut des musées nationaux du Zaire
  • Musée d'Art et d'Archéologie de l'Université de Madagascar
  • National Museum of Namibia
  • Musée du Bardo in Tunis
  • National Cultural History Museum of South Africa

Quatre années de travail ont permis d'aboutir en 1996 à la publication d'un manuel bilingue (français-anglais) couvrant tous les types de collections : Manuel de normes : Documentation des collections africaines.
Ce manuel est une première réponse à une double préoccupation des professionnels de musées : protéger le patrimoine culturel africain en le documentant et en réalisant des inventaires systématique des collections et développer les activités des musées en facilitant l'échange d'information sur les collections et le partage des pratiques professionnelles. Testées pendant trois ans sur les collections des sept musées pilotes du projet et sans cesse réadaptées, ces normes ont fait la preuve de leur efficacité, tant individuellement pour chaque musée que dans le cadre d'échanges.
Ce manuel a été largement distribué en Afrique et aux musées détenant des collections d'art africain à travers le monde et est maintenant reconnu par la communauté internationale. Une version électronique est consultable sur le site Internet de l'ICOM (http://www.icom.org/afridoc/).
Des ateliers nationaux de formation à l'utilisation du manuel ont été organisés dans toutes les régions d'Afrique. Un atelier régional pour les pays d'Afrique du Nord a été organisé au Maroc, ce qui a permis de traduire le manuel en arabe. Cette version arabe du Manuel a été publiée en octobre 1997.

Collaboration entre les pays du Nord et les pays du Sud

En octobre 1997, une nouvelle étape a été franchie avec la mobilisation de l'ensemble du réseau professionnel international en faveur de la protection du patrimoine africain. Un atelier s'est déroulé à Amsterdam (Pays-Bas) pour instaurer une nouvelle collaboration entre pays du Nord et pays du Sud en matière d'acquisition, d'échanges et de prêts des collections. Diverses recommandations ont été formulées. Une Liste Rouge de catégories d'objets archéologiques particulièrement victimes du pillage a été établie. Un dossier complet d'informations sur cette liste sera diffusé en octobre 1999.

Nouvelles perspectives

L'AFRICOM s'est engagé dans l'exploration de nouvelles perspectives pour le développement des musées en Afrique. D'intenses réflexions sont actuellement menées dans deux domaines :

Les musées de sciences : le développement de ces musées constitue un enjeu majeur pour L'AFRICOM, en raison du rôle qu'ils peuvent jouer dans la documentation et la vulgarisation des sciences et techniques traditionnelles et contemporaines.

L'art contemporain dans les musées africains : l'AFRICOM cherche à promouvoir l'implication des musées africains dans l'étude, la préservation et la promotion de la création plastique contemporaine sur le continent. Un coordinateur de projet " art contemporain " a été nommé à cet effet.
Le développement de ces nouveaux thèmes sera une des tâches majeures d'AFRICOM dans les années à venir.

 

 
 
   
Updated: 28 June 2005