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Rapport d'activités 1998-2001



LE CONSEIL EXÉCUTIF

Jacques Perot, Président


Les trois années qui s'achèvent auront certainement marqué la vie de l'ICOM. Sans entrer dans le détail, je souhaiterais souligner les faits importants qui ont rythmé ce triennium.

J'en retiendrai, sur le plan interne, le formidable effort de réflexion et de proposition réalisé par un groupe travail dynamique, efficace et imaginatif ainsi que l'accroissement du nombre de nos membres et la diversité de leur recrutement géographique.

L'effort d'adaptation de notre code de déontologie doit être remarqué. Il est le socle sur lequel s'appuie une politique de lutte contre le trafic illicite des biens culturels, devoir impératif qui a marqué des points dans un combat quotidien, souvent difficile. La place que s'est acquise l'ICOM aux côtés de partenaires importants tels que l'UNESCO, INTERPOL, l'Organisation mondiale des douanes et de nombreuses autres institutions, comme auprès des médias témoigne du rayonnement de notre organisation. Mais le partenariat de l'ICOM ne se limite pas à ce domaine. Mentionnons, à propos du Bouclier bleu, celui avec les ONG sœurs et celui qui nous unit à l'ICCROM. Réjouissons-nous de voir l'aboutissement d'efforts importants de l'ICOM avec la création d'AFRICOM avec lequel des liens étroits ont été mis en place.

Un foyer de compétences avec ses comités, un secrétariat efficace et motivé, une volonté sans faille ont permis de mettre en œuvre une politique, parfois ambitieuse et difficile, mais créative et motivante. Telles sont les caractéristiques d'un triennium dont nous voudrions préciser certaines des étapes.

Des réformes majeures

Le monde change, il évolue et l'ICOM se doit de répondre à cette évolution et aux nombreux défis qui se posent aux musées et aux professionnels de musée. C'est la raison pour laquelle le processus de réforme et de révision, non seulement du mode de fonctionnement de l'organisation, mais également un réexamen de ses missions, s'avérait nécessaire. La création du groupe de réforme de l'ICOM (ICOM-RTF) en est le résultat le plus tangible. Présidé par Bernice Murphy (vice-présidente de l'ICOM), ce groupe de réforme a présenté aux membres un rapport complet destiné à modifier notre structure et à rendre l'organisation plus flexible et plus à même de répondre à la nouvelle donne du monde des musées.

La réflexion sur le devenir de l'organisation dans son ensemble s'est engagée notamment sur ses organes de direction et d'exécution, ses Comités, ainsi que son Secrétariat général. Ce renouvellement est un processus progressif qui a créé une dynamique et largement bénéficié à l'organisation comme l'avaient souhaité les membres de l'Assemblée générale de Melbourne en 1998.

Dans le même temps, l'ICOM a voulu répondre à une préoccupation majeure de ses membres : la déontologie. Une première version révisée du Code de déontologie professionnelle a été présentée aux membres de l'ICOM en juin 1999. Cette révision se poursuit. Une version révisée du Code sera soumise aux membres de l'Assemblée générale de Barcelone, en juillet 2001. Le Comité de déontologie présidé par Geoffrey Lewis (Royaume-Uni) a renouvelé sa composition jusqu'en 2003. Lors d'une réunion extraordinaire tenue en décembre 2000, les membres du Comité consultatif, ont nettement exprimé le souhait que ce Code soit entièrement réécrit durant la période triennale 2001-2004. D'ores et déjà, le Conseil exécutif s'est montré largement favorable à une telle initiative. Depuis quelques années, le monde des professionnels de musée est en pleine mutation. Il semble impossible de ne pas adapter un outil tel que le Code de déontologie aux changements que connaît actuellement le monde des musées et ses professionnels. Ce projet ne pourra que renforcer l'autorité dont l'ICOM fait preuve dans ce domaine.

Dans cette ligne, l'ICOM s'est imposé dans ses efforts pour juguler le trafic illicite des biens culturels. L'organisation a produit une Liste rouge des objets archéologiques africains les plus menacés par le pillage. L'accueil réservé à cette liste a montré la nécessité de mettre en œuvre des outils pratiques de communication pour lutter contre le pillage. De même, nous avons poursuivi la série " Cent objets disparus " consacrée au pillage et publié un quatrième volume sur les objets religieux pillés dans quatre pays d'Europe : la France, la Hongrie, l'Italie et la République tchèque.

Par ailleurs, deux importants ateliers, destinés aux professionnels de musée, aux agents de la police et aux agents des douanes ont été organisés en Tunisie et au Vietnam. Il faut rappeler que l'ICOM a signé deux protocoles d'accord : l'un avec l'Organisation mondiale des douanes et le deuxième avec lnterpol.

Une communication renforcée

L'organisation a également développé de nouvelles activités durant les trois dernières années, notamment dans le domaine de la communication et du tourisme.

Les Nouvelles de l'ICOM ont permis de maintenir un contact privilégié entre notre ONG et ses membres. Cette publication, éditée en anglais, français et espagnol, informe régulièrement les membres des activités de l'organisation et celles de ses partenaires. D'autres moyens d'information ont également fait leur apparition : le réseau Internet se place désormais comme un moyen de communication incontournable pour une organisation internationale. L'ICOM a pris acte de ce changement et s'est donné les moyens de mettre l'accent sur l'utilisation d'Internet pour ses membres et ses partenaires en recrutant une personne chargée du site Web de l'ICOM au sein de son Secrétariat.

