COMITÉ CONSULTATIF DE l'ICOM
Session extraordinaire

4-5 décembre 2000
Paris, France


PROJET DE COMPTE RENDU DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE


Remarques préliminaires de la Présidente du Comité consultatif

Alissandra Cummins, présidente du Comité consultatif, souhaite la bienvenue aux membres présents à cette Session extraordinaire du Comité consultatif, et plus particulièrement à tous les membres qui ont fait l'effort de participer à cette tâche essentielle du Comité consultatif. Elle présente à la réunion les personnes suivantes :

Une minute de silence est observée à la mémoire des membres de l'ICOM récemment disparus : David Proctor (ICOM-Royaume-Uni, ICMM) et Bengt Skoog (ICOM-Suède, ICEE)


0. 0. Adoption de l'ordre du jour
Les membres conviennent d'adopter l'ordre du jour présenté, en y incluant, comme proposé par la Présidente, un rapport de Patrick Boylan sur le Global Development Gateway (GDG) dans le cadre de la section 6.

1. Intervention du Président de l'ICOM
Jacques Pérot salue cette occasion de faire un bref rapport sur l'état d'avancement des récentes initiatives. Il évoque l'importance des travaux entrepris à ce tournant de l'existence de l'ICOM.

Il rappelle que, face au changement des musées, l'ICOM doit savoir évoluer pour répondre à leurs besoins. C'est pourquoi l'organisation connaît ce processus graduel conduisant à des propositions de modification des Statuts, du Code de déontologie, ainsi que du fonctionnement de l'organisation. Il rend particulièrement hommage au travail réalisé par Bernice Murphy et par l'ICOM-RTF (Groupe de travail chargé du réexamen et de la réforme de l'ICOM), par Nancy Hushion et par le personnel du Secrétariat.

Le Président attire également l'attention sur les immenses progrès réalisés quant à l'initiative <.museum>. Il rappelle que la longue gestation du projet - d'abord inspiré de la clairvoyance de Cary Karp, puis confié à la responsabilité d'Elisabeth des Portes à partir de 1996 et qui se poursuit encore aujourd'hui -, où la ténacité de Cary et un suivi rigoureux ont permis à l'ICOM, lorsque l'occasion s'est présentée, d'être le seul postulant légitime pour ce nom de domaine de premier niveau. Jacques Pérot remercie Cary Karp de son dévouement à l'égard de l'ICOM, ainsi que le J. Paul Getty Trust pour son aide précieuse dans ces circonstances.

Autre point souligné : les travaux effectués par le Comité pour la déontologie sous la présidence de Geoffrey Lewis. Ce comité a accompli un travail remarquable pour préparer des propositions en vue d'une révision substantielle du Code de déontologie, instrument crucial de fédération des musées.

Jacques Pérot rappelle la déclaration de l'ICMAH sur la destruction des biens culturels au Moyen-Orient, invitant les responsables politiques des pays concernés à soutenir les activités de recherche et de conservation, en garantissant la liberté d'action des professionnels du patrimoine dans l'exécution de leurs fonctions. Il réaffirme son appui à cette recommandation, évoquant la situation similaire que connaît la Yougoslavie.

En conclusion, le Président remercie les collègues de Barcelone pour l'important travail qu'ils accomplissent en vue de la Conférence générale ICOM 2001.


2. Rapport sur les propositions de modification du Code de déontologie de l'ICOM
Geoffrey Lewis, président du Comité pour la déontologie, présente le projet révisé du Code de déontologie (Document de travail 3) transmis aux membres du Comité consultatif avant la réunion. Une version antérieure a été dûment transmise à l'occasion de la réunion de juin. Depuis lors, de nombreux échanges de vues ont eu lieu via les Nouvelles de l'ICOM, le forum ICOM-L et le site Web de l'ICOM. Le présent document, avec tous ces changements et ajouts, est le résultat de deux sessions du Comité menées par courrier électronique (en septembre et octobre) et d'une réunion ordinaire tenue à Paris, le 1e décembre dernier. Préparé dans une optique professionnelle, et non comme autojustification, il est actualisé sans complaisance aucune. Les principes initiaux demeurent, mais leur application est présentée de manière moins dogmatique. Le document contient une table des matières, une introduction et un glossaire.

