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Rapport d'activités 1998-2001



LE SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

Manus Brinkman, Secrétaire général


L'COM est en bonne santé. Les membres deviennent tous les ans plus nombreux ; même chose pour les activités du Conseil exécutif, du Comité consultatif et du Secrétariat qui travaille en coopération avec eux. L'ICOM est plus visible.

Bien que les adhésions aient progressé durant cette dernière période triennale (de 3 % en moyenne), les questions à régler ne manquent pas. Certes, la présence de l'Europe compte pour 77 % du nombre total de nos membres, mais les autres régions restent à la traîne.

La situation financière de l'ICOM est saine. Nous avons su préserver un fonds de réserve. L'ICOM dépend, dans une large mesure, des cotisations de ses membres, mais en dehors de cette source de revenus, des fonds ont été levés pour les projets spéciaux de l'ICOM, notamment pour ces activités :

  • Liste Rouge, contre le pillage des objets archéologiques en Afrique : 68 000 dollars
  • Conférence sur le Tourisme culturel en Amérique latine : 1 500 000 francs
  • Lancement d'AFRICOM : 690 000 francs
  • Conférence, à Hanoi, sur la Protection du patrimoine culturel en Asie du Sud-Est : 65 000 dollars
  • Musée de la Nubie (activités et centre de formation) : 235 000 dollars
  • Réunion de l'ICOM-Arabe : 70 000 dollars

En octobre 1999 est né le Conseil international de musées africains (AFRICOM). Après le vote final, l'élection des membres du bureau et le choix du siège (Nairobi), nous avons eu le sentiment que se réalisait enfin le rêve que beaucoup, à l'ICOM, nourrissaient depuis des années. Grâce aux efforts déployés au fil des ans par de nombreux professionnels des musées africains, la réunion inaugurale a pu se tenir à Lusaka. L'ICOM avait beaucoup travaillé à la création d'AFRICOM. C'est donc avec une immense fierté que nous pouvons déclarer avoir établi une organisation panafricaine de musées qui, dans l'avenir, collaborera étroitement avec l'ICOM. La naissance d'AFRICOM a marqué un pas important, mais elle n'est pas la seule :

La lutte contre le trafic illicite s'est poursuivie avec la publication, en 2000, de la Liste Rouge des objets archéologiques africains, qui répertorie les objets particulièrement exposés au pillage. En 2001, une nouvelle publication (Pillage en Europe) est venue enrichir la série " Cent objets disparus ". En 2001, une réunion sur la protection du patrimoine culturel dans tous les pays du Sud-Est asiatique s'est tenue au Vietnam. A cette réunion, centrée notamment sur la prévention du trafic illicite, sont venus de dix pays du Sud-Est asiatique des professionnels de musée, ainsi que des fonctionnaires de la police et des douanes. En 2000 ont été signés deux Protocoles -- l'un avec Interpol, l'autre avec l'Organisation mondiale des douanes -, tous deux dans le but de mettre en commun les connaissances et les informations concernant le commerce illicite des biens culturels. L'ICOM travaillait déjà en étroite coopération avec Interpol. Sur tous les numéros des Nouvelles de l'ICOM figurent, en quatrième de couverture, des objets volés, et Interpol fournit leur fiche d'identification. Autre type de collaboration : le CD-ROM d'Interpol sur les objets volés. Etant donné l'ampleur du trafic illicite et la sensibilisation croissante à la gravité du problème, il est absolument nécessaire que l'ICOM poursuive, voire renforce, ses activités dans ce domaine.

En 2000, l'ICOM s'est attaqué à l'une des questions clés du programme triennal, le tourisme culturel, en organisant une importante conférence au Pérou et en Bolivie sur le tourisme culturel en Amérique latine. Devant un public de 120 personnes, des spécialistes ont évoqué les défis à relever pour développer le tourisme tout en évitant les aspects néfastes du tourisme de masse. A la suite de cette conférence, l'ICOM a édité la publication " Musées, patrimoine et tourisme culturel ", qui reprend les débats menés pendant l'atelier, ainsi que l'ensemble des interventions et des recommandations.

