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Comité consultatif de l'ICOM

63e Session - 3-5 Juin 2002 - Paris, France

Projet de compte rendu


- Annexe 1: Liste des membres du comité des candidatures
- Annexe 2: Session sur la Protection du patrimoine culturel subaquatique
- Annexe 3: Liste des participants

INTRODUCTION

Alissandra Cummins, présidente du Comité consultatif, souhaite la bienvenue aux participants et observateurs à la 63e session du Comité. Elle salue particulièrement les nouveaux membres qui participent à leur première réunion et qui ont également fort apprécié la session d'orientation spécialement organisée la veille à leur intention. A cette occasion, la présidente souhaite faire part de quelques réflexions sur les événements tragiques du 11 septembre, ainsi que sur le rôle vital des musées en tant que " miroirs " de la société et d'initiateurs de voies inédites et de nouveaux liens. Elle souligne également l'absolue nécessité d'une réelle détermination pour mener à bien la tâche de reconstruction après les pertes et les ravages irréparables causés en Afghanistan et au Timor oriental.

Elle souligne que la tâche prioritaire de l'Organisation pour les trois ans à venir est la réalisation de ses trois objectifs, tels que stipulés dans le Plan d'action stratégique approuvé par l'Assemblée générale en juillet 2001. Durant ces trois jours de réunion, le Comité consultatif va examiner attentivement les progrès accomplis par l'Organisation dans la mise en œuvre de son programme. Une responsabilité centrale a été la participation aux activités menées par les différents groupes de travail, ainsi que la création d'un Comité pilote des candidatures. La présidente espère que la nouvelle Convention de l'UNESCO sur la Protection du patrimoine culturel subaquatique fera l'objet d'informations intéressantes.

Une minute de silence est observée à la mémoire des membres récemment disparus :

Le professeur André Veinstein, membre fondateur du SIBMAS (1954), vice-président du SIBMAS jusqu'en 1988 et conservateur du Musée des Arts et Spectacles à Paris,
Monsieur Hiranao Sakamoto, directeur du Tokyo National Museum et ancien président du Comité national japonais,
Madame Ghilia Gur-Erell, conservateur du Yad Chaim Herzog (Israël),
Monsieur Mychailo Romanyshyn, directeur du musée d'art national à Kiyiv (Ukraine),
Monsieur Colin Edward Sorensen, conservateur émérite du Museum of London (Royaume-Uni),
Monsieur Tadeusz Chruscicki, directeur du Muzeum Narodowe w Krakowie (Pologne),
Mademoiselle Anne-Elisabeth Riskine, conservateur au Musée de préhistoire de Carnac (France),
Monsieur Igor Dubov, directeur du musée national d'ethnographie, à Saint-Pétersbourg (Russie),
Monsieur Herman Willems, conservateur au Museum van Loon à Amsterdam ; et, en particulier,
Madame Graciela Paolini, secrétaire à l'UNESCO de la Délégation permanente de l'Argentine et membre de longue date de l'ICOM, qui fut une interlocutrice clé du Secrétariat durant la Conférence générale de 1986 à Buenos Aires (Argentine).

0. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR

En raison de l'incertitude du temps de présence du représentant de l'UNESCO et de la disponibilité limitée de M. Geoffrey Lewis, président du Comité pour la déontologie, certains points du projet d'ordre du jour ont été reportés. Une intervention de la représentante de la Lettonie concernant la publication Museum Basics figurera au point 18 (Divers) de l'ordre du jour.

Le projet d'ordre du jour révisé est adopté.

1. ADOPTION DU COMPTE RENDU DU COMITÉ CONSULTATIF

1.a. 61e session, 29 juin 2001 (Barcelone, Espagne)

Le compte rendu de cette session est adopté avec la modification suivante demandée par A. Galla (Australie, ICOM-ASPAC) :

Dans la version anglaise, page 11, paragraphe 3, ligne 13, il faut lire : " The Secretary General said the working group he attended… " (le Secrétaire Général indique au groupe de travail qu'il a participé…)

1.b. 62e session, 6 juillet 2001 (Barcelone, Espagne)

Le compte rendu de cette session est adopté sans modification.



2. EXAMEN DES DOCUMENTS OFFICIELS

2.a. Examen du compte rendu du Conseil exécutif

Les membres du Comité consultatif n'ont aucun commentaire sur le compte rendu de la 98e session du conseil. Quant à la 99e session du conseil, comme il s'agissait en fait d'une réunion de travail, elle n'a pas fait l'objet d'un compte rendu officiel. Le compte rendu de la 100e session était un projet de document.

Le Comité consultatif prend dûment note du projet de compte rendu de la dernière réunion du Conseil.

2.b. Rapport du Secrétaire général

Le Secrétaire Général décrit les activités menées par le Secrétariat, durant l'année écoulée, dans le cadre du Plan d'action stratégique.

En termes d'adhésions, le Plan prévoyait une croissance de 6,7 % par an. Or, la croissance enregistrée l'an dernier n'a pas dépassé 3 %. Ce résultat s'explique par une augmentation des adhésions en Europe mais un déclin dans le reste du monde, en particulier en Amérique du Nord. En conséquence, le Secrétaire général estime nécessaire d'élaborer une stratégie globale pour stimuler une hausse, en ne ciblant que certains pays et en allouant les ressources humaines et financières indispensables à une promotion active de l'ICOM.

En matière de communication, le Secrétaire général insiste sur l'importance accrue des communications électroniques dans les modes de travail de l'Organisation. L'utilisation intensive du forum électronique ICOM-L, le développement du nom de domaine .museum et le vif débat qui a suivi sur son utilité, le contenu amélioré du site Web de l'ICOM et la possibilité d'un annuaire en ligne répertoriant les membres, voilà autant d'exemples qui montrent la place de choix aujourd'hui accordée par l'ICOM aux communications électroniques pour gérer son travail. Il en appelle au Comité consultatif et, en particulier, aux Comités nationaux, pour promouvoir le nom de domaine .museum dans leurs pays respectifs.

Le Secrétaire général décrit la nouvelle présentation des Nouvelles de l'ICOM et la périodicité des rubriques en place (patrimoine en danger, tribunes des comités, etc.). Il évoque l'inclusion d'une version espagnole dans le dernier numéro des Cahiers d'étude (consacré à l'ICTOP). Le site Web continue de s'enrichir en offrant désormais des informations professionnelles (par exemple, Directives et normes de l'ICOM pour les musées, dossiers thématiques des Nouvelles de l'ICOM, forums de discussion, associations de musées, centres de documentation et associations spécialisées). A l'avenir, les avantages des membres pourraient inclure des publications en ligne, ainsi qu'un annuaire en ligne répertoriant tous les membres.

En ce qui concerne les activités de programme, le Secrétaire général a évoqué les projets suivants :

  1. l'organisation, avec l'Association des musées des Caraïbes (MAC), d'une formation sur le développement de sites pour les musées. Cela s'est fait conjointement avec l'accord-cadre passé entre l'ICOM et l'UNESCO, où les deux partenaires ont décidé de se consacrer aux programmes axés sur la formation aux nouvelles technologies,
  2. l'organisation d'une réunion à Bogota (Colombie) pour dresser une Liste rouge du patrimoine culturel en danger en Amérique latine. Cette rencontre, qui venait compléter ses principales activités en matière de trafic illicite, a été organisée en collaboration avec le ministère colombien de la Culture et ICOM-LAC,
  3. l'établissement d'un nouveau partenariat avec le Convenio Andres Bello (institution établie en Colombie), qui parrainera les activités culturelles dans la région et qui, selon toutes probabilités, démarrera avec le Forum des musées à l'occasion de la réunion triennale d'ICOM-CC, à Rio de Janeiro, en septembre 2002,
  4. la revitalisation de l'ICOM-ARABE grâce, notamment, à une rencontre organisée à Paris en février 2002, ainsi qu'à la production et diffusion de la 15e édition de la Lettre des musées arabes, parue à la fin 2001.

Le Secrétaire général annonce une levée de fonds en vue de l'Assemblée régionale de l'ICOM-ASPAC, en Chine, et des autres réunions qui auront lieu dans la région, ouvrant la voie à la Conférence générale de 2004, en Corée. Il se déclare satisfait des progrès réalisés (recherche de fonds et de partenaires) pour le Programme de l'ICOM sur la prévention et la réaction dans les situations d'urgence (MEP), mais aussi de voir se poursuivre ses initiatives en vue de la création d'un Centre régional pour les musées et la conservation au Nubia Museum, à Assouan (Égypte). Il souligne le rôle de premier plan que peuvent jouer les Comités internationaux et les Organisations affiliées dans le développement de ces activités.

Le Secrétaire général évoque le problème grave et urgent qui se pose au Secrétariat pour son espace de bureaux, suite à la décision de l'UNESCO de faire évacuer toutes les ONGs des locaux de la rue Miollis. En dernier lieu, l'UNESCO proposait aux ONGs un espace réduit dans un bâtiment en préfabriqué, perte de place qui se voit compensée par un avantage certain : continuer à bénéficier gratuitement d'un espace et d'équipements électroniques. Reste que les conditions de travail ne permettraient plus de recruter du personnel temporaire pour aider à la réalisation des programmes et autres activités. Il souligne qu'il faut trouver sans tarder une solution à long terme pour résoudre ce problème.

En conclusion, il remercie tous les membres du Secrétariat pour la bonne qualité soutenue de leurs prestations malgré les difficiles conditions de travail, tout spécialement Thomas Jandia, qui assume certaines des tâches administratives de Joëlle Thibet, actuellement en congé de maternité et parental d'un an. Enfin, il déclare que le personnel forme vraiment une équipe souple et polyvalente.