Le Comité a eu pour mission de réviser le Code actuel. Toutefois, le Comité a souhaité à l'unanimité, avec l'aval du Comité exécutif, que le Code soit réécrit sous forme de principes et de directives applicables par la profession durant la prochaine période triennale. Cette version répondra aussi à tous les concepts révisés et approuvés par l'organe souverain de l'ICOM, aux nouvelles activités professionnelles qui en résultent et à la constante évolution technologique. D'autre part, il supprime la distinction entre les institutions et les individuels qui existe dans le Code actuel.

Dans un souci de transparence, le présent projet inclut une version indiquant les modifications. M. Lewis a ensuite souligné les principaux changements et ajouts apportés au Code, ainsi que les altérations mineures effectuées par le Comité pour la déontologie depuis la diffusion du document. Au cours des débats qui ont suivi, le Code révisé a reçu un accueil favorable, avec des interventions sur quelques points spécifiques : statut spécial des collections de recherche (UMAC), nécessité d'aborder les questions concernant la propriété intellectuelle et l'infoéthique (ICDAD), définition des biens culturels et divers aspects les concernant (ICOM-Russie, IATM, ICMAH, ICTOP), terminologie (ICOFOM), relations avec les bénévoles (ICOM-France), ainsi que questions de parrainage (ICOM-Congo, INTERCOM). Ensuite, Gary Edson (États-Unis) lit une lettre de Peggy Loar (AAM/ICOM) qui conseille de procéder à une analyse plus approfondie du Code afin de produire des directives claires, bénéficiant de l'appui de l'ICTOP. M. Lewis salue cette approbation des intentions à long terme du Comité pour la déontologie.

3. Rapport sur les propositions de l'ICOM-RTF
Bernice Murphy, présidente du Groupe de travail de réforme de l'ICOM, présente les révisions apportées aux propositions de l'ICOM-RTF. Elles résultent du travail intensif mené par le groupe de travail depuis la présentation initiale par le Comité consultatif du rapport : "Des outils pour rénover l'Organisation : rapport du Groupe de travail sur la réforme de l'ICOM ", lors de sa réunion de juin. Un Résumé des recommandations émises par le groupe de travail ICOM-RTF a été distribué à l'avance aux membres du Comité consultatif. Bernice Murphy indique que ce résumé est le fruit de plusieurs réunions du groupe de travail (en septembre et juste avant cette réunion extraordinaire du Comité consultatif). Il reflète les commentaires détaillés faits par de nombreux membres du Comité consultatif, ainsi que le lourd travail accompli par le Secrétariat pour fidèlement représenter les fonctions et les activités de l'organisation, ainsi que pour mener à bien le Plan stratégique 2001-2007 de l'ICOM.

La Présidente remercie tous ceux qui ont participé si activement à ce processus de réexamen vital. Elle informe les membres des révisions ultérieures apportées au dernier document à la suite des récentes réunions - notamment avec le Comité exécutif. Les membres sont alors invités à examiner, dans le Résumé des recommandations, les sections qui, selon le groupe de travail, sont prioritaires et nécessitent des changements réalisables sur le champ, après approbation du Comité consultatif, du Comité exécutif et, en dernier lieu, de l'Assemblée générale de Barcelone. La Présidente reconnaît cependant qu'il reste du travail à accomplir dans un certain nombre de domaines au cours de la prochaine période triennale.