Coopération et partenariat sont deux concepts qui ont présidé au travail du Secrétariat. L'objectif de l'ICOM pour l'organisation de ses activités est d'accroître la collaboration avec ses différents organes. Témoignent de cette volonté la Conférence sur le tourisme culturel, organisée en étroite coopération avec les Comités nationaux du Pérou et de la Bolivie et avec le Secrétariat de Paris ; la réunion sur la Protection du patrimoine culturel dans l'Asie du Sud-Est, entreprise conjointe entre l'ASPAC et le Secrétariat de l'ICOM, à laquelle ont participé les Comités internationaux concernés ; enfin, les réunions et ateliers organisés dans le monde arabe en collaboration avec ICOM-Arabe et les Comités nationaux concernés.

Les liens officiels avec l'ICCROM, à Rome, ont été renforcés. L'ICOM continue de travailler en étroite coopération avec l'ICOMOS, l'ICA et l'IFLA dans le cadre du Bouclier bleu, et collabore avec l'UNESCO pour de multiples activités : lutte contre le trafic illicite ; Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé (en particulier le deuxième Protocole) ; programmes de formation du personnel de musée en Egypte et activités en Afrique.

L'avenir de l'ICOM réside dans le partage et la coopération. Dans l'idéal, toutes nos activités futures doivent procéder d'une coopération entre les différents organes de l'ICOM : comités, organes décisionnaires et Secrétariat.

Partage et coopération reposent sur la communication, laquelle est au cœur des préoccupations du Secrétariat. En 2001, nous avons recruté une personne spécialement chargée d'Internet et réorganisé le site Web de l'ICOM. Notre magazine, les Nouvelles de l'ICOM, demeure notre contact permanent avec les membres. Publié quatre fois par an, il apporte une foule d'informations sur les activités de l'ICOM et de ses partenaires. Quant aux Cahiers d'étude produits par les Comités internationaux, ils contribuent au débat théorique instauré au sein de l'Organisation.

Le Secrétariat a fait l'objet d'une réorganisation durant la période triennale. Le nouveau Service de la communication emploie trois personnes. Il est responsable de la communication, des publications et du site Web de l'ICOM. Le Service des activités de programme se compose à présent de deux spécialistes des projets.

L'Organisation a connu un événement important avec la création du Groupe de travail chargé du réexamen et de la réforme de l'ICOM (RTF). Le groupe RTF, constitué en 1999, a produit une série de recommandations et un plan d'action stratégique qui conduiront l'ICOM à un processus de rénovation profonde (voir le rapport plus détaillé figurant dans le présent rapport). Le Secrétariat a énormément contribué aux efforts du groupe RTF en lui fournissant les informations nécessaires.

A l'automne 2000, l'ICOM a réussi à obtenir, en étroite collaboration avec le J. Paul Getty Trust, le droit d'établir le nom de domaine Internet de premier niveau (TLD, Top Level Domain) <.museum>. Ce nouveau nom permettra aux musées d'enregistrer des adresses Internet comportant une identité muséale distincte et, ainsi, aux utilisateurs de l'Internet de pouvoir bénéficier d'une garantie d'authenticité. L'inscription au domaine <.museum> sera réservée aux musées et aux organisations muséales selon la définition établie par l'ICOM. Cette grande nouvelle a été chaleureusement accueillie par la communauté muséale car le nom <.museum> offre toute une série de défis aux musées du monde entier.

Le Secrétariat a été tout particulièrement honoré de la visite du Comité national allemand, à Paris. Cette excellente initiative a non seulement permis de visiter les bureaux de l'ICOM, mais de faire connaissance des membres du Comité national français. Ce fut aussi une immense chance de rencontrer notre Comité national de Yougoslavie, à Belgrade, à un moment où le pays vivait encore isolé du reste du monde. Malgré le boycott et des moyens limités, le comité a travaillé dur pour faire connaître l'ICOM dans le pays. C'est exactement l'état d'esprit qui fait la force de l'ICOM. Savoir que nous ne sommes pas seuls puisque nous partageons une mission commune, voilà ce qui donne à l'ICOM sa puissance à travers le monde.

Partenariat

Les partenaires sont importants pour l'ICOM. Ils l'ont toujours été. L'union fait la force et, par conséquent, les efforts conjugués conduisent à une force conjuguée, et cela au profit de notre patrimoine commun. Certes, les partenaires de l'ICOM poursuivent tous des objectifs divers, mais on trouve beaucoup de parallèles dans les projets descriptifs de chacun et c'est précisément là que la coopération se révèle des plus fructueuses.