Commentaires suscités par le rapport du Secrétariat

P. Boylan (ICTOP) rappelle qu'il est depuis longtemps nécessaire d'élaborer un code sur le tourisme culturel. A cet égard, il salue la proposition d'un programme de formation, mais souligne que l'ICOM doit examiner ceux déjà mis en place par l'UNESCO afin de tirer des enseignements de leur succès ou de leur échec. A. Galla (Australie, ASPAC), également favorable à un code sur le tourisme culturel, se demande cependant si la promotion de l'éco-tourisme ne risque pas de nuire aux populations autochtones. Il souligne que l'ICOM doit tenir compte des préoccupations du groupe de travail sur les populations autochtones du monde en termes d'infrastructure et de ressources. L'ICOM doit veiller à ce que les responsables des systèmes de connaissances autochtones aient réellement la possibilité de participer au travail par le biais de partenariats ou autres.

C. Annabi (Tunisie, ICOM-ARABE) félicite le Secrétariat de la nouvelle présentation des Nouvelles de l'ICOM, regrettant toutefois la disparition de la page sur les objets volés. Le Secrétaire général souligne que cette rubrique figure désormais dans la section intitulée " Patrimoine en danger ".

A. Ozola (Lettonie) remercie le Secrétariat et G. Edson, membre du Conseil exécutif, de leur soutien et de leur participation à la Conférence consacrée au thème des musées au XXIe siècle.

A cette occasion, le Secrétaire général félicite les Comités nationaux de Lettonie et de Suède pour l'excellente organisation des récentes conférences.

2.c. Rapport du Trésorier

C. González Gou, Trésorière, précise que son rapport couvre une période financière commencée en francs français et terminée en euros. Elle déclare que son objectif prioritaire durant cette période a été d'assurer que les dépenses de l'Organisation restaient conformes aux programmes approuvés pour 2001.

C'est avec satisfaction qu'elle annonce un résultat positif de 394,320 FF (60,114 €). D'autre part, l'Organisation a pu récupérer des cotisations dues, réduire certaines dépenses et percevoir des revenus non prévus au budget. Elle indique qu'un pourcentage des revenus de l'Organisation est venu s'ajouter au fonds de réserve (établi pour couvrir les dépenses imprévues et pour assurer la survie et le bon fonctionnement de l'Organisation en cas de crise grave). Les informations supplémentaires qui figurent au bilan détaillent les investissements de l'ICOM garantis par la Banque de France.

Les tendances de l'économie mondiale auront certainement un impact sur les finances de l'Organisation ; toutefois, la Trésorière est heureuse d'annoncer que la situation financière actuelle de l'ICOM est " saine et stable ".

Le budget 2002 enregistre une hausse d'environ 11,4 %. La Trésorière assure avec optimisme que l'équilibre entre recettes et dépenses devrait rester à son niveau " habituel ". L'augmentation des dépenses en fournitures et équipements de bureau est due à la nécessité d'adapter l'espace actuel à la nouvelle disposition et de rendre les conditions de travail confortables.

Elle fait des observations sur les points suivants : la provenance des revenus de l'ICOM - la majorité (environ 50 %) provient des cotisations annuelles et de la multiplication des membres originaires d'États " plus riches " ; les activités de programme et leurs frais généraux ; les publications et le Centre de documentation comme futures sources de revenu ; le développement de MuseDoma (.museum) comme autre source potentielle de profits financiers ; et, enfin, une solution prudente pour résoudre le problème urgent de l'espace de bureaux du Secrétariat.

La Trésorière conclut son rapport en soulignant le rôle important du Comité des Finances et des Ressources et du Comité des Affaires juridiques, qui doivent rechercher des solutions et des perspectives concrètes pour la situation financière et les programmes de l'Organisation.

Commentaires suscités par le rapport du trésorier

M. van Praët (France) demande des précisions sur la baisse des cotisations pour 2002 et la source des revenus pour MuseDoma. En réponse, le Secrétaire général rappelle le phénomène naturel de la baisse des adhésions l'année qui suit une conférence générale ; quant à l'association MuseDoma, elle a reçu récemment une subvention de l'Union européenne pour une campagne de sensibilisation dans les pays européens. L'ICOM recevra (et dépensera) 76,225 euros.

Itzhak Brenner (Israël) demande des précisions sur l'achat de la publication Museum International et sur les subventions allouées aux Comités internationaux. Le Secrétaire général répond qu'une subvention de l'UNESCO permet à l'ICOM d'acheter des exemplaires de Museum International pour les distribuer aux membres institutionnels à titre d'avantage de l'adhésion. Quant aux Comités internationaux, ils reçoivent des subventions annuelles proportionnellement à leur nombre de membres votants. En outre, si les fonds le permettent, le Conseil peut considérer des projets spéciaux proposés par les Comités internationaux.

Une question est posée sur les noms de domaine pour les Comités nationaux et internationaux. C. Karp (MuseDoma) répond que le domaine est financé par l'ICOM, mais que les sous-domaines des comités devront être mis en place à la convenance de l'ICOM (particulièrement en ce qui concerne les coûts).


3. APPROBATION DU BILAN AU 31 DÉCEMBRE 2001

Le Comité consultatif, après avoir examiné le bilan au 31 décembre 2001, l'approuve tel que présenté par la Trésorière.


4. INTERVENTION DU PRÉSIDENT DE L'ICOM

Jacques Perot, Président de l'ICOM, commence par remercier les membres du Groupe de travail de Réforme pour tous leurs efforts. Il note avec satisfaction la mise en place de Comités permanents, conformément à la requête du Plan d'action stratégique. Il est reconnaissant au Secrétariat de ses efforts intelligents et soutenus, en particulier compte tenu des difficiles conditions de travail actuelles et du problème de place. Selon lui, l'ICOM devrait envisager différentes approches pour trouver une solution viable à ce problème (peut-être en partenariat avec d'autres ONGs comme ICOMOS).

Le Président déclare que l'ICOM est la voix des professionnels de musée, la tribune où sont soulevées les grandes questions qui occupent la communauté muséale - par exemple, le trafic illicite des biens culturels, l'Afghanistan, le Timor oriental, l'inventaire des collections et le patrimoine mis en péril par les catastrophes naturelles et humaines. Il estime que le Comité international du Bouclier bleu (ICBS) doit prendre une part plus active dans certains de ces domaines. L'Organisation est aussi un lieu de réflexion et, à cet égard, la revue des Nouvelles de l'ICOM se prête parfaitement à cette activité. A ce propos, il félicite le Secrétariat pour la nouvelle présentation du magazine.

Il demande aux membres de réfléchir sur des points tels que : la privatisation des musées, l'inaliénabilité des collections, la culture et le tourisme, la diversité multiculturelle et le patrimoine immatériel.

A propos du patrimoine immatériel, qui sera le thème de la Conférence générale en 2004, le Président observe que l'objectif de l'ICOM n'est pas seulement d'assurer le succès de la conférence en Corée, mais aussi de travailler à la régionalisation de l'Organisation, à l'expansion de ses réseaux et au développement des liens avec les collègues asiatiques.

Il se dit fier des résultats de l'Organisation, bien que conscient qu'il reste encore du travail à accomplir dans certains secteurs. Il est convaincu que, grâce au renouvellement et à l'enthousiasme de l'Organisation, il sera possible d'assurer la participation active de la communauté muséale internationale au développement de la société. L'ICOM a assumé ses responsabilités à l'égard du patrimoine culturel avec un engagement professionnel et déontologique.

5. RAPPORT DU PRÉSIDENT DU COMITÉ POUR LA DÉONTOLOGIE

Geoffrey Lewis, Président du Comité pour la déontologie, présente le rapport sur le travail du Comité. Tout d'abord, il annonce que le Code de déontologie révisé (approuvé à l'unanimité lors de l'Assemblée générale de 2001) est maintenant publié et qu'un exemplaire sera envoyé à tous les membres avec le prochain numéro des Nouvelles de l'ICOM. Le Code de déontologie est également disponible sur le site Web de l'Organisation. Le Président présente aux membres un exemplaire imprimé.

D'autre part, le Président fait part des travaux actuels du Comité, dont l'objectif est de produire un texte plus pratique et facile à comprendre. Le texte dégagera les principes déontologiques clés qui régissent le fonctionnement d'un musée et, d'autre part, fournira des directives claires sur les bonnes pratiques à suivre pour y satisfaire. Préalablement à ce travail, le Comité, sans tenir compte du Code actuel, a analysé le fonctionnement des musées et leurs impératifs. Il a identifié huit (8) sections et mis au jour des différences quant à la fonction interprétative, à savoir le plaisir et la compréhension de patrimoine naturel et culturel. Le Comité, ajoute le Président, va donc orienter ses efforts dans cette direction.

De l'avis du Président, le rôle du Comité n'est pas d'innover en termes de théorie et de pratique muséales. Toutefois, les concepts de " musée " et de " collection " lui posant problème, il apprécierait qu'ils soient davantage débattus et fassent l'objet d'une rapide résolution (avec l'aide du Conseil exécutif).

M. Lewis évoque cinq cas, rapportés au Comité, d'apparente infraction au Code. En effet, il est prouvé que des musées et des galeries continuent de collecter des objets dont l'exportation est interdite par la Convention de l'UNESCO de 1970 et dont l'acquisition est contraire au Code de l'ICOM.

Il mentionne en particulier un cas, à l'étude depuis des années, concernant le retour d'un objet volé dans un musée africain et acquis par un musée européen. Le Comité souhaiterait voir ce cas résolu, mais la question de l'indemnisation du musée qui retourne l'objet semble faire obstacle. Le Président attire l'attention sur la Convention UNIDROIT (mentionnée par le Code) qui, précisément, prévoit ce type d'indemnisation.

Il s'inquiète de certains cas dont la position semble avoir atteint une " éthique de situation ", où les principes déontologiques sont bafoués et où les partenaires en arrivent à une manière d'accord mutuel avec certaines institutions qui font des acquisitions d'objets ou des prêts à long terme. Il relève également une augmentation des cas liés au transfert, contre toute déontologie, d'objets archéologiques et paléontologiques entre frontières malgré l'apparente légalité de l'acquisition dans le pays fournisseur, ainsi que le prélèvement douteux de spécimens scientifiques dans les collections des musées à des fins d'échange avec des particuliers. Il espère que le Comité international des Sciences naturelles examinera ce dernier point lors de sa prochaine réunion, de même que le problème des fossiles qui acquièrent une " valeur ajoutée " par le biais d'une préparation, ce qui en fait une cible de retour dans leur pays d'origine.