Bernice Murphy présente les versions révisées des recommandations R.1 et R.2 qui proposent que l'ICOM adopte des VALEURS FONDAMENTALES et une DÉCLARATION DE MISSION, précisant qu'il reste quelques difficultés pour " absorber " les tout derniers changements pour des raisons de longueur et de maladresse du texte - changements qui pourraient bien obscurcir la volonté d'ouverture de l'ICOM sur un large public, au-delà de la profession muséale. Cette lecture donne lieu à une discussion aussi riche qu'enthousiaste, des membres insistant pour inclure certains concepts clés tels que recherche ; protection (ICOM-CC) ; continuation (ICOM-ASPAC) ; patrimoine immatériel [point déjà approuvé pour la conférence de Barcelone en vue d'un élargissement de la définition des musées dans les Statuts] ; contemporanéité de certains programmes institutionnels pour les arts et les sciences, où les collections permanentes pourraient ne pas constituer une priorité (ICTOP, CIMAM) ; formation du personnel et diffusion des compétences (ICOFOM, ICTOP) ; caractère mutuel et bénévole de la coopération/collaboration parmi les membres de la profession ; interprétation et communication (AVICOM, ICOFOM, Autriche) ; renforcement et promotion de la profession muséale ; coopération régionale/interrégionale en matière de travail muséal ; caractère démocratique centré sur les services ; inversion de l'ordre des professionnels de musée et des musées dans la Déclaration de mission. Les membres donnent leur approbation pour la poursuite et pour une détermination plus précise de ces deux points en référence aux discussions mentionnées.

En ce qui concerne les autres recommandations et après examen complet de toutes celles contenues dans le Résumé, les membres décident à la majorité d'approuver les propositions en vue de leur transmission au Comité exécutif pour examen lors de l'Assemblée générale. Certaines recommandations suscitent de vifs débats avant de faire l'objet d'un consensus. Ainsi les recommandations R.5 : nécessité urgente d'une révision complète des Statuts, notamment de la définition des musées ; R.10 : nécessité d'entreprendre un examen approfondi des avantages accordés aux membres (Autriche) et possibilité de créer une catégorie de " Membre associé " (Congo) ; R.13 : nécessité d'examiner (en particulier par les Comités nationaux) la question de l'adhésion des étudiants là où il est reconnu qu'elle doit être en majorité prise en charge - avec détermination d'un statut ad hoc pour la formation et les droits ; toutefois, les membres soulignent également l'importance de ce point comme système de formation pour les jeunes professionnels et pour l'avenir de la profession (Autriche, Australie, Algérie, Intercom, ICTOP, AAM-ICOM, ICOM-Espagne) ; R.17 : amélioration de la communication avec les membres des pays en développement, en particulier ceux qui ont difficilement (ou pas du tout) accès à Internet (République tchèque, AVICOM).

En ce qui concerne le Comité consultatif, les recommandations R.21 à R.24 : que le Comité consultatif devienne un organe beaucoup plus actif durant les périodes inter-sessions, rappelant la nécessité d'entendre la voix de ceux qui ne sont pas présents et notant qu'en fait, certains présidents de Comité national semblent ignorer leur position de membres du Comité consultatif (IATM, Australie, Algérie, Congo, République tchèque) ; R.36 à R.41 sur les Comités nationaux : que le rôle essentiel de ces comités en faveur des activités des Comités internationaux soit reconnu comme il se doit, et que, bien que complémentaires des associations nationales de musées, ils s'en distinguent clairement par leur identité et leurs activités (CECA, CMA, Espagne). Les membres appuient fermement la recommandation R.41 demandant la création d'un groupe de travail sur les Comités nationaux et portant une attention particulière à la question des membres étudiants. Ils approuvent les Termes de référence proposés pour ce comité.