UNESCO

L'ICOM entretient une relation de longue date avec l'UNESCO. Le Secrétariat de l'ICOM est logé dans les bureaux de l'UNESCO. Les deux organisations gèrent le Centre d'information UNESCO-ICOM. Depuis 1996, l'ICOM signe un accord-cadre biennal avec l'UNESCO, le troisième datant de l'an 2000. L'ICOM a aidé le Secteur des musées égyptiens dans le cadre de la Campagne internationale menée par l'UNESCO pour établir le Musée de la Nubie, à Assouan, et le Musée national de la Civilisation égyptienne, au Caire. (Pour plus d'informations, voir le rapport sur le Service des activités de programme.) Le Secrétaire général a participé, par oral et par écrit, aux réunions de l'UNESCO sur la protection du patrimoine culturel, les membres du Secrétariat ayant assisté à certaines d'entre elles. Il existe des liens étroits entre la Division du patrimoine culturel de l'UNESCO et l'ICOM ; tous deux se concertent régulièrement. Patrick Boylan a représenté l'ICBS lors de la réunion du deuxième Protocole de la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé. Le Secrétaire général de l'ICOM était également présent. L'ICOM a collaboré, à de multiples occasions, avec l'UNESCO dans le cadre de la lutte contre le trafic illicite.

Comité international du Bouclier bleu (ICBS)

L'ICOM collabore avec le Conseil international des monuments et sites (ICOMOS), avec le Conseil international des archives (ICA) et avec la Fédération internationale des associations des bibliothécaires et des bibliothèques (IFLA) dans le cadre de l'ICBS. (Pour plus d'informations, voir le rapport du Service des activités de programme.)

ICCROM

L'ICOM était représenté dans les réunions administratives de l'ICCROM par le président du Comité international pour la conservation. Pour renforcer les liens qui unissent les deux organisations, le président de l'ICOM a assisté aux réunions de l'ICCROM et un représentant de l'ICCROM a participé aux réunions de notre Conseil exécutif. Le Secrétaire général s'est rendu à l'ICCROM en 2000 pour discuter des possibilités d'activités communes. Le Président et le Secrétaire général ont tous deux rencontré l'ancien et l'actuel Directeur général de l'ICCROM.

AFRICOM

L'ICOM a participé à l'établissement d'AFRICOM en tant qu'organisation pan-africaine indépendante. Après son établissement officiel, AFRICOM est devenu le partenaire de l'ICOM en Afrique, partenariat qui s'est concrétisé par des projets africains. (Pour plus d'informations, voir le rapport du Service des activités de programme.)

J. Paul Getty Trust

L'ICOM et J. Paul Getty Trust ont créé MuseDoma. Cette organisation assumera la gestion et l'administration du nom de domaine (TLD) <.museum>.

La Fondation ICOM

La Fondation a été renouvelée lors de la 84e session du Conseil exécutif en juillet 1995. La Fondation a procédé à l'élection de son bureau en novembre 1995 conformément à ses statuts.

Le bureau est composé comme suit :

Christine Boël (Belgique), présidente
Hubert Landais (France), vice-président
Sylvia Omura-Pestalozzi (Suisse), trésorière
Anton Pestalozzi (Suisse) et Giuseppe Panza di Biumo (Italie) étant nommés membres honoraires.

Ce bureau est toujours en fonction. Depuis la 19e Conférence générale de l'ICOM à Melbourne (Australie), la Fondation a poursuivi son programme de " Bijoux des cinq continents " édités en collaboration avec la Réunion des musées nationaux français (RMN) au double profit de la Fondation ICOM et des musées concernés.

Les profits de ce programme ajoutés à quelques dons ont permis à la Fondation ICOM de mettre 9 000 dollars à la disposition du Comité d'organisation ICOM' 2001 à Barcelone (Espagne).

Par ailleurs, les amis de la Fondation ICOM ont versé directement à l'ICOM 97 626 francs français en 1999, 2000 et 2001.

Enfin, la Fondation ICOM est sur le point de pouvoir enfin faire parvenir au dépôt de la Conservation d'Angkor du Musée national de Phnom Penh les 3 335,17 dollars réunis pour lui.

 

 



 
 
   
Updated: 4 July 2005