L'occasion s'est offerte à l'ICOM de créer sur l'Internet un nouveau nom de domaine pour les musées : " .museum ". Le nom de domaine " .museum " a été retenu par l'ICANN, organisme chargé d'autoriser la création de nouveaux noms de domaine. Cette première victoire n'est pas due au hasard. L'ICOM s'y était préparé et a pu présenter sa candidature en partenariat avec le J. Paul Getty Trust (États-Unis). Toutefois, le travail n'est pas totalement terminé. A l'heure où nous écrivons ce rapport, l'ICANN a retardé sa décision finale et il n'est pas encore possible pour les professionnels de musée d'utiliser le nouveau nom de domaine " .museum ". Il convient cependant de saluer le remarquable travail de préparation qui a été mené par Cary Karp (Suède).

Comment ne pas citer, également, l'important travail qui s'est engagé au sein de notre organisation sur les musées et le tourisme, question essentielle qui a fait l'objet de la remarquable conférence " Musées, patrimoine et tourisme culturel " qui s'est tenue du 21 au 27 mai 2000 à Trujillo (Pérou) et La Paz (Bolivie).

Des activités soutenues

Les activités des Comités internationaux qui ont permis à l'ICOM d'assurer son rôle de " leader " dans différents domaines doivent être soulignées. La Conférence triennale du Comité pour la conservation est un événement majeur dans le monde de la conservation. Celle de Lyon, en 1999, n'est qu'un exemple parmi d'autres. Quant aux Comités nationaux, ils ont pris une part active au développement de l'ICOM : outre le recrutement de nouveaux membres, ils ont organisé un certain nombre d'activités largement bénéfiques à l'organisation.

L'ICOM, on le voit, n'a pu développer son action que grâce à ses membres et nous devons nous réjouir qu'il en ait accru le nombre qui dépasse désormais 16 445 membres actifs (contre 14 406 en 1998). Cela ne va pas sans de lourdes conséquences pour le service des membres du Secrétariat. Mais ce dernier a largement relevé le défi.

Parallèlement, l'ICOM garde toute sa stabilité et continue d'assumer un certain nombre de tâches régulières. La situation financière est positive : un surplus est dégagé à la fin de chaque année grâce à la gestion prudente et sage menée par Piet Pouw, trésorier de l'ICOM, aidé du Secrétaire général. D'importantes levées de fonds ont permis d'organiser les nombreuses actions qui ont été les siennes.

Des partenariats développés

À l'apport de nos membres, il faut ajouter celui des organisations partenaires avec lesquels nous avons souhaité resserrer des liens souvent déjà anciens.

Nombre d'organismes partenaires de l'ICOM contribuent, en effet, à l'efficacité de l'organisation. Les rapports fructueux que l'ICOM entretient avec l'UNESCO ont permis de renouveler l'accord-cadre pour les deux années à venir. Manus Brinkman et moi-même avons rencontré le nouveau Directeur général de l'UNESCO. De nombreuses activités sont prévues. L'ICCROM fait également partie des organisations sœurs, et sa collaboration avec l'ICOM sera renforcée à travers plusieurs projets de coopération notamment le projet Risk Preparedness dont l'objectif principal est de protéger en amont le patrimoine culturel.

Les organisations partenaires du Comité international du Bouclier bleu font partie du quotidien de l'ICOM. Les activités liées au Bouclier bleu se développent et devront se renforcer. A cet égard, l'ICOM a sollicité et encouragé ses Comités nationaux à créer des Comités de liaison du Bouclier bleu. La Belgique, la France et les Pays-Bas sont au nombre des Comités nationaux qui ont répondu à cet appel.

De nombreuses institutions ont travaillé avec l'ICOM durant la période triennale écoulée. L'ICOM considère comme précieux ce partenariat puisque tous ensemble nous œuvrons pour la protection du patrimoine et sa pérennité.

Réjouissons-nous particulièrement, enfin, de l'arrivée d'un nouveau partenaire : le Conseil international des musées africains (AFRICOM). D'aucuns diront qu'AFRICOM est connu depuis longtemps des membres de l'ICOM. Mais cette organisation a pris une autre dimension en devenant à présent l'égale de l'ICOM. J'ai été particulièrement heureux d'assister à Lusaka (Zambie) à la naissance de cette nouvelle organisation dont notre collègue Shaje'a Tshiluila a été élue présidente. C'est désormais une organisation panafricaine indépendante depuis 1999. Récemment, elle s'est établie à Nairobi (Kenya) et dispose d'une directrice et d'un secrétariat. Nous souhaitons que s'instaure avec AFRICOM une collaboration fructueuse dans l'intérêt des musées et des professionnels de musée en Afrique.

La Conférence générale de Barcelone doit marquer une étape importante dans le développement de l'ICOM : renouvellement des missions de l'organisation, adaptation de ses statuts, perspective de nouveaux chantiers dans d'autres régions du monde, en un mot, confirmation du travail déjà accompli grâce à l'énergie de beaucoup de nos membres.

C'est dire que nos efforts ne doivent pas se relâcher et se satisfaire des réalisations des trois dernières années.

 



 
 
   
Updated: 4 July 2005