En ce qui concerne les Comités internationaux, plusieurs recommandations sont examinées. R. 42 : elle suscite les avis les plus divers - allant de ceux qui, partisans du statu quo, souhaitent conserver les membres non-votants dans deux comités, jusqu'au total soutien de la proposition en l'état (c'est-à-dire uniquement pour les membres votants dans un comité), en passant par les privilèges de vote dans un comité international. Quant au caractère obligatoire ou facultatif de l'adhésion aux Comités internationaux, les avis divergent. En outre, les membres font part de leur expérience en ce qui concerne les nouveaux changements proposés pour servir les catégories non-votantes (Demhist, ICR, ICMAH, Congo, CIMAM, Sécurité, ICME, ICOFOM, CIMCIM, CIDOC, ICAMT). R.46 : les membres approuvent la mise en place de réexamens périodiques, notamment pour contrôler la viabilité et l'efficacité des Comités internationaux existants. La recommandation R.45 est approuvée à l'unanimité, tandis que les membres approuvent les Termes de référence du Comité sur les Comités internationaux, ainsi que proposé, y compris une date de clôture pour le comité.

Les recommandations R. 47, R.48, R. 49 et R.50 concernant respectivement les Organisations régionales, les Organisations affiliées et les questions financières, sont adoptées à l'unanimité. Même chose pour les recommandations R.51, R.52 et R.53 [excepté la clause secondaire (c) sur les questions juridiques et statutaires, qui proposait notamment la création d'un Bureau et de Comités permanents sur les Affaires juridiques et la propriété, les finances et les ressources].

Sur les questions ayant trait au Comité exécutif, les recommandations R.25 à R. 31, ainsi que R.34 et R.35 sont approuvées à l'unanimité. Toutefois, les recommandations R.32 et R.33, proposant la mise en place d'un Comité de nominations, font l'objet d'une particulière attention. La question de la représentation régionale sera difficile à réaliser sur la base de critères géographiques (autre suggestion : une représentativité fondée sur les domaines culturels), mais, de l'avis général, ce point doit faire explicitement partie des attributions du Comité (Algérie, ICOM-ASPAC). Certains craignent que le Comité ne représente un pas rétrograde et non démocratique, ce qui risquerait d'exclure des candidats potentiels, de concentrer les pouvoirs dans les mains de quelques personnes et d'empiéter sur les droits des membres à nommer des candidats (Australie, Congo, Demhist, Lettonie, République tchèque). Quelques membres expriment leur totale opposition à ce nouveau processus de nomination (France, Demhist, Italie). D'autres expriment leurs doutes quant au " programme " d'un tel Comité, estimant que sa mission doit être clairement formulée (CIMAM, ICOM-ASPAC). D'autres encore reprochent à l'actuel processus son incapacité à garantir une représentativité adéquate et déplorent les résultats insatisfaisants obtenus (Danemark, ICME, ICTOP). Sont également avancées des propositions pour développer des systèmes de vote qui assureraient une représentation régionale (Algérie, ICMS, MAC). Par ailleurs, on s'inquiète de voir que de nombreux membres méconnaissent leurs droits d'éligibilité, problème qui, à l'évidence, nécessiterait un processus d'information approprié (ICOFOM). D'autres font état de l'éternel problème du manque de moyens financiers et de temps, qui empêche des candidatures intéressantes, en particulier du côté des pays en développement (Madagascar, CECA). Le droit du Comité consultatif à procéder à la sélection finale des candidats éligibles est réaffirmé (CECA, AAM-ICOM). Autre sujet de préoccupation : le conflit apparent entre, d'une part, la nécessité de ne pas allonger l'Assemblée générale et, d'autre part, la conduite des affaires de l'ICOM (Australie, Autriche). Nonobstant, la proposition que le Comité de nominations soit, assorti d'attributions clairement définies, mis en service sur une période triennale à partir de 2002, reçoit un accueil favorable (ICTOP, ICOM-ASPAC, Intercom, AAM-ICOM, ICOFOM). Tant cette proposition que l'urgente nécessité de revoir le processus d'élection font l'objet d'une approbation en vue d'un examen par le Comité exécutif.