Questions soulevées par l'intervention du Président

R. West (États-Unis) demande si le Comité a envisagé la question du rapatriement des objets. Le Président répond que l'action du Comité relève des principes, que son rôle est de faciliter et/ou de conseiller.

E. Arinze (CAM) demande des précisions sur la question de l'indemnisation et des coûts liés à la restitution des biens culturels, en particulier sur le rôle du Comité en cas de restitution entre pays. Le Président rappelle l'adhésion de l'ICOM aux principes de la Convention de l'UNESCO (Mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels) et de la Convention complémentaire d'UNIDROIT (1995), précisant que l'ICOM a également fait de cette dernière une norme de son propre Code de déontologie.

P. Boylan (ICTOP) explique certaines différences entre les deux conventions, précisant qu'une importante disposition de la Convention UNIDROIT est le principe de " bonne foi ". Il ajoute que les professionnels de musée doivent respecter la Convention de 1970 et que les États membres sont légalement tenus de ne pas agir à l'encontre des traités, même s'ils ne les ont pas ratifiés.

Le Président affirme que l'adhésion à l'ICOM suppose le respect du Code de déontologie et que, par conséquent, les membres doivent se conformer aux exigences de la Convention de 1970.

B. Murphy (Vice-présidente) rappelle que le Comité en est à la seconde phase du travail de révision, dont l'objectif est de traiter les questions de format, de clarté et de structure/présentation.

Itzhak Brennner (Israël) et G. Pinna (membre du Conseil) demandent si le Comité s'est penché sur la question des musées virtuels. Le Président répond par l'affirmative. Il note que les problèmes de copyright relèvent du domaine juridique, mais que le Comité doit s'occuper de la question des collections virtuelles. Pour le Comité, une collection ne représente pas simplement un ensemble d'objets mais une base de connaissances ; néanmoins, il ne considère pas que son rôle soit de produire des définitions dans le domaine des musées.

J. MacAvity (INTERCOM) demande à connaître la source des cas rapportés au Comité. Le Président indique que les cas émanaient directement de membres, ajoutant qu'il ne s'agissait aucunement de suppositions.

M. Saley Tim (Niger) insiste sur les questions fondamentales de la législation et de la coopération avec les pouvoirs publics, ainsi que sur la nécessité d'une sensibilisation au niveau national.

J.Y. Marin (ICMAH) souligne la nécessité de publier le Code de déontologie en deux versions de base (anglais et français) qui reflètent les nuances des deux langues ; il rappelle aussi qu'il est essentiel de le faire connaître en dehors de la communauté muséale et de le faire respecter en le portant à l'attention des professions juridiques et des écoles de droit.

Le Président confirme que le Comité a prévu, dans le Code de déontologie révisé, d'accorder cette particulière attention. Il confirme également que la version en ligne du Code est bien la version actuelle et correcte du document, et il rend hommage au rôle joué par MM. Marin et van Praët dans la traduction du texte français.


6. INTERVENTION DE LA RÉDACTRICE DE MUSEUM INTERNATIONAL (UNESCO)

Isabelle Vinson, rédactrice de la revue Museum International, souhaite aux membres la bienvenue au siège de l'UNESCO, rappelant que les portes de l'Organisation leur sont toujours ouvertes. Elle insiste sur l'importance de l'ICOM et sur sa compétence dans la mise en œuvre du programme de l'UNESCO sur le patrimoine culturel, ajoutant qu'elle transmettra les préoccupations et attentes de l'ICOM au bureau du Directeur général adjoint à la Culture.

Elle rend compte de la politique éditoriale et de la nouvelle présentation de la revue Museum International, et fait part d'une récente initiative concernant la numérisation des anciens numéros de la publication. Elle sollicite l'appui de l'ICOM dans ces domaines.

Questions soulevées par l'intervention de la rédactrice

P. Boylan (ICTOP) demande à ce que l'UNESCO envisage d'étendre le programme de numérisation au prédécesseur du magazine, MOUSEION. A. Galla (ASPAC) approuve fermement la décision de numériser les archives du magazine, précisant qu'il mettra tout en œuvre pour faciliter l'utilisation des informations par les membres de la région Asie-Pacifique.


7. INTERVENTION DU DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT DE L'UNESCO À LA CULTURE

M. Mounir Bouchenaki, responsable de la Culture, présente un rapport détaillé sur le travail actuellement entrepris par l'UNESCO dans le domaine de la culture. Il commence par réaffirmer qu'il comprend les problèmes que rencontre l'ICOM en raison du manque d'espace dans les locaux de l'UNESCO, ajoutant qu'il a toujours souligné l'importance de l'ICOM et la nécessité de maintenir sa présence au siège de l'UNESCO. Il précise cependant que les bâtiments sont gérés par les États membres et que pour cette question, les décisions sont prises par son Bureau exécutif. Il fait remarquer que le Directeur général lui-même a reconnu l'importance de l'ICOM comme l'une des principales ONGs avec lesquelles l'UNESCO travaille. Il continuera, assure-t-il au Comité consultatif, d'adopter cette attitude auprès des États membres et du Directeur général, ainsi qu'à insister sur la nécessaire présence de l'ICOM dans les mêmes locaux que la division culturelle pour faciliter les relations de travail.

M. Bouchenaki évoque deux grands domaines d'activité de la division : le premier a été la proclamation par les Nations unies de l'année 2002 comme Année du patrimoine culturel. Il en présente le logo et souligne que l'ICOM a un rôle éminent à jouer dans la réalisation des deux principaux axes qui orientent le programme. Le premier axe est le " développement ", en particulier là où les musées ont un réel impact sur le progrès socio-économique et sur l'éducation. Le second axe est la " connaissance de l'autre " : reconnaissance d'autrui et dialogue, particulièrement en ce qui concerne les valeurs immatérielles. Il distribue un kit promotionnel qui contient des informations sur les divers aspects du patrimoine culturel, insistant sur la préparation d'un projet de convention sur la protection du patrimoine immatériel.

M. Bouchenaki évoque la discussion animée sur les questions déontologiques liées au trafic illicite du patrimoine culturel, débat qu'il a pu entendre lors du point précédent. C'est aussi, déclare-t-il, un domaine d'activité intense pour l'UNESCO. A cet égard, il se dit très heureux d'avoir reçu le rapport récemment publié par l'ICOM-ASPAC sur la réunion d'Hanoi de 2001 consacrée à la Protection du patrimoine culturel en Asie du Sud-Est, et il félicite l'ICOM de ses efforts de sensibilisation à ces questions.

Le second domaine d'activité décrit par M. Bouchenaki consiste en un rapport oral détaillé sur les réunions auxquelles il a récemment assisté en Afghanistan. Avec plusieurs organismes et fondations s'occupant de la protection des biens culturels dans ce pays, l'UNESCO a participé activement au processus de réhabilitation de l'identité culturelle de ce pays. En la matière, le gouvernement afghan et son roi avaient défini quatre grandes priorités : réhabilitation physique du musée de Kabul ; restauration des monuments et des sites, avec inscription sur la liste du Patrimoine mondial ; lutte contre le trafic illicite des biens culturels ; et formation des professionnels de musée et du patrimoine. Il rend hommage à M. Omara Khan Massoudi, directeur du musée de Kabul, qui est resté fidèle à son poste malgré le chaos et le péril de la situation. Il rappelle que la reconstruction des bouddhas de Bamiyan ne figurait pas parmi les priorités. En revanche, est prévue une réhabilitation de la niche qui les abrite.

En conclusion, il considère l'ICOM comme un acteur majeur dans pratiquement tous les secteurs de ces priorités.

Commentaires suscités par cette intervention

Dans leur réponse, Alissandra Cummins et Jacques Perot expriment tous deux l'encouragement que suscitent ces paroles en ce qui concerne l'importance de l'ICOM vis-à-vis de l'UNESCO, sa principale ligne d'action et son rôle clairement envisagé dans les programmes de l'UNESCO. Le Président insiste encore sur la volonté de l'ICOM de contribuer à sensibiliser le public au problème du trafic illicite des biens culturels. En outre, il propose que l'ICOM passe une motion pour rendre hommage au travail et à l'engagement exceptionnels du directeur du musée de Kabul, resté à son poste pour protéger les collections du musée durant toute la période de ravages et de destructions qui ont sévi dans le pays. Il invite l'UNESCO à reconnaître le réel intérêt d'une réunion qui permettrait d'examiner les paramètres du programme que l'ICOM mettra en œuvre pour l'Organisation.

Certaines voix s'élèvent ensuite pour affirmer que, certes, l'UNESCO mérite des félicitations pour sa rapide intervention en Afghanistan, mais que les destructions et les bouleversements qui ont dévasté ce pays se sont pareillement produits ailleurs durant les deux dernières décennies, en particulier dans plusieurs nations d'Afrique et d'Europe de l'Est. Il est jugé nécessaire que l'ICOM s'intéresse de près à ces autres situations, pas seulement à celle de l'Afghanistan.

D'autres membres soulignent qu'il est important de ne pas simplement recourir aux compétences étrangères pour mener à bien ce travail vital, mais aussi et surtout aux habitants du pays, qui doivent participer au processus dès le départ pour, en quelque sorte, se l'approprier. Dans le processus de restauration, il est essentiel de ne pas dissocier l'objet et la communauté, de ne pas le " dé-contextualiser ". A l'évidence, l'ampleur des activités proposées est propre à favoriser l'emploi et le développement durable.

P. Kåks (Suède) cite le cas de l'association " Patrimoine Sans Frontières " (Heritage without Borders) comme exemple du type d'activité pratique et concrète à soutenir et à poursuivre, évoquant le travail de réhabilitation aujourd'hui mené en Bosnie-Herzégovine. Selon lui, l'ICOM doit préparer une liste des pays qui ont besoin d'un soutien.