La recommandation R.54 relative aux Questions déontologiques reçoit, elle aussi, un accueil favorable, même s'il est craint que ce processus par étapes ne pose des difficultés à ceux qui se préparent à publier le code en différentes langues (Danemark, Madagascar, ICOFOM). La recommandation R.55 (Autres questions et tâches) fait l'objet d'une approbation générale de la part du Comité consultatif, sous réserve que certains aspects (mission, comités, membres et représentativité du RTF…) soient placés sur un plan plus fonctionnel (ICAMT, France, IATM, Demhist, CECA, MAC, Algérie).

Recommandations sur les questions liées à la déontologie

La recommandation R.54 relative aux Questions déontologiques reçoit, elle aussi, un accueil favorable, même s'il est craint que ce processus par étapes ne pose des difficultés à ceux qui se préparent à publier le code en différentes langues (Danemark, Madagascar, ICOFOM). La recommandation R.55 (Autres questions et tâches) fait l'objet d'une approbation générale de la part du Comité consultatif, sous réserve que certains aspects (mission, comités, membres et représentativité du RTF…) soient placés sur un plan plus fonctionnel (ICAMT, France, IATM, Demhist, CECA, MAC, Algérie).

Changements statutaires

En conclusion, après de longues discussions menées pendant l'examen du rapport RTF et approbation des recommandations proposées, le Comité consultatif ratifie les propositions ci-dessous en vue de la révision des Statuts de l'ICOM (voir ci-joint le texte des modifications).

Le Comité consultatif approuve la transmission de ces propositions au Comité exécutif pour adoption lors de l'Assemblée générale de 2001 à Barcelone, et de celles déjà approuvées au cours de la réunion du Comité consultatif, en juin 1999.

Plan stratégique de l'ICOM pour 2001-2007

Le Plan stratégique de l'ICOM pour la période 2001-2007, qui inclut à présent le Programme triennal 2001-2004 ainsi que suggéré lors de la réunion de juin, est présenté par Nancy Hushion. Dans un premier temps, elle en précise les conditions et le processus d'élaboration, reconnaissant le travail excellent réalisé par le Secrétariat en soutien à cette activité. Elle passe ensuite en revue les nouveaux changements apportés depuis la préparation du document aujourd'hui présenté devant le Comité consultatif. Les membres réservent un accueil favorable aux trois principaux objectifs soulignés, bien qu'il soit convenu d'inclure le patrimoine naturel dans l'objectif 1 (ICOFOM). Enfin, il est demandé que les dates de fin soient indiquées pour chacune des actions identifiées (CMA).

Pour l'Objectif 1, les membres approuvent les actions mentionnées, en y incluant :

Pour l'Objectif 2, le Comité consultatif approuve les actions mentionnées, moyennant les modifications suivantes :

L'Objectif 3 est approuvé par le Comité consultatif, moyennant les ajouts suivants :

Dans le cadre du processus de définition d'un plan stratégique pour l'ICOM, Nancy Hushion indique qu'une analyse financière des états audités pour la période 1995-99, ainsi que les prévisions pour la période 2000-2004 (y compris les prévisions préliminaires du Budget triennal) sont en cours. Si l'on se réfère à la courbe de croissance des cinq dernières années (exprimée en pourcentages), les prévisions sont réalisables en ce qui concerne les ressources financières et humaines requises pour mettre en œuvre le plan stratégique sur les deux prochaines périodes triennales (2001-2007). Ces points doivent être approfondis avec le Trésorier et le Comité exécutif.


4. Projet de programme triennal 2001-2004
A la suite des discussions qui ont immédiatement précédé ce point, les membres ont décidé à l'unanimité que le Plan stratégique de l'ICOM qui inclut les objectifs de principe de l'ICOM, tels qu'approuvés, sera transmis à l'Assemblée générale.

5. Rapport sur la Conférence générale ICOM 2001
Gunther Dembski, vice-président du Comité consultatif, ouvre la séance et invite la représentante du Comité d'organisation de l'ICOM 2001, Andrea Sastre à intervenir. Après avoir rendu compte de l'avancement du processus de planification entrepris depuis la réunion du Comité consultatif, en juin, Mme Sastre distribue des exemplaires du programme provisoire et des activités complémentaires (y compris sessions ouvertes et foire commerciale), ainsi qu'un plan des installations de la conférence. En outre, elle indique les résultats déjà obtenus pour la sélection des intervenants, l'organisation des visites prévues avant et après la conférence et les arrangements actuellement mis en place pour les diverses réunions (Comité international et autres).

Les membres expriment leur satisfaction à pouvoir prendre connaissance du programme et demandent la clarification de quelques points. Certains membres soulignent qu'il est important de recevoir le programme détaillé de la conférence en temps voulu. Autres sujets de préoccupation : l'apparent manque de communication avec certains Comités internationaux ; la nécessité d'une explicitation du thème de la conférence, afin de mieux construire et structurer les programmes qui seront au cœur de la conférence ; une possible gêne ou concurrence entre les sessions ouvertes et les programmes des comités internationaux, tous prévus aux mêmes dates et tranches horaires. En outre, certains membres s'inquiètent de voir que la sélection finale des principaux intervenants est encore provisoire, car la finaliser assurerait une cohérence et une complémentarité avec les programmes internationaux en général.

Le Comité d'organisation de l'ICOM 2001 Barcelone prend note des questions soulevées au cours de la réunion, promettant d'agir rapidement en conséquence, mais il invite aussi les Comités internationaux à accélérer le processus en le contactant sans tarder pour exposer leurs besoins les plus pressants.

6. Session d'information Internet
6a. <.museum> nouveau nom de domaine (TLD)
Reprenant la présidence, Alissandra Cummins invite Cary Karp à donner un aperçu de cette entreprise passionnante dans laquelle il a joué le premier rôle, encourageant l'ICOM depuis des années à se lancer dans le domaine des communications et des liens Internet. Cary Karp explique le processus par lequel l'ICOM et le J.Paul Getty Trust ont formé un partenariat qui a donné naissance à l'association MuseDoma, dans le but de faire aboutir leur candidature à un suffixe (.museum) auprès de l'ICANN. L'approbation de l'ICANN est la première étape vers la création et la gestion d'un domaine restreint et de premier niveau au service de la communauté muséale, qu'elle soit ou non connectée à Internet, l'admissibilité étant fondée sur les critères de définition d'un musée donnée par l'ICOM.

En réponse à quelques questions et commentaires, Cary Karp expose en détail l'importance de cette avancée, non seulement pour les musées et l'ICOM - en garantissant l'identité sur Internet de tous les types de musées et phénomènes connexes -, mais aussi pour le grand public en quête d'informations sur les musées et sur leurs collections, car ce progrès leur offrira une source d'inspiration, d'intérêt et d'enseignement en mettant à leur portée immédiate des ressources d'un genre unique. Il poursuit en soulignant le potentiel que représente, au-delà des musées, cette initiative pour la communauté étendue du patrimoine et de la culture, initiative qui permet à l'association MuseDoma de jouer un rôle clé dans la mise en place, entre autres, d'une bibliothèque et d'archives électroniques.

Enfin, il évoque les prochaines étapes du processus de création d'une solide base d'activités et annonce que, si tout va bien, le lancement officiel de l'association MuseDoma devrait s'ouvrir à l'inscription lors de la Conférence de Barcelone en juillet 2001.

6.b Global Development Gateway
Patrick Boylan est ensuite invité à prendre la parole pour donner des informations concernant le Portail sur le développement mondial (Global Development Gateway, GDG), autre initiative Internet à laquelle l'ICOM a collaboré étroitement, apportant son soutien au service d'informations GDG récemment établi par la Banque mondiale. Cette nouvelle initiative ambitieuse actuellement lancée par la Banque mondiale et par des institutions partenaires du monde entier, en est déjà à la phase opérationnelle et pilote.