D. Grattan (ICOM-CC) recommande également de dresser une liste des organismes offrant une assistance.

8. EXAMEN DU PLAN D'ACTION STRATÉGIQUE 2001-2007

Le Secrétaire général passe rapidement en revue l'avancement des diverses initiatives prévues dans le Plan d'action stratégique, faisant quelques commentaires sur les progrès réalisés à ce jour. Il met l'accent sur certains des résultats obtenus.

Sous l'objectif 1 : la création de Groupes de travail sur les Comités nationaux et les Organisations régionales, ainsi que sur les Comités internationaux et les Organisations affiliées ; la rédaction de politiques centrales sur les publications, sur les adhésions et sur les partenaires de l'ICOM, avec soumission pour examen au Conseil de ces documents préliminaires ; l'établissement de bibliographies thématiques à inclure dans les Nouvelles de l'ICOM.

Sous l'objectif 2 : le travail en cours sur la révision du Code de déontologie ; l'avancement des travaux de MuseDoma ; la concentration des activités dans les régions d'Amérique latine et d'Asie (conformément aux décisions prises lors de la Conférence générale), ainsi que la coopération permanente avec AFRICOM ; la lente mise en œuvre de la catégorie d'adhésion " étudiant " due au retard des recommandations attendues des divers groupes de travail.

Sous l'objectif 3 : la promotion permanente du Code de déontologie ; le travail de réexamen qui sera effectué sur les Statuts ; les discussions du Groupe de travail sur les Langues, qui s'est réuni le samedi précédent ; et l'étude menée sur la proposition d'un annuaire en ligne répertoriant les membres. Le Secrétaire général rappelle que des informations détaillées sur ces activités figurent dans le rapport d'activité du Secrétariat.

Commentaires suscités par l'examen du Plan d'action stratégique

N. Merriman (Royaume-Uni) et P. Stanbury (UMAC) déplorent le retard pris par le développement de la catégorie d'adhésion " étudiant ". D. Grattan (ICOM-CC) souligne l'importance de cette catégorie pour venir remplacer les membres " vieillissants " de l'Organisation. .

D'autre part, il est noté que la connectivité Internet des membres de l'ICOM n'a fait l'objet d'aucun commentaire.

D. Castro (Colombie) souligne qu'elle est importante pour orienter les comités nationaux dans l'élaboration de leurs propres plans stratégiques.

N. Hushion (INTERCOM) remarque que le Plan d'action stratégique est un " plan à horizon mobile " et qu'il doit faire l'objet d'une mise à jour annuelle.

8.a. MuseDoma

C. Karp (MuseDoma) est invité à rendre compte des progrès réalisés pour cette activité. Après avoir rappelé comment est née cette initiative, il donne un aperçu détaillé du processus d'adhésion des musées et du succès de cette démarche qui, selon lui, représente une immense source potentielle de revenus. Il encourage les personnes présentes à suivre cette activité, soulignant le rôle des musées en tant que " multiplicateurs ". Il déclare qu'en se dotant du nom de domaine .museum, l'institution enregistrée prouve qu'elle mène de réelles activités muséales, ce qui rehausse sa valeur en qualité de musée. Il décrit les procédures d'adhésion d'une institution à MuseDoma et les coûts associés à la maintenance. Pour conclure, il affirme que tous les musées tireraient profit de la forte présence sur Internet de l'extension de domaine .museum.

Questions soulevées par cette intervention

Les questions des membres portent en majorité sur les procédures et les coûts d'adhésion, sur les possibilités d'adhésion individuelle et sur l'application de la définition des musées par l'ICOM à la fois à leur propre admissibilité, mais aussi à celle des non-membres de l'ICOM. Des précisions sont également demandées sur l'application de cette définition aux musées virtuels et, en définitive, aux membres de l'ICOM non détenteurs de collections.

C. Karp répond à tous ces points et précise que l'extension .museum s'applique indifféremment à tous les aspects du patrimoine immatériel intangible et/ou matériel, selon la définition que l'ICOM choisit d'appliquer au " musée ".

La discussion permet de souligner l'importance des efforts de l'ICOM pour redéfinir le concept de musée, mais aussi la nécessité d'un " manuel d'utilisation " pour guider les membres qui souhaitent être enregistrés. Des remarques sont faites à propos des risques de recours abusif à ce système. C. Karp déclare que MuseDoma aura besoin de l'aide des associations nationales et régionales pour déterminer l'admissibilité des candidatures. Il rassure les membres, précisant que l'adhésion à MuseDoma n'affectera en rien leurs noms de domaine actuels et que, de fait, il est possible de conserver plusieurs noms de domaine différents. Mais il souligne qu'en adoptant parallèlement le nom de domaine .museum, une institution pourra signaler plus directement sa présence sur le Web.


9. EXAMEN ET CONFIRMATION DU MANDAT DU COMITÉ DES CANDIDATURES

La Présidente rappelle aux membres que le projet de mandat du Comité des candidatures a été diffusé au début de l'année, à la fois par courrier électronique et par le biais d'Internet. Après avoir retracé l'historique de la création de ce comité pilote, elle décrit le processus même de nomination des candidats au Conseil exécutif. Elle demande au Comité consultatif de l'aider à identifier les membres pour le Comité. Il est aussi rappelé qu'il s'agit d'une période d'essai pour le comité pilote. Elle précise que, étant donné l'augmentation du nombre des membres du Conseil à 15, la liste des candidats nommés doit s'élever à 30.

La Présidente souligne que le Comité n'enlèvera pas les responsabilités confiées par les Statuts au Comité consultatif, dont la tâche prioritaire sera d'identifier et de proposer des candidats pour la prochaine élection du Conseil exécutif. Elle répète que les procédures normales employées par le Comité consultatif pour sélectionner les candidats resteront en place, le Comité des candidatures intervenant uniquement si le nombre nécessaire de candidats n'est pas atteint. Les membres du Comité des candidatures seront tenus d'assurer qu'eux-mêmes ne se portent pas candidats à l'élection de 2004. Le Comité se réunira seulement une fois par an, mais communiquera régulièrement par voie électronique. La Présidente demande à ce que des noms soient proposés durant les réunions que vont tenir les comités séparément le lendemain.

Commentaires suscités par cette intervention

D. Grattan (ICOM-CC) estime que le plus important concerne l'" internationalité " du Conseil exécutif ; que le Comité doit s'assurer que le Conseil est représentatif de toutes les régions du monde et que, par conséquent, il est nécessaire que le Comité lui-même soit aussi diversifié que possible.

La Présidente demande si la " régionalité " doit vraiment constituer un critère pour le Conseil exécutif, car il lui semble que les compétences affirmées sont un facteur plus important que la participation régionale. Elle rappelle aux membres les débats intéressants qui, sur ce thème, sont intervenus en lien avec ceux du Groupe de travail de réforme. Elle affirme que le Comité constituera le dispositif approprié pour aider à identifier les candidats jouissant de compétences confirmées pour servir le Conseil exécutif. Ce Comité joue également un rôle dans la création de programmes promotionnels visant à former les membres et à encourager les candidatures parmi un vaste éventail de membres de l'ICOM.

Les membres adoptent, à l'unanimité et sans modification, le mandat du Comité des candidatures.

10. SITUATIONS D'URGENCE

10.a. Rapport sur le Comité international du Bouclier bleu (ICBS)

Le Secrétaire général rend compte des activités de l'ICOM dans ce domaine. Il déplore l'incapacité du Comité (qui n'est pas une association en soi) à réaliser une quelconque coordination. Toutefois, il note la participation positive de l'UNESCO et de l'ICCROM, malgré le statut gouvernemental de ces deux organisations, à de nombreuses initiatives. Il indique qu'une nouvelle forme de constitution des membres de l'ICBS est en préparation. De nouvelles brochures d'information ont été produites et un site Web sera développé. Enfin, des Comités nationaux sont nés en Belgique, en France et aux Pays-Bas.

10. b Rapports sur les situations d'urgence

P. Boylan (ICTOP) donne un compte rendu bref mais complet de la situation en ce qui concerne la protection des biens culturels au Moyen-Orient. Il déclare qu'un programme de reconstruction sur le patrimoine culturel a été suspendu en raison de la violence qui règne actuellement dans la région. Il parle aussi du respect manifesté par les militaires israéliens à l'égard des biens culturels, même si le pays n'est pas partie à la Convention de 1954. Côté musées, il note la participation de la communauté muséale à l'établissement de musées et l'aide apportée par les autorités palestiniennes pour l'élaboration d'un catalogue de normes. Il déplore le manque d'informations en ce qui concerne les dégâts causés aux musées (à Nablus, par exemple), mais annonce que les dégradations du musée d'art contemporain ont fait l'objet d'un rapport.

A son avis, le problème le plus urgent dans l'immédiat est de trouver des bureaux pour le ministère de la Culture, sérieusement endommagé lorsqu'il a abrité les militaires et dont les archives et la documentation ont été abîmés ou perdus. L'essentiel serait d'aider les collègues pour leur permettre de recommencer à travailler et à reconstituer leur documentation, ainsi que de mettre en place des mesures de sécurité afin que les ministères de la Culture et des Monuments antiques puissent opérer efficacement.

A. Galla (ICOM-ASPAC) parle de l'intérêt qu'a le Timor oriental à mettre en place son propre système de gestion du patrimoine. Depuis son indépendance, le 20 mai dernier, le pays a commencé à élaborer son propre Plan stratégique en ce qui concerne son patrimoine. Avec la coopération du Portugal, il entamera un inventaire de ses collections au Portugal en vue de numériser ces ressources et de les rendre disponibles. Dix bourses seront allouées à la formation de professionnels de musée au Japon. Enfin, il sollicite le soutien de l'ICOM pour faciliter ces tâches.

Commentaires suscités par ces interventions

T. Scheiner (Brésil) déclare que son Comité national peut aussi apporter de l'aide au Timor oriental. Le délégué d'ASPAC remercie le Brésil, ajoutant que le Timor oriental a également reçu des offres d'aide de Macao et d'autres pays de langue portugaise, tels le Mozambique.

P. Kruseman (Pays-Bas) estime que le rapport de l'UNESCO doit reconnaître le travail effectué par le Comité du Bouclier bleu dans les situations d'urgence. Le Président affirme qu'il ne s'agit pas d'une omission délibérée et approuve cette déclaration.

E. Arinze (CAM) évoque l'apparente exclusion de quelques régions/pays des programmes conçus par l'ICOM pour les situations d'urgence, citant les cas de la Sierra Leone, du Congo, du Burundi et du Liberia, dont les musées et le patrimoine culturel ont subi de lourds dommages.

La Présidente souligne que l'ICOM n'applique aucune politique d'exclusion mais que des priorités ont été fixées sur certains secteurs par la Conférence générale, expliquant que les informations sur les régions sont librement fournies. Néanmoins, elle exprime sa reconnaissance au délégué de la CAM pour avoir informé le Comité consultatif sur la situation du continent africain.

Le délégué d'ASPAC rappelle la résolution passée à Barcelone sur le Timor oriental, soulignant que c'est là son " Saint Graal " et que l'Organisation ne finance pas ses activités dans le pays.

Le délégué d'ICTOP rappelle que durant une douzaine d'années, l'Afrique a été la première priorité de l'Organisation. Il souligne la nécessité de " faire sortir " les bonnes informations des pays et, pour les collègues, de fournir des informations à l'ICOM et à l'UNESCO, mais aussi la nécessité d'inciter les gouvernements à ratifier les Conventions et à prendre acte de leur patrimoine culturel et de celui des autres peuples. Il déplore la manière dont les programmes sont parfois établis par les médias internationaux.

N. Merriman (Royaume-Uni) livre des informations sur la situation d'urgence qui est, depuis longtemps, celle de la Somalie, relevant l'absence d'infrastructure pour les musées et affirmant que des squatters semblent avoir élu domicile dans les ruines des musées.

La Présidente prend note des précédents commentaires qui, estime-t-elle, servent à rappeler aux membres le rôle crucial de l'ICOM pour apporter de l'aide en tout premier lieu aux collègues, pour faciliter les processus de planification stratégique et de formation, ainsi que pour rechercher des financements à ces fins. Tout en réaffirmant aux membres que l'ICOM n'a exclu aucun pays de ses activités, elle rappelle au Comité consultatif les décisions prises à ce propos à la Conférence générale de Barcelone en ce qui concerne le Timor oriental, ainsi que le pôle d'intérêt que représenteront l'Asie et l'Amérique latine durant la prochaine période triennale.


11. RAPPORTS DES ORGANISATIONS RÉGIONALES

Des rapports succincts sur les activités menées durant un an par les Organisations régionales sont présentés par les représentants d'ICOM-ARABE, ICOM-ASPAC et ICOM-EUROPE.

11.a. ICOM-ARABE

Mme C. Annabi (Secrétaire d'ICOM-ARABE) commence par retracer l'historique de l'Organisation, indiquant que l'initiative de sa création date d'une réunion régionale organisée par l'ICOM à Amman (Jordanie), en 1994. C'est seulement l'année suivante qu'est née officiellement ICOM-ARABE, composée d'un noyau central de 8 Comités nationaux et présidée par le délégué égyptien élu. Le deuxième congrès de l'Organisation s'est tenu en Tunisie parallèlement à un atelier sur le trafic illicite. Une autre réunion a eu lieu à Assouan (Égypte). Un nouveau Bureau a été élu à l'occasion de la Conférence générale de 2001.

Malgré des problèmes financiers, le groupe a pu produire cinq numéros de sa Lettre des musées arabes, véritable lieu de débat sur les besoins des professionnels de musée de la région.

Mme Annabi se réjouit d'annoncer le succès de la réunion organisée par ICOM-ARABE le 1e février 2002 avec l'aide de l'ICOM et de l'UNESCO. A son avis, la réunion a su donner un nouvel élan à l'organisation régionale, grâce non seulement à la participation du Directeur général adjoint à la Culture de l'UNESCO, mais aussi à la présence d'un représentant de haut rang de l'ALECSO (Organisation arabe pour l'éducation, la culture et la science). Les délégués présents à cette rencontre ont proposé d'accorder la priorité aux activités suivantes : création d'un site Web en vue de promouvoir les musées arabes ; publication de la série " Cent objets disparus " en trois langues (anglais, français et arabe) ; normalisation des inventaires pour les musées arabes ; publication d'un annuaire des professionnels de musée arabes.

Elle espère qu'un accord de partenariat entre l'ICOM et l'ALECSO sera prochainement approuvé.

En conclusion, elle souhaite évoquer l'actuelle situation d'urgence impliquant des édifices culturels sur le territoire palestinien. Elle se dit rassurée de voir que les édifices de ce type, essentiellement des mosquées (par exemple, la basilique de la Nativité à Bethléem), sont considérés comme des musées à part entière. Elle évoque aussi les petits musées, dans diverses régions, que les Palestiniens ont restaurés et entretenus pour essayer de préserver leurs traditions et pour leur rappeler leur identité. Ce patrimoine ne leur appartient pas seulement ; il représente aussi un fragment de la mémoire collective de l'humanité et fait partie du patrimoine culturel mondial.

Commentaires suscités par cette intervention

Itzhak Brenner (Israël) souhaite faire une objection au dernier commentaire de la déléguée d'ICOM-ARABE, le jugeant déplacé. La Présidente prend note de cette remarque. .

Y. Herreman (Vice-présidente), après avoir informé les personnes présentes de sa récente mission à Damas (Syrie), souligne le rôle important des musées et du tourisme dans la région arabe.

11.b. ICOM-ASPAC

A. Galla, Président de l'ICOM-ASPAC, donne un aperçu des récentes activités menées dans la région, précisant que plusieurs partenariats ont été conclus lors de la Conférence générale de 2001, le plus important étant formé avec le programme ASEMUS (réseau de musées Asie-Europe) soutenu par la Fondation Asie-Europe basée à Singapour. Par ailleurs, ICOM-ASPAC lance son site Web à la fin du mois de juin 2002 et s'emploie actuellement à établir un secrétariat régional pour améliorer la gestion de ses activités.

Il indique que le Code de déontologie et que les efforts déployés par l'Organisation mondiale du tourisme pour promouvoir le tourisme culturel sont bienvenus. Néanmoins, s'agissant de la promotion de l'éco-tourisme, il encourage les membres à tenir compte des préoccupations du groupe de travail sur les populations autochtones du monde. Dans le contexte de l'éco-tourisme, largement fondé sur la nature et utilisant les populations autochtones et les groupes minoritaires, ces derniers semblent avoir peu de contrôle sur l'infrastructure et sur les ressources. L'ICOM doit veiller à ce que les responsables des systèmes de connaissances autochtones aient la possibilité de participer au tourisme culturel et à l'éco-tourisme.

M. Galla souhaite obtenir l'agrément du Comité consultatif pour faire revivre le groupe de travail sur les questions interculturelles dont l'objectif est d'aider l'ICOM à élaborer des déclarations de principe relatives aux questions de diversité culturelle, ainsi que des réponses à la nouvelle initiative de l'UNESCO sur l'Alliance mondiale pour la diversité culturelle. Il propose que le groupe, dont les conclusions ont été adoptées par le Conseil exécutif en 1997, soit rebaptisé " Groupe de travail interculturel de l'ICOM " et que ses principales propositions soient mises à jour et intégrées au Plan d'action stratégique de l'ICOM. Cette proposition est approuvée par le Comité consultatif.

11.c. ICOM-EUROPE

J. Breinegaard (Danemark), qui a servi de coordinateur pour ICOM-EUROPE (avec un petit groupe de travail formé de représentants de la Grèce, de la Roumanie et de la Hongrie), rend compte des actions entreprises pour faire renaître l'Organisation régionale. Il évoque la rédaction de ses règlements internes, pour lesquels il demandera l'approbation du Conseil exécutif. Il signale que des exemplaires du projet de règlements ont été envoyés aux présidents de 49 Comités nationaux de la région, précisant qu'à la réunion tenue la veille avec 23 participants, quelques amendements à ce document préliminaire ont été soumis et approuvés. Il décrit les procédures que le groupe entend appliquer pour s'aligner sur les Statuts.

Il lance un appel à candidature pour renouveler le Bureau (7 membres), espérant qu'un Bureau élu sera réuni au printemps 2003 et qu'à cette occasion, un programme d'activités pourra être mis en place.

12. RÉUNIONS SÉPARÉES DES COMITÉS NATIONAUX/ORGANISATIONS RÉGIONALES ET DES COMITÉS INTERNATIONAUX/ORGANISATIONS AFFILIÉES

12.a. Comités nationaux et Organisations régionales

Rick West (AAM/ICOM) et Hector Rivero Borrell (Mexique) sont désignés respectivement Président et Rapporteur. L'ordre du jour révisé pour la réunion est adopté.

Le groupe approuve les nominations pour les comités suivants :

  • Comité des candidatures : Ossama El Meguid (Égypte), Maria Laura Tomea (Italie); Mohammed Saley Tim (Niger)
  • Comité permanent des Finances et des Ressources : Asghar Fazel (Iran)
  • Comité permanent des Affaires juridiques : Rick West (AAM/ICOM) et Lorenz Homberger (Suisse)
  • Groupe de travail ICOM'2004 : Michel van Praët (France)

E. Zell, Responsable du service des membres, informe de la récente révision des documents administratifs à la lumière des décisions prisées par la Conférence générale l'année précédente. Ces documents (Manuel sur les procédures administratives, Pour plus d'informations, Politique d'adhésion, Brochure de bienvenue) ont été transmis aux responsables nouvellement élus, mais sont aussi à la disposition des personnes présentes. La Responsable parle de l'étude réalisée par le Secrétariat en vue de la constitution d'un annuaire en ligne pour répertorier les membres, insistant sur les conséquences qu'entraîne ce type de projet en termes de légalité et de sécurité. Elle précise que ce projet d'annuaire en ligne, qui fait partie du Plan d'action stratégique, est au départ conçu comme avantage offert aux membres. Elle informe les personnes présentes que les noms des présidents et secrétaires des différents organes de l'ICOM (comités nationaux et internationaux, organisations affiliées et régionales) figurent à présent sur le site Web de l'ICOM et sont régulièrement mis à jour.