Ce site Web de premier ordre offrira des portails simples d'accès et d'emploi pour consulter des informations spécialisées - par exemple, sur la culture et le développement (avec des sous-thèmes tels que protection du patrimoine, gestion culturelle et économie culturelle) -, ainsi que des portails nationaux représentant chaque pays client. L'objectif de ce Portail mondial est d'encourager les partenariats et de construire des stratégies de développement efficaces en réunissant les multiples acteurs susceptibles d'apporter des solutions - communautés locales et bailleurs de fonds, société civile, institutions spécialisées, secteur privé et autres partenaires. Il facilitera la disponibilité des informations et des savoir-faire pour la communauté des acteurs du développement des quatre coins du globe. Il permettra de créer un espace commun d'échanges d'informations sur les activités et les tendances de développement, de financement et de commerce.

Patrick Boylan observe que l'ICOM est devenu l'une des premières organisations non gouvernementales spécialisées à fournir informations et conseils pour le projet, le Conseil faisant déjà partie, bien entendu, de la rubrique " Culture et développement " du Portail. Eleanor Fink, membre de l'ICOM-CIDOC - aujourd'hui directrice du patrimoine culturel (Senior Cultural Heritage Specialist) au sein du personnel de l'équipe du Portail et lui-même - nommé à temps partiel " Guide " (responsable) de l'initiative Culture et développement, participent activement au projet, avec Manus Brinkman (Secrétaire général) et Valérie Jullien (Chargée de la communication) comme premiers interlocuteurs.

Pour réussir et pour servir tous ceux qui ont un besoin urgent de ce type d'informations - organismes culturels, gouvernements, agences de développement, ONG (telles que l'ICOM) et autres personnes intéressées -, ce projet doit être le fruit d'un effort collectif pour réunir à la fois toutes les institutions concernées, directement ou indirectement, par la culture, et les agences opérant dans le secteur du développement.

Quoiqu'il en soit, ce Portail entend offrir un nouveau service véritablement ouvert et démocratique, auquel quiconque ayant des informations, des expériences ou des opinions à communiquer peut participer. Tous les organes de l'ICOM et tous ses membres individuels sont donc chaleureusement invités à y contribuer, par des recommandations, des suggestions ou autres - en particulier à ce stade où sont bienvenus les publications, les rapports, les études de cas ou documents similaires liés au vaste domaine d'intérêts du Portail. Bref, c'est maintenant aux membres de l'ICOM et à la communauté du secteur culturel en général de construire le contenu de ce nouveau Portail.

7. Autres questions
Jacques Pérot donne des informations détaillées sur le programme " Printemps du Musée " actuellement préparé par la Direction des Musées de France. Il se tiendra le 1e avril 2001.

8. 61e session du Comité consultatif
La Présidente annonce les dates de la prochaine session du Comité consultatif (vendredi 29 juin 2001), qui se tiendra au Palacios de los Congresos, à Barcelone, en Espagne. Elle félicite le Comité d'organisation d'avoir préparé un programme aussi intéressant pour la Conférence générale, ajoutant que les membres ont hâte de participer à des activités d'une telle importance.

Alissandra Cummins remercie tous les membres du Comité consultatif pour avoir manifesté un intérêt indéfectible envers l'organisation par leur participation active à cette réunion extraordinaire, ainsi que les membres absents qui ont contribué au succès du processus de réforme par leurs commentaires et leurs communications avant la réunion. Elle rappelle que, pour faire suite à leurs délibérations et à leurs accords, les membres recevront une documentation entièrement révisée avant la Conférence de Barcelone.

Enfin, la Présidente demande au Comité consultatif de se joindre à elle afin de remercier le personnel du Secrétariat pour son dévouement et ses efforts, et afin de le féliciter du professionnalisme dont il a fait preuve pour le processus de réforme de l'organisation.

Après avoir remercié les interprètes pour leur aide tout au long des réunions, Alissandra Cummins déclare la séance levée.



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Pour information, contacter: thibet@icom.org

Created: 9 janvier 2001
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