Le groupe examine le Plan d'action stratégique, la plupart des membres notant qu'en général, la structure et les activités présentent un réel intérêt pour leurs propres comités.

Y. Herreman (vice-présidente), qui représente G. Edson, présente un rapport du groupe de travail sur les Comités nationaux. Regrettant les débuts tardifs du groupe de travail, elle précise qu'il a eu cependant des sessions fructueuses durant ce Comité consultatif, notamment en définissant ses objectifs et un calendrier des activités. Elle ajoute qu'une enquête sur les Comités nationaux sera la première activité du groupe de travail.

M. Byung-mo Kim (Corée, ICOM'2004) décrit le thème de la Conférence générale de 2004 : " Musées et patrimoine immatériel ". Les membres présents approuvent à l'unanimité le thème de la conférence, déclarant qu'il devrait être aussi celui de la Journée internationale des musées 2004.

S'agissant des recommandations faites pour les futures réunions du Comité consultatif, il est suggéré que soient traitées des questions de fond plutôt que purement administratives. Il est également recommandé que l'organisation des réunions favorise les échanges d'idées parmi les membres (groupes plus restreints, par exemple). Des thèmes sont suggérés pour les futurs groupes de discussion : UNIDROIT, tourisme et musées, rôle des musées face au problème mondial du Sida/HIV.

Par ailleurs, il est suggéré que la diffusion des publications de l'ICOM se fasse de manière plus systématique et formelle afin que les bibliothèques et les centres de documentation des Comités nationaux reçoivent des exemplaires.

12.b. Comités internationaux et Organisations affiliées

Albert Scheffers (ICOMON) et Paal Mork (MPR) sont élus respectivement Président et Rapporteur du groupe. Le projet d'ordre du jour révisé est adopté.

Le groupe approuve les nominations pour les comités suivants :

  • Comité des candidatures : Diana Pardue (ICAMT), Ben Koevoets (IATM), Gerhard Winter (NATHIST)
  • Comité permanent des Finances et des ressources : David Grattan (ICOM-CC).
  • Comité permanent des Affaires juridiques : Hildegard Vieregg (ICOFOM)
  • Groupe de travail ICOM 2004 : Per Rekdal (ICME)

Au cours de l'examen du Plan d'action stratégique, Nancy Hushion, INTERCOM, a suggéré que les discussions menées pendant les réunions du Comité consultatif soient plus thématiques. Par ailleurs, il est demandé que l'acceptation des adhésions d'étudiants soit accélérée (P. Boylan, ICTOP). Certains membres souhaitent aussi que la durée des procédures d'adhésion ne dépasse pas deux mois.

Les questions posées durant la discussion sur l'annuaire en ligne reçoivent une réponse très satisfaisante de E. Zell (Responsable du service des membres) au cours de son intervention.

C. Karp répond aux questions portant sur l'immatriculation au domaine .museum des Comités internationaux et des Organisations affiliées (F. Delval, AVICOM). Il précise que les comités et les organisations disposeront chacun d'une page de l'ICOM où figurera une brève présentation ; ensuite, ils seront libres d'élaborer des solutions plus complètes, mais l'ICOM ne les prendra pas en charge indéfiniment.

R. Hoffmann (ICR) évoque les difficultés que les membres situés dans des régions éloignées rencontrent pour assister aux réunions. Il préconise un système de réunions annuelles qui tournerait à travers le monde (également applicable aux comités internationaux). Il serait possible de nommer des coordinateurs régionaux chargés de fournir des informations sur leurs régions.

M. Schaerer (Coordinateur, Groupe de travail sur les Comités internationaux et les Organisations affiliées) présente un rapport sur les travaux du groupe. Il fait part des diverses propositions que prépare actuellement l'ICTF : plus grande autonomie des Comités internationaux, pluralité des solutions aux problèmes des comités, nécessité d'une approche flexible pour établir, évaluer et dissoudre les comités internationaux, nécessité de créer un accord-cadre avec l'ICOM pour fixer des règlements de base précis régissant ces processus ; enfin, il parle de la proposition de création d'un nouveau comité permanent sur les Comités internationaux, qui rendrait compte au Conseil exécutif par le biais du Comité consultatif.

Autre proposition de l'assistance : créer un nouveau système d'adhésion où les membres ne seraient inscrits que dans un seul comité international, avec un vote correspondant. Toutefois, les membres concernés pourraient recevoir les informations des autres comités, service qui pourrait être payant.

Les membres s'inquiètent de l'engagement financier des Comités internationaux, estimant qu'il serait préférable qu'ils passent un accord-cadre plutôt qu'un " contrat " avec l'ICOM.

Les représentants du CECA et de l'ICME font remarquer qu'une liste informative pour les présidents et trésoriers constituerait un outil fort utile ; ce point sera réglé par les nouveaux Comités permanents : Comité des Finances et des Ressources et Comité des Affaires juridiques.

Le groupe accueille favorablement le thème de la Conférence 2004, " Musées et patrimoine immatériel ", tel que présenté par M. Byung-mo Kim (Corée), et propose d'en faire aussi le thème de la Journée internationale des musées 2004. Il convient de trouver un slogan suffisamment " accrocheur ".

Le délégué d'ASPAC suggère que les réunions du Comité consultatif se tiennent ailleurs qu'à Paris.

Au nom de son comité, le représentant de l'ICMAH désapprouve la proposition de création d'un comité international sur les musées de ville. M. Schaerer précise qu'aucun nouveau comité ne sera établi tant que le nouveau cadre des comités ne sera pas opérationnel.

En raison des contraintes de temps, le groupe n'a pas la possibilité de formuler des recommandations pour les réunions à venir du Comité consultatif. Il est cependant suggéré de créer un groupe de travail, formé par les présidents et les rapporteurs des réunions séparées, qui se chargera de présenter des recommandations.

Commentaires suscités par les réunions séparées des comités

La Présidente rappelle aux personnes présentes que l'institution de réunions séparées est une innovation relativement récente, conçue comme un mode de travail parallèle et intégré. Toutefois, il sera peut-être nécessaire de réexaminer à l'avenir le dispositif d'élection des Présidents et des Rapporteurs.

Les membres sont d'avis que le principe des réunions séparées se poursuive et que les Présidents et les Rapporteurs désignés restent en place jusqu'en 2004, date à laquelle il conviendra de faire appel à de nouveaux candidats pour ces fonctions. Les deux Présidents acceptent de servir jusqu'en 2004. En revanche, les Rapporteurs annoncent tous deux qu'ils ne peuvent pas continuer à officier après la présente réunion et que, par conséquent, il convient de trouver de nouveaux candidats.

Il est également recommandé que les Présidents, les Rapporteurs et le Vice-président du Comité consultatif puissent tous servir de groupe de travail informel afin d'aider la Présidente à élaborer un programme et un ordre du jour pour les prochaines réunions du Comité consultatif. Ces propositions sont accueillies favorablement par la Présidente.

S'agissant du Comité des candidatures, la Présidente passe en revue les noms de ses membres, signalant que Günther Dembski (Vice-président du Comité consultatif) a été désigné pour représenter la Présidente du Comité consultatif, et Eloisa Zell pour représenter le Secrétariat. Il faut demander l'aide des présidents d'ICOM-LAC et ICOM-ASPAC pour trouver des candidats ad hoc dans ces régions. Autre recommandation : inviter le Président du Comité pour la déontologie à servir le Comité en qualité ex officio. Ce Comité tiendra une brève réunion initiale avant la clôture de la réunion du Comité consultatif.


13. RAPPORT DES GROUPES DE TRAVAIL SUR LES COMITÉS NATIONAUX/ORGANISATIONS RÉGIONALES ET SUR LES COMITÉS INTERNATIONAUX/ORGANISATIONS AFFILIÉES

13.a. Groupe de travail sur les Comités nationaux et sur les Organisations régionales (NCTF)

Y. Herreman (Vice-présidente), qui représente G. Edson, présente un bref rapport sur le Groupe de travail. Évoquant les problèmes de communication auxquels s'est heurté le Groupe, elle constate avec satisfaction que ses membres ont pu avoir des réunions fructueuses durant la présente session du Comité consultatif. Elle passe en revue ses trois principales tâches, à savoir : premièrement, explorer le rôle et les responsabilités des Comités nationaux en vue de recommandations ; deuxièmement, examiner les liens avec les Organisations régionales ; et, troisièmement, examiner les relations avec les associations nationales de musées. Elle annonce que les membres recevront un courrier les invitant à poursuivre leur engagement au sein du Groupe de travail, mais soulignant l'incapacité de l'ICOM à les défrayer des dépenses encourues pour cette fonction. Elle informe ceux présents que E. Zell, Responsable du service des membres au Secrétariat, est cooptée pour faire partie du Groupe de travail.

Elle annonce que pour l'avenir, le Groupe de travail s'est fixé ces deux objectifs : établir des critères d'admissibilité des membres étudiants et mener une enquête sur les Comités nationaux. Elle rappelle l'urgente nécessité de coopérer avec l'ICTF sur certaines questions d'intérêt mutuel.

13.b. Groupe de travail sur les Comités internationaux et les Organisations affiliées (ICTF)

M. Schaerer rend compte des travaux réalisés à ce jour par le Groupe de travail. Il rappelle le mandat du groupe : d'une part, analyser le rôle et les responsabilités des Comités internationaux, ainsi que faire des recommandations concrètes en conséquence ; d'autre part, examiner les liens avec les Organisations affiliées les plus proches du caractère des comités.

C'est avec satisfaction qu'il rend compte de l'excellence des membres du groupe, qui ont mené d'intenses discussions par courrier électronique et qui ont tenu une réunion d'une journée le week-end précédent. Ces discussions ont privilégié les questions générales de réforme, la mission des Comités internationaux - ainsi que leur création, évaluation et dissolution finale -, la structure des adhésions et leurs aspects juridiques et financiers.

Le groupe prévoit de poursuivre ses travaux dans cette voie jusqu'en décembre 2002, après quoi il établira un rapport final (contenant des propositions concrètes) à soumettre au Comité consultatif en juin 2003.

Ses recommandations provisoires sont les suivantes : donner davantage d'autonomie aux Comités internationaux (qui conserveraient les avantages dont jouissent les organes de l'ICOM, mais en les alliant à ceux accordés aux Organisations affiliées) ; favoriser une pluralité des solutions ; encourager, pour l'établissement de nouveaux comités, une approche libérale orientée sur la demande ; formuler des critères précis pour les accords-cadre passés entre les comités et l'ICOM. Finalement, le groupe propose de mettre en place un nouveau Comité permanent pour les Comités internationaux, qui rendrait compte au Conseil exécutif par le biais du Comité consultatif ; outre l'examen des questions pertinentes, ce comité apporterait assistance et conseils aux comités qui en ont besoin.

Commentaires suscités par les rapports des groupes de travail

D. Castro (Colombie) demande des précisions sur la " pluralité de solutions " et sur le problème de communication entre les Comités nationaux et les Comités internationaux.

M. Schaerer estime qu'un dialogue est nécessaire entre les deux groupes de travail et regrette qu'il n'ait pas eu lieu pendant la présente session du Comité consultatif. Constatant la disparité des Comités internationaux par la taille, l'organisation, les adhésions et l'histoire, il lui semble que la pluralité des solutions sera la proposition la mieux avisée.

R. West (AAM/ICOM) estime qu'une manière de renforcer les Comités nationaux est d'intensifier leur autonomie ; pour les rendre plus forts, un véritable engagement envers le travail des deux organes s'impose.

Y. Herreman rappelle qu'il est nécessaire que les deux groupes se rencontrent pour renforcer mutuellement leur travail.


14. CONFÉRENCES GÉNÉRALES

14.a. Rapport final sur ICOM'2001

Rafael Feria y Perez (Espagne) présente le rapport final sur les résultats de la Conférence générale ICOM'2001. Il retrace l'historique de la période triennale, rappelle les diverses activités réalisées et leurs résultats, mentionnant les importantes personnalités qui ont honoré les cérémonies d'ouverture et de clôture. Il précise que le thème de la conférence, " Gérer le changement " (approuvé par le Conseil exécutif), s'est révélé d'un grand intérêt pour les musées, pour la communauté et pour les médias. Il se déclare très satisfait du succès des quatre allocutions inaugurales qui traitaient de la gestion et de l'administration des musées. Une nouvelle prestation de la Conférence, intitulée " Tribunes ouvertes " (à laquelle participaient des spécialistes des différents domaines d'intérêt), a remporté un succès général et attiré un vaste public en dehors de l'univers muséal. Des séances parallèles ont servi de lieu de débat ; l'une était organisée par la Fédération mondiale des Amis de musées (FMAM).

Quant aux réunions des Comités internationaux, qui se sont finalement avérées la partie la plus compliquée, il a fallu les adapter à la dynamique générale de la conférence. Toutefois, les comités ont tenu des réunions jointes durant la conférence, démarche heureuse perçue de manière très positive. Quant au " Marché aux idées ", il doit son succès à l'importante contribution de l'Associació de Museolegos de Catalunya et à l'équipe bénévole de la Conférence. La Foire commerciale a constitué un enjeu important car elle visait à élargir les relations entre institutions et prestataires de services. Un centre de communication, offrant 35 ordinateurs personnels dotés de connexions Internet, était mis gracieusement et en permanence à la disposition des délégués au Palais des congrès ; des photocopieuses étaient également installées à l'usage des participants à la Conférence. Les activités de loisir ont remporté un vif succès. En revanche, le programme des excursions s'est révélé assez décevant.

L'assistance a atteint au total 2096 participants venus des cinq continents ; à quoi il faut ajouter 112 invités, y compris les personnalités et le personnel technique chargé de l'organisation. .

Malgré une évaluation générale positive, M. Feria constate rétrospectivement que le programme intense de discussions a mis une pression encore plus forte sur les organisateurs pour arriver à satisfaire les nombreuses demandes d'inscription.

Pour conclure, c'est avec fierté qu'il informe le Comité consultatif que le Comité d'organisation a eu l'honneur de se voir décerner par l'Associació Catalana de Critica d'Art (ACCA) un prix spécial en récompense de son excellent travail dans l'organisation de la Conférence.

La Présidente le remercie, lui et les membres du Comité d'organisation, de s'être montrés de si excellents hôtes à Barcelone et elle présente ses compliments pour la récompense qu'ils ont reçu en reconnaissance de leurs efforts.

14.b. Résultats du questionnaire sur la Conférence 2001

Le Secrétaire général examine les résultats du questionnaire sur la Conférence, précisant que le document a été envoyé deux fois aux personnes interrogées (membres du Comité consultatif). Sur les 349 questionnaires envoyés, le Secrétariat a reçu 39 réponses. Cela représente un taux de retour de 11,5 %. Il déclare que, bien que les résultats ne puissent être vraiment concluants étant donné la faiblesse relative du sondage réalisé, ces réponses offrent tout de même des perspectives intéressantes. Parmi les commentaires recueillis, voici quelques points mentionnés : pas de mise en garde contre la criminalité à Barcelone ; difficultés d'inscription ; pas d'hébergement acceptant les animaux de compagnie ; satisfaction quant aux équipements et locaux de la conférence, mécontentement quant aux horaires ; nécessité d'un thème central vraiment significatif pour les séances plénières et de thèmes plus spécifiques pour les comités internationaux ; intérêt des séances parallèles ; succès du Marché aux idées.

Dans l'ensemble, observe-t-il, les résultats sont favorables à la Conférence de Barcelone, considérée comme un succès malgré les problèmes de communication et de logistique rencontrés par certains comités internationaux.

La Présidente, jugeant le questionnaire d'un réel intérêt, espère que les informations recueillies seront transmises aux membres sous forme de tableaux.

D. Grattan (ICOM-CC) déclare que, pour être tout à fait juste envers le Comité d'organisation, il convient de rappeler aux membres que les problèmes de sécurité de la ville de Barcelone sont mentionnés dans tous les guides touristiques.

D. Castro (Colombie) estime qu'il est important de recueillir des informations sur les résultats pratiques et théoriques ; par exemple, dans quelle mesure le thème a-t-il contribué aux travaux de la Conférence ? Comment les délégués ont-ils utilisé cette expérience une fois de retour dans leur pays/comité ?

P. Mork (MPR) estime que le questionnaire aurait dû être envoyé à tous les délégués à la Conférence afin de recueillir leurs propres expériences et commentaires.

En réponse, la Présidente invoque l'importance du facteur temps, précisant que les données devaient être quantifiées à temps pour ces réunions ; est également examinée la possibilité d'inclure les questionnaires dans les dossiers remis aux délégués lors des prochaines conférences.

P. Stanbury (UMAC) déclare qu'il serait très intéressant de publier le questionnaire et les résultats sur le site Web de l'ICOM.

P. Donahue (CIMUSET) déclare que son comité a eu la chance d'avoir un responsable de liaison sur place.

P. Boylan (ICTOP) fait observer que les précédentes conférences ont fait l'objet de rapports d'évaluation et il espère qu'ils seront mis à la disposition des prochains organisateurs. Il serait peut-être nécessaire, ajoute-t-il, qu'un groupe de professionnels vienne en aide au Comité d'organisation dans l'élaboration du programme scientifique de la conférence.

B. Murphy (Vice-présidente) attire l'attention des membres sur un sérieux problème auquel il faudra réfléchir et qu'il faudra solutionner, à savoir l'énorme charge de travail imposée au comité d'accueil d'une Conférence générale sans égard pour l'insuffisance des ressources et/ou de la faisabilité. Estimant que les pressions et les exigences financières qui pèsent sur une organisation hôte peuvent être immenses, elle s'interroge : où et comment cela finira-t-il ? A son avis, il convient de fixer une limite aux demandes imposées au Comité d'organisation et annonce son intention de soumettre ce problème au Conseil exécutif.

En conclusion, les membres se déclarent dans l'ensemble très satisfaits de cette enquête et en recommandent la généralisation à tous les participants de la réunion 2004.

14.c. Rapport du Comité d'organisation ICOM'2004

Byung-mo Kim, du Comité d'organisation ICOM'2004, présente aux membres la dernière mise à jour des plans de la Conférence générale de Séoul. Il commence par remercier les participants d'avoir approuvé le thème de la Conférence. Il se montre confiant quant au succès de cette importante conférence, d'autant plus que d'importantes délégations japonaises et chinoises y sont attendues (le Japon à lui seul compte bien plus de 3000 musées).

Il informe que des brochures invitant à une pré-inscription sont dès à présent diffusées auprès des membres. Pour le moment uniquement disponible en anglais, cette brochure sera prochainement traduite en français et en espagnol.

M. Kim explique l'origine traditionnelle du logo de la Conférence - " Sot-dae " en coréen -, qui se compose d'un mât totémique et d'oiseaux perchés sur un arbre. La figure du mât totémique et de l'oiseau se retrouve très couramment chez les sociétés ethniques autochtones du nord de l'Asie. Divers groupes de langues altaïques sont parlés dans la région. Il en explique la signification : Le mât est un arbre sacré sous lequel un homme prononce un vœu. Les oiseaux montent ensuite au paradis pour transmettre le vœu de l'homme au dieu tout-puissant ; le " Sot-dae " est normalement érigé le 15 janvier de chaque année bissextile selon le calendrier lunaire.

Il déclare que certains des préparatifs progressent plus lentement que prévu en raison de la " fièvre " de la FIFA et des activités qui se déroulent dans son pays en vue des élections. Certaines négociations finales sont retardées en attendant qu'un nouveau gouvernement soit en place, après quoi le Comité sera en mesure de finaliser le budget et de s'assurer du soutien officiel nécessaire.

Il regrette que les résultats concernant la participation de la Corée du Nord ne soient pas fournis ; il demandera l'aide du Conseil sur ce point.

M. Kim rappelle aux membres les dates et le lieu de la Conférence : du samedi 2 au vendredi 8 octobre 2004 au centre des congrès COEX, à Séoul. Le Centre possède des équipements ultra-modernes et il est très facile d'accès par métro. En ce qui concerne l'hébergement, le Comité envisage de mettre en place un programme de " logement chez l'habitant " à l'intention des délégués qui souhaitent séjourner à prix modique. Il sera peut-être également possible de séjourner dans un temple.

Il espère que la Conférence fera l'objet d'une déclaration officielle de Séoul afin de créer un élan et d'attirer l'attention du monde sur les musées d'Asie, mais aussi pour attirer les foules locales et les intéresser aux musées et au patrimoine culturel.

14. d Examen des candidatures pour ICOM'2007

Deux propositions officielles d'accueil de la Conférence générale de l'ICOM'2007 sont distribuées et soumises à examen aux membres présents.

14. d (1) ICOM-Suède et ICOM-Danemark (ensemble)

J. Breinegaard (Danemark) et M. Widbom (Suède) présentent leur proposition conjointe. Thème proposé : " Bridging Cultures " (Bâtir un pont entre les cultures) ; dates proposées : soit la première semaine de mai, soit la première semaine d'octobre, en 2007 ; lieu proposé : villes de Copenhague (Danemark) et Malmö (Suède). Avec cette conférence, ils comptent mettre en valeur le rôle social des musées en les présentant comme l'arène propre à transcender l'ignorance et les différents milieux culturels, ainsi qu'en soulignant leur capacité à favoriser une compréhension culturelle ; autrement dit, bâtir des passerelles contre les préjugés et l'ignorance vis-à-vis des différentes cultures et religions. Ils affirment avoir reçu l'assurance, de la part de SIDA (Swedish International Development Agency), d'un important soutien financier qui leur permettrait d'accorder des subventions aux membres de l'ICOM des pays en développement.

14. d (2) ICOM-Autriche

G. Dembski et A. Wehdorn (Autriche) présentent la ville de Vienne comme un possible lieu de conférence. M. Dembski commence par remercier H. Kraütler (ancien Secrétaire du comité) d'avoir pris l'initiative de proposer l'Autriche pour accueillir la Conférence de 2007. Date proposée : la dernière semaine d'août. Vienne, ville très hospitalière, compte plus de 400 musées et le palais des congrès se trouve en plein cœur de la ville. En outre, l'Europe centrale est idéalement située pour recevoir les participants des quatre coins du globe. Des hébergements bon marché, y compris des résidences universitaires, seront disponibles. Le ministère de la Culture a promis son aide pour faire de la Conférence un succès.

Des présentations vidéo illustrent l'intérêt de l'Autriche et de la région d'Oresund comme lieux d'accueil. .

Commentaires sur les propositions

Les membres demandent des précisions sur certains points, notamment : les coûts prévus et l'exactitude des prévisions des frais d'inscription ; les facilités de transport entre les sites et les villes ; les concepts et les thèmes ; les possibilités de contact (qu'il s'agisse de personnel universitaire ou muséal) ; le niveau de soutien pour la participation des pays en développement.

G. Dembski (Autriche) informe les membres que les salles universitaires seront mises à la disposition des délégués. Il compte sur la présence de 3000 délégués du fait que Vienne est un site très central. En outre, comme la Conférence est sponsorisée par des banques importantes, les frais d'inscription prévus devraient suffire. Il informe les membres de certains contacts professionnels entre l'Autriche et l'Afrique du Nord dans le domaine de l'archéologie (Tunisie et Égypte), mais dit ne rien savoir des contacts avec l'Afrique centrale ; ce qui, au demeurant, peut être un défi à relever par le comité. Leur devise serait " apprendre en comprenant ". Il précise que le ministère de la Culture a garanti son appui pour une conférence à Vienne.

J. Breinegaard (Danemark) explique que les séances plénières des deux premières journées se dérouleraient dans le secteur central de Copenhague, le reste des réunions (Comités internationaux, etc.) ayant ensuite lieu dans d'autres musées facilement accessibles. Quant à la dernière journée, consacrée à des séances plénières et aux cérémonies de clôture, elle aurait lieu à Malmö. Il déclare que leur budget prévisionnel est comparable à celui de Barcelone, précisant cependant qu'il ne s'agit encore que d'un budget provisoire qui sera finalisé dès que l'aide financière des sponsors et des ministères de la Culture sera évaluée.

M. Widbom (Suède) ajoute que leur proposition conjointe est un nouveau concept dans la mesure où il est axé sur une région et non sur une ville. Il indique que les moyens de transport sont en progrès et devraient être encore bien meilleurs en 2007. Les visas pour les deux pays seront remis aux participants dès l'arrivée à l'aéroport.

En conclusion, les membres sont informés que des missions d'évaluation iront sur place s'assurer que les pays candidats sont prêts à accueillir la Conférence générale.

15. DIVERS

  1. A propos de la Journée internationale des musées de 2003 (" Les Musées et leurs amis "), on note qu'il a été décidé de considérer la notion d'" amis " dans son acception large. Il est suggéré que les prochains thèmes perpétuent cette pratique, qui consiste à choisir un concept général et à développer des sous-thèmes. Il est noté que le Secrétariat prépare toujours un kit d'information qui est diffusé par le biais des Nouvelles de l'ICOM.

  2. Le thème de la Journée internationale des musées de 2004 est adopté : " Musées et patrimoine immatériel ".

  3. Le Président de l'ICOM annonce aux membres la composition des deux Comités permanents du Conseil exécutif :

    • Finances et ressources : George Abungu (Kenya), Luiz Antonio Bolcato (Brésil), Michäel Dauskardt (Musées de plein air, Allemagne), Asghar Fazel (Iran), Llewellyn Gill (MAC, Sainte-Lucie), David Grattan (Conservation, Canada), Nancy Hushion (INTERCOM, Canada), Pauline Kruseman (Pays-Bas), Siam Kim Lim (Singapore), Peggy Loar (États-Unis), Piet Pouw (Pays-Bas), Fernando Riba (Suisse) et Camila Gonzalez Gou (Trésorière, ex officio).

    • Affaires juridiques : Patrick Boylan (ICTOP, Royaume-Uni), Trevor Carmichael (Barbade), Milagro Gomez de Blavia (Venezuela), Lorenz Homberger (Suisse), John MacAvity (INTERCOM, Canada), Marilyn Phelan (États-Unis), Luis Repetto (ICOM-LAC, Pérou), Bernard Schotter (France), Samuel Sidibe (Mali), W. Richard West (États-Unis), Hildegard Vieregg (ICOFOM, Allemagne).

  4. La représentante du comité ICOM-Croatie rend compte de son activité intitulée " Best in Heritage ", expliquant le concept et décrivant le programme de sa prochaine réunion, en septembre à Dubrovnik. Elle explique que ce projet, parrainé par l'ICOM et financé par le ministère croate de la Culture, contribuera à célébrer l'Année du patrimoine culturel des Nations Unies. L'idée première est de présenter les meilleurs projets réalisés en matière de patrimoine. Elle encourage tout le monde à participer aux réunions, soulignant que la présence de professionnels est particulièrement bienvenue. Les informations concernant le programme sont disponibles sur Internet.

  5. Le Comité national ICOM-Lettonie offre officiellement au Secrétariat trois exemplaires de sa récente publication en letton de Museum Basics. Au nom de ses collègues, la Présidente du Comité national remercie l'ICOM de l'avoir aidée à mettre en place les moyens d'une auto-formation et espère poursuivre ce type de coopération.

  6. Le délégué du Comité national ICOM-Égypte informe les membres des plans envisagés pour le 100e anniversaire (19-21 novembre 2002) de la fondation du musée du Caire, qui sera commémoré, notamment, par un symposium international sur l'égyptologie. Il invite tous les membres à participer. La déléguée d'ICOM-ARABE offre aussi à cette activité le soutien de son Comité national, encourageant les membres à profiter de cette occasion où le musée arabe ouvre ses bras en signe de bienvenue à ses collègues du monde entier.

  7. Elle annonce que les membres du Comité des candidatures se sont réunis et ont choisi Knut Wik (Norvège) comme Président.

  8. J. Breinegaard (Danemark) demande de plus amples informations concernant la délivrance de cartes ICOM aux membres de l'IATM. La Responsable du service des membres explique que cet avantage spécial repose sur l'accord spécial passé entre les deux organisations.

  9. Au nom des membres du Comité consultatif, Alissandra Cummins remercie à la fois le Centre culturel suédois, le Comité national suédois et le Musée de la Marine d'avoir convié si généreusement le Comité consultatif à deux très agréables réceptions.

  10. Par ailleurs, elle souhaite signaler le récent départ en retraite d'une collègue, Lyndel Prott, qui a souvent représenté le Directeur général de l'UNESCO aux réunions du Comité consultatif et du Conseil exécutif. Elle profite de cette occasion pour remercier la collaboration de Mme Prott aux activités de l'ICOM et la féliciter du succès de sa carrière.

16. DERNIÈRES REMARQUES

La Présidente du Comité consultatif remercie également les membres du Secrétariat pour l'ensemble de leurs efforts et de leur soutien, notamment Manus Brinkman et Valérie Jullien pour leur session spéciale consacrée à la protection du patrimoine subaquatique, ainsi que les trois conférenciers qui ont largement contribué à mieux faire comprendre la Convention ; et, enfin, Eloisa Zell et Thomas Jandia pour les préparatifs et le soutien logistique apportés durant la réunion. Des remerciements vont aussi aux interprètes, pour avoir rendu la communication possible ; à Gunther Dembski, pour son soutien durant la présidence de la réunion ; aux autres présidents et rapporteurs des sessions séparées ; et, enfin, aux membres, pour leur participation active et enthousiaste tout au long des trois jours de la réunion.


17. DATE ET LIEU DE LA 64e SESSION DU COMITÉ CONSULTATIF

2-4 juin 2003, salle XI, bâtiment de l'UNESCO, 7, place de Fontenoy, 75007 Paris (France).

(Original : anglais)

 
 
   
Updated: 28 June